2026 Outlook

Tendances mondiales des fusions-acquisitions dans le secteur des technologies, médias et télécommunications

Global M&A Industry Trends in Technology, Media & Telecommunications hero image
  • Etude
  • 16 minutes de lecture
  • 16 mars 2026

En 2026, les opérations de fusions-acquisitions dans les secteurs des technologies, médias et télécommunications (TMT) entrent dans une nouvelle phase, portée par l’intensification de la course à l’intelligence artificielle. Les acquisitions, les partenariats et les modes de financement alternatifs sont amenés à se concentrer sur les infrastructures d’IA, les plateformes numériques et les opérateurs télécoms “pure players”.

Le secteur des TMT se réinvente à l’ère de l’IA 

Les puissantes évolutions technologiques en cours, combinées aux changements dans les comportements des consommateurs et des entreprises, redessinent le paysage des transactions dans le secteur des TMT. Elles ouvrent la voie à une accélération des opérations de M&A en 2026, alors que les entreprises se repositionnent dans un environnement toujours plus dynamique et concurrentiel. 

Les dirigeants du secteur des TMT abordent l’année avec la conviction que la prochaine vague de croissance reposera moins sur des gains d’efficacité incrémentaux que sur une réinvention stratégique ambitieuse. Des investissements massifs dans les infrastructures d’IA, l’évolution des usages médias et la recomposition des portefeuilles télécoms et médias appuient le rôle stratégique des opérations de M&A dans cet effort. 

La hausse des investissements dans les capacités de calcul et les data centers redessine les frontières du M&A en TMT. Les entreprises ont recours à des structures de deal et des financements innovants, ainsi qu’à des partenariats entre écosystèmes, pour sécuriser les infrastructures nécessaires à la croissance tirée par l’IA. 

Dans le même temps, les acteurs des médias et du divertissement cherchent à consolider leurs audiences en atteignant une taille critique et en sécurisant des contenus premium, entraînant une consolidation des plateformes. 

Les opérateurs télécoms accélèrent la rationalisation de leurs activités en cédant les actifs non stratégiques et en recentrant leurs investissements sur la fibre et les capacités “edge”. Ces décisions traduisent leur recherche accrue d’efficacité et de clarté stratégique en préparation des exigences de l’ère de l’IA. 

Alors que les capitaux se dirigent de plus en plus vers l’IA, vers les plateformes numériques et vers les réseaux de nouvelle génération, l’activité M&A en TMT devrait s’accélérer en 2026. 

+ 5 000

milliards de dollars d’investissements potentiels dans l’IA

Selon plusieurs estimations externes, entre 5,000 et 8,000 milliards de dollars pourraient être nécessaires au cours des cinq prochaines années pour financer les technologies d’IA et les infrastructures associées (data centers, puces, réseaux, nouvelles capacités énergétiques). 

À titre de comparaison : 

  • la valeur totale mondiale des opérations de M&A en 2025 s’est élevée à environ 3 500 milliards de dollars
  • la borne basse de cette fourchette de dépenses IA équivaut à peu près au montant cumulé des opérations TMT des cinq dernières années

Focus sur l’IA Comment l’IA transforme la nature des deals

L’ampleur des investissements nécessaires dans les infrastructures d’IA ont conduit les entreprises à compléter les acquisitions traditionnelles par des accords de co-entreprises (joint-ventures), des prises de participation minoritaires, des contrats d’achat à long terme (« offtake agreements ») et des partenariats d’infrastructure destinés à soutenir la croissance future et renforcer leur positionnement concurrentiel. 

Au cœur de cette évolution se trouve l’intensité capitalistique de l’IA. L’entraînement des modèles d’IA à grande échelle et leur déploiement en entreprise nécessitent des investissements soutenus dans la capacité de calcul, les data centers et les infrastructures associées.  

En 2025, Microsoft, Amazon et Alphabet ont annoncé des plans d’investissement respectifs d’environ 80 Md$, 100 Md$ et 80 Md$, en grande partie consacrés aux infrastructures liées à l’IA. Les prévisions des analystes anticipent un niveau d’investissement toujours élevé en 2026. À de tels niveaux d’engagement, les entreprises cherchent à optimiser leur allocation du capital pour monter rapidement en échelle tout en préservant la flexibilité de leur bilan. 

Des opérations qui auraient auparavant pris la forme d’acquisitions complètes sont désormais structurées autour de financements d’actifs spécifiques, de co‑investissements ou d’accords de capacité à long terme. Même si ces montages diffèrent des acquisitions classiques, ils poursuivent les mêmes objectifs : sécuriser des capacités critiques et renforcer le positionnement stratégique à long terme. 

On observe ainsi une dynamique d’investissement « circulaire » au sein de l’écosystème IA : les mêmes acteurs interviennent comme développeurs d’infrastructure, clients majeurs et investisseurs. L’investissement dans la puissance de calcul alimente le développement de l’IA, qui génère à son tour de la demande et des revenus, permettant de financer de nouvelles capacités. 

L’annonce par Oracle de l’initiative Stargate, estimée à environ 300 Md$, menée avec OpenAI, illustre cette dynamique : OpenAI fournit une demande long terme via des engagements de capacité pour l’entraînement et l’inférence, tandis qu’Oracle finance des infrastructures data center optimisées pour l’IA. 

L’ampleur de ces programmes a été soutenue par un ensemble élargi et de plus en plus coordonné de fournisseurs de capital. Les fonds souverains jouent un rôle croissant dans le financement d’infrastructures liées à l’IA, apportant des capitaux de long terme alignés avec des objectifs financiers et stratégiques. Mubadala (Abu Dhabi) et sa plateforme IA visent environ 100 Md$ d’investissements dédiés, tandis qu’ADQ a engagé 25 Md$ pour des infrastructures énergétiques et data destinées aux déploiements hyperscale aux États‑Unis. 

Sur le plan géographique, la majorité des investissements annoncés dans les infrastructures IA demeure concentrée aux États‑Unis, reflet de la présence des principaux acteurs technologiques, d’écosystèmes cloud établis et de marchés de capitaux profonds. Si la Chine et d’autres régions continuent d’investir — souvent via des capitaux publics — les États‑Unis restent la zone centrale de l’activité M&A liée à l’IA à grande échelle. 

À horizon 2026, l’activité M&A dans la technologie devrait rester un enjeu stratégique majeur, avec une diversité accrue des structures d’opérations. 

« Nous observons une transition majeure dans le secteur TMT : l’IA ne crée pas seulement de nouvelles opportunités de croissance, elle redistribue la hiérarchie des actifs stratégiques. Les opérations M&A sont amenées à se concentrer de plus en plus sur les entreprises qui combinent contrôle de l’exécution, profondeur métier et capacité d’orchestration technologique. Dans ce contexte, la différenciation ne repose plus uniquement sur la technologie, mais sur la capacité à intégrer l’IA au cœur des processus critiques et à capter durablement la valeur dans la chaîne d’activité. »

Xavier MoninAssocié Deals Strategy, Strategy& France

Principales thématiques M&A en 2026 dans le secteur TMT

La dynamique des retraits de cote (take-private) se poursuit en 2026 

Plusieurs opérations emblématiques de take‑private réalisées en 2025 donnent le ton pour 2026, dont l’acquisition d’Electronic Arts pour 55 milliards de dollars par un consortium soutenu par des fonds souverains et du private equity. 

Dayforce a par ailleurs accepté une offre de take‑private de 12,3 Md$ par Thoma Bravo, et le fournisseur suédois de logiciels SaaS Fortnox est en cours d’acquisition par un consortium mené par EQT et son principal actionnaire, First Kraft. 

Ces opérations montrent que les fonds de private equity et les fonds souverains disposant de liquidités importantes ciblent des plateformes établies qu’ils considèrent comme sous‑valorisées sur les marchés publics.  

En 2026, les opérations de “take‑privates” d’envergure pourraient se poursuivre, les investisseurs financiers recherchant des entreprises matures dotées de revenus récurrents élevés, ou souhaitant se positionner sur des sous‑secteurs en forte croissance du secteur TMT. En privatisant ces sociétés, les nouveaux actionnaires visent à accélérer l’innovation et la croissance, et à déployer des initiatives de création de valeur pluriannuelles à l’abri des contraintes liées aux résultats trimestriels. 

Focus: montée en puissance des médias & divertissement au Moyen‑Orient 

Le Moyen‑Orient devient un acteur majeur des médias et du divertissement, soutenu par des programmes nationaux comme Vision 2030 en Arabie saoudite, qui vise à diversifier l’économie, attirer le secteur privé dans la culture et le divertissement, et positionner le pays comme un hub régional de l’art, des médias, du sport et des loisirs. 

À mesure que le secteur se développe, les investissements et les opérations de M&A s’intensifient : fonds souverains, groupes médias régionaux et plateformes internationales acquièrent des créateurs de contenus, des diffuseurs, des sociétés de gestion d’événements sportifs et détenteurs de droits, afin de bâtir des positions renforcées sur le marché mondial du divertissement. 

La région se rapproche rapidement de son objectif de devenir un hub global pour les événements live, les droits sportifs, le gaming et la distribution digitale. 

Le sport demeure un pilier central de cette stratégie. Les fonds souverains du Moyen‑Orient continuent d’utiliser le sport et les divertissements live comme leviers stratégiques pour stimuler le tourisme et accroître la visibilité internationale. 

Un exemple notable : l’évolution de la Saudi Pro League, passée de recrutements « stars » à une véritable propriété média multi‑plateforme. 

Les transactions récentes illustrent la redistribution des droits de diffusion entre plateformes régionales et internationales, notamment : 

  • la startup Thmanyah, née dans le podcast, qui a obtenu les droits exclusifs de diffusion de la Saudi Pro League et d’autres compétitions
  • la distribution internationale assurée par DAZN+, Canal+, d’autres plateformes digitales, et même le streamer Twitch Zack Nani

Ces dynamiques confirment la transition du Moyen‑Orient vers un écosystème média et divertissement compétitif à l’échelle mondiale. Pour les investisseurs, la combinaison de : 

  • la croissance de la demande
  • l’abondance du capital
  • des politiques publiques favorables
  • et un fort potentiel de consolidation
  • fait de la région une destination de plus en plus attractive pour le M&A. 

Reprise ciblées des IPO  

Les marchés d’introduction en bourse rouvrent progressivement, soutenus par des conditions macroéconomiques plus favorables. Les produits des IPO mondiales ont augmenté de 45 %, passant de 118 Md$ en 2024 à 172 Md$ en 2025, portés par une activité accrue dans les services financiers (dont la fintech) et la technologie. 

Les États‑Unis ont enregistré leur meilleure année d’IPO depuis 2021, tandis que la région Asie‑Pacifique a conservé le plus grand nombre d’introductions en bourse, avec une hausse annuelle des produits supérieure à 50 %. 

Dans ce contexte, la demande des investisseurs apparaît plus forte pour les actifs technologiques offrant une visibilité claire sur la croissance et le passage à l’échelle, en particulier dans : 

  • les semiconducteurs
  • le hardware IA
  • et l’écosystème élargi des data centers, où la demande en infrastructure est structurelle et non cyclique

Les signaux sont visibles sur les marchés américains, où des acteurs des puces IA et de la mémoire préparent leur IPO, et les récents débuts de REITs spécialisés data centers ont affiché une bonne valorisation. 

Cela reflète un regain d’appétit des investisseurs pour les actifs de croissance de haute qualité. 

Avec l’émergence de tendances similaires dans d’autres régions, l’activité IPO — notamment dans la technologie — semble positionnée pour se poursuivre en 2026. 

Tendances mondiales du M&A dans la technologie, les médias et les télécommunications

Le mouvement de « plateformisation » des acteurs de l’infrastructure numérique 

Les stratégies d’intégration verticale, telles que celles menées par des fournisseurs d’infrastructure numérique comme Dell Technologies, NetApp et Supermicro, devraient continuer à structurer le marché en 2026. À mesure que ces entreprises cherchent à renforcer leur contrôle sur leur chaîne de valeur, elles accélèrent leurs investissements dans la construction de plateformes intégrées. Cette consolidation reflète une évolution plus large du secteur, les acteurs combinant leurs capacités afin de proposer des solutions complètes, de bout en bout. 

Par ailleurs, les investisseurs financiers manifestent un intérêt accru pour le secteur, notamment pour les opportunités favorisant l’intégration verticale et la consolidation des chaînes de valeur. Des opérations récentes, telles que l’investissement de 150 millions de dollars de TPG dans Tessolve, illustrent le rôle croissant du capital-investissement et la participation renforcée des sponsors dans l’écosystème de l’infrastructure numérique. Dans l’ensemble, ces dynamiques suggèrent que l’activité M&A pourrait rester soutenue en 2026. 

De l’outsourcing à l’orchestration : les services IT au premier plan 

Alors que les investissements convergent vers la construction de plateformes intégrées, activées par l’IA, les opérations dans les services IT s’accélèrent. Des transactions récentes, comme la fusion à 16 milliards de dollars entre Nippon Telegraph et NTT Data Group, illustrent un basculement de l’externalisation traditionnelle vers l’orchestration d’écosystèmes numériques full-stack. Ces écosystèmes unifient les capacités cloud, data et IA au sein de propositions de valeur cohérentes. 

Les fonds de private equity comme les acquéreurs industriels poursuivent des stratégies de consolidation et d’élargissement de compétences afin de proposer des solutions résilientes et évolutives, avec des revenus récurrents et l’automatisation au cœur du modèle. Dans un contexte de discipline accrue sur les valorisations, la différenciation repose de plus en plus sur la profondeur de l’expertise technique, la maturité IA et la capacité d’intégration chez les clients.

Les acteurs historiques se restructurent pour atteindre taille critique et rentabilité 

L’évolution des attentes des consommateurs accélère la consolidation de l’écosystème du streaming : les plateformes disposant de contenus attractifs et de vastes bibliothèques d’IP sont les mieux positionnées pour fidéliser les abonnés et exercer un pouvoir de prix durable. 

Cette dynamique sous‑tend le processus de vente en cours autour de Warner Bros. Discovery, qui oppose Netflix à Paramount Skydance. 

Au‑delà d’un gain d’échelle, l’acquéreur final prendrait le contrôle de l’un des studios les plus emblématiques d’Hollywood et pourrait monétiser une propriété intellectuelle mondialement reconnue dans l’ensemble de l’écosystème du divertissement. 

Le sport comme pierre angulaire de la stratégie de contenus 

Le sport s’impose comme l’une des catégories de contenus les plus résilientes et les plus stratégiques, offrant une expérience live et un engagement fort à un moment où les consommateurs privilégient davantage les expériences que les biens. 

La demande pour les événements sportifs premium et les contenus associés continue de progresser. Les plateformes capables de monétiser ces événements via les abonnements, la publicité, le merchandising et sont les mieux positionnées pour capter de la valeur sur le long terme. 

Dans un paysage de contenus de plus en plus saturé, le sport représente non seulement une IP premium, mais aussi un terrain stratégique pour la fidélisation des audiences, l’optimisation du rendement publicitaire et le renforcement des marques. 

Cette dynamique attire un intérêt croissant des investisseurs — tant dans l’acquisition d’équipes que dans la consolidation des droits ou l’innovation dans la distribution. On observe notamment : 

  • des opérations comme le deal des Los Angeles Lakers, 
  • une montée de l’intérêt du private equity pour les conférences de football universitaire. 

L’implication accrue des investisseurs du Moyen‑Orient devrait amplifier encore la demande mondiale pour les actifs sportifs premium, renforçant le rôle du sport comme actif stratégique clé — et un segment où le dealflow devrait rester soutenu en 2026. 

L’influence croissante des créateurs de contenus dans le marketing 

L’évolution des profils consommateurs favorise une transition vers les ambassadeurs de marque et les campagnes menées par des créateurs. 

L’ère où les célébrités de premier plan promouvaient tout type de produits laisse place à une nouvelle génération qui s’appuie fortement sur les recommandations de leurs créateurs et influenceurs favoris. 

Les marques réagissent en réallouant leurs budgets marketing vers les plateformes sociales, les canaux pilotés par les créateurs, ce qui accélère une transformation plus large de l’influence et de la création de valeur. 

Cette évolution stimule l’activité M&A, en particulier au niveau des agences. 

Les agences dotées de réseaux solides de créateurs et d’influenceurs deviennent des cibles attractives, permettant aux acteurs historiques du talent management et de la publicité d’étendre leur portée auprès de ces nouveaux segments consommateurs. 

Parallèlement, les marques jouent un rôle plus actif dans la création de contenus, en s’intégrant directement dans les concepts et les récits. 

Les placements de produits traditionnels cèdent la place à des campagnes plus élaborées et intégrées, tissées directement dans la trame narrative.

Deux forces redéfinissent le prochain chapitre du secteur des télécommunications : l’essor du modèle de telco « puretone » et la montée en puissance rapide des réseaux pour répondre à la demande de l’ère de l’IA. 

Ces dynamiques, que nous avions évoquées dans notre perspective semestrielle 2025, se sont depuis accélérées et resteront au cœur des opérations M&A dans les télécoms en 2026. 

L’essor du modèle de telco « puretone » 

Les opérateurs télécoms restructurent leurs portefeuilles pour se recentrer sur leurs actifs et modèles économiques cœur, en séparant les couches d’infrastructure (data centers, tours, fibre) des activités retail afin de créer un modèle « puretone » optimisant la performance et attirant des capitaux spécialisés. Cette tendance s’est accélérée en 2025, notamment en Europe, en raison de la fragmentation des marchés et du chevauchement des infrastructures. Les opérateurs ont multiplié les carve-outs ciblés et les modèles de partenariat, éloignant progressivement le secteur des conglomérats verticalement intégrés. 

En avril 2025, TIM a annoncé la cession de son activité de câbles sous-marins Sparkle pour 700 millions d’euros (~815 millions de dollars) au ministère italien de l’Économie et des Finances et à Retelit. Cette opération fait suite à la vente en 2024 de son activité NetCo à KKR, dans le cadre d’un recentrage sur les télécommunications domestiques et les services. De même, en octobre 2025, Cellnex a cédé ses actifs de data centers edge en France (Towerlink France) à Vauban Infrastructure Partners, reflétant sa concentration stratégique sur les tours et les infrastructures sans fil. En Allemagne, Deutsche Telekom poursuit l’optimisation de ses actifs fibre via des joint ventures et de nouveaux partenariats open access, notamment avec Deutsche GigaNetz, permettant aux verticales infrastructure, wholesale et retail de se développer via des plateformes dédiées plutôt qu’au sein d’un modèle totalement intégré. 

Collectivement, ces mouvements favorisent l’efficacité du capital, la flexibilité bilancielle et le réinvestissement dans des domaines émergents tels que le cloud, les infrastructures liées à l’IA et la connectivité entreprise. Il en résulte un nouvel archétype de telco : plus léger en actifs, fondé sur des partenariats et stratégiquement recentré, coexistant avec des propriétaires d’infrastructures et des plateformes cofinancées dans une structure de marché plus diversifiée. En 2026, ce modèle « puretone » continuera de transformer les opérateurs télécoms, d’opérateurs de réseaux en orchestrateurs d’écosystèmes d’infrastructures numériques, en phase avec les exigences des réseaux de l’ère de l’IA. 

Accélération des réseaux pour l’ère de l’IA 

La hausse du trafic de données, des charges de travail liées à l’IA et des besoins en connectivité des entreprises pousse les opérateurs à moderniser rapidement leurs réseaux. Les transactions récentes illustrent une évolution vers des écosystèmes d’infrastructures évolutifs et haute performance, où spectre, fibre et actifs edge sont consolidés afin de soutenir l’innovation rapide et la compétitivité nationale. 

Aux États-Unis, l’acquisition proposée par AT&T de licences de spectre auprès d’EchoStar (annoncée en août 2025), l’acquisition d’USCellular par T-Mobile (finalisée en août 2025) ainsi que la joint venture Metronet entre KKR et T-Mobile (finalisée en juillet 2025) reflètent des initiatives visant à étendre la couverture, densifier les réseaux et favoriser la convergence 5G–fibre. Ces opérations relèvent moins d’un simple ajustement bilanciel que de la construction de l’échelle, de la couverture et des fondations technologiques nécessaires à la connectivité de l’ère de l’IA et à la différenciation durable des services. 

Perspectives M&A TMT pour 2026 

La réinvention activée par l’IA, l’évolution des comportements des consommateurs et des entreprises, ainsi que la restructuration des portefeuilles télécoms et médias redéfinissent en 2026 les secteurs de la technologie, des médias et des télécommunications, et la manière dont les entreprises utilisent le M&A pour se différencier. À mesure que la convergence des plateformes et les infrastructures numériques deviennent des sources d’avantage stratégique, les organisations réévaluent les capacités à développer en interne, à acquérir ou à accéder via des partenariats. Celles qui priorisent activement l’IA, modernisent leurs architectures technologiques, repensent l’engagement des audiences et opèrent des choix clairs en matière de propriété et de partenariats seront les mieux positionnées pour réussir. Les leaders TMT qui agiront avec détermination — par des acquisitions, des partenariats ou des réallocations de portefeuille — seront les mieux placés pour capter la dynamique d’un secteur à l’aube de son prochain chapitre. 

Perspectives M&A pour la technologie, les médias et les télécommunications en 2026

La réinvention portée par l’IA, l’évolution des comportements consommateurs et entreprises, ainsi que la restructuration des portefeuilles télécoms et médias redéfinissent en 2026 la manière dont les entreprises des secteurs technologie, médias et télécommunications utilisent le M&A pour rester compétitives. 

À mesure que la convergence des plateformes et les infrastructures digitales deviennent des sources d’avantage stratégique, les organisations réévaluent les capacités à : 

  • développer en interne
  • acquérir
  • ou sécuriser via des partenariats

Les entreprises qui font de l’IA une priorité, modernisent leurs stacks technologiques, repensent l’engagement des audiences et prennent des décisions d’investissement et de partenariat structurées seront les mieux placées pour réussir. 

Les leaders du TMT qui agissent avec détermination — via des acquisitions, des partenariats ou un réalignement de portefeuille — seront les mieux positionnés pour capter la dynamique d’un secteur à l’aube de son prochain chapitre. 

Nos analyses des tendances M&A s’appuient sur des données issues de sources reconnues dans l’industrie, ainsi que sur les travaux de recherche et d’analyse indépendants de PwC. Certaines données ont pu être ajustées pour être alignées sur les classifications sectorielles de PwC. 

Tous les montants sont exprimés en dollars américains. Les megadeals sont définies comme des transactions d’une valeur supérieure à 5 Md$. 

Les données globales relatives à la valeur et au volume des transactions dans la technologie, les médias et les télécommunications citées dans cette publication reposent sur les opérations officiellement annoncées, à l’exclusion des transactions rumeurs ou abandonnées, telles que fournies par le London Stock Exchange Group (LSEG). Les données sont arrêtées au 31 décembre 2025 et ont été consultées entre le 1er et le 8 janvier 2026. Le chiffre 2025e correspond à une estimation PwC visant à améliorer la comparabilité annuelle en ajustant les données de décembre 2025 pour tenir compte d’un délai de reporting. 2025e ne constitue pas une prévision PwC. Certains totaux peuvent ne pas correspondre exactement en raison des arrondis. 

Les données sur les émissions d’IPO mondiales proviennent de S&P Global Market Intelligence LLC, arrêtées au 31 décembre 2025 et consultées le 16 janvier 2026. 

Les estimations externes relatives aux besoins futurs d’investissement dans les technologies d’IA et les infrastructures associées proviennent d’une variété de sources, notamment : 

le BlackRock 2026 Investment Outlook daté du 2 décembre 2025, 

et l’article de KKR, Investment Insights, publié en novembre 2025, consulté le 12 janvier 2026. 

Barry Jaber est le responsable mondial des opérations M&A dans les secteurs technologie et télécommunications chez PwC, et un praticien senior au sein de Strategy&, la branche de conseil en stratégie de PwC. Il est associé chez PwC UK. 

Bart Spiegel est le responsable mondial du secteur divertissement et médias chez PwC, et associé M&A chez PwC US. 

Les auteurs remercient les collègues suivants, issus du réseau mondial PwC et Strategy&, pour leurs contributions et leurs éclairages ayant nourri cette analyse : Abhishek Abhishek, Brian Burns, Charles Chang, Florian Gröne, Justin Ingram, Alessandro Maglione, Victor Myers, Andy Ogrins, Caleb Park, Alistair Philpott, David Samuel, Alex Schmitt, Meredith Strong et Nina Venkatesh. 

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Associé Transaction Services, PwC France et Maghreb

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Associé au sein des activités Deals, PwC France et Maghreb

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Associé, Leader, Strategy& France et Maghreb

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Associé, Deals Strategy, Strategy& France et Maghreb

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