2026 Outlook

Tendances et perspectives mondiales pour le secteur de la Santé

Global M&A Industry Trends in Health Industries hero image
  • Etude
  • 11 minutes de lecture
  • 16 mars 2026

Les acteurs du M&A dans les industries de la santé cherchent à renforcer leur résilience, sécuriser des capacités-clés et se repositionner pour la croissance attendue. En 2026, l’activité M&A devrait être stimulée par une innovation plus dérisquée, un renforcement des apports technologiques, une évolution des modèles de financement et enfin une « consumérisation » progressive des soins. 

Accélérer la transformation dans les soins, la science et le traitement des données 

Les dealmakers des industries de la santé abordent 2026 avec une confiance renouvelée et un fort sentiment d’urgence stratégique. Après deux années marquées par une volatilité macroéconomique et une incertitude réglementaire, nous anticipons une accélération — plutôt qu’une stabilisation — à venir dans le marché des fusions‑acquisitions de la Santé. 

Quatre forces structureront ce paysage du M&A de la Santé en 2026 : 

  • La quête de résilience, avec des acheteurs privilégiant les actifs dotés d’innovations de haute qualité, de données robustes, de flux de trésorerie récurrents et de marges solides. 
  • La création de valeur et la préparation à la cession, les acteurs industriels comme les investisseurs financiers préparant leurs actifs pour des fenêtres de sortie susceptibles de se rouvrir rapidement. 
  • Des soins centrés sur le patient et facilités par la technologie, où les données, l’automatisation et l’IA vont redéfinir les modalités, les lieux et les acteurs des prestations de soins. 
  • Un rééquilibrage mondial de l’innovation, avec la Chine et d’autres pôles émergents de recherche intensifiant leurs moyens et remettant en question la domination historique des États‑Unis et de l’Europe. 

De ce fait, les investisseurs abordent 2026 avec un appétit renouvelé pour les transactions. L’année dernière a été marquée par un « triple choc » du M&A — tarifs douaniers, pressions sur les prix des médicaments et évolutions réglementaires — qui a orienté les acheteurs vers des opérations plus ciblées, avec notamment celles permettant de combler des lacunes critiques dans les pipelines de produits. À mesure que l’année 2026 va s’écouler, les leaders des industries de la santé devraient entreprendre des mouvements plus ambitieux pour repositionner leurs portefeuilles dans un contexte où chaque maillon de la chaîne de valeur — de la découverte de molécules à la prestation des soins — est en pleine redéfinition. 

1000 Mds

D’ici 2035, plus de 1 000 milliards de dollars de dépenses mondiales de santé devraient être réalloués vers la prévention, les soins personnalisés, les soins à domicile et les écosystèmes numériques, créant de nouveaux gisements de valeur dans tous ces sous-secteurs.

Source : PwC — From breaking point to breakthrough: the $1 trillion opportunity to reinvent healthcare report, 2025

Les opérations de M&A constituent la manière la plus rapide et la plus efficace pour les acteurs de la Santé de moderniser leurs opérations, d’accélérer l’innovation scientifique et digitale, et de construire les capacités nécessaires à des modèles de soins fondés sur la prévention, la personnalisation et la prise en charge en tout lieu. Les transactions M&A qui se distingueront seront celles reposant sur des données différenciantes, une innovation fondée sur des données probantes, une productivité renforcée par l’IA et des trajectoires claires de création de valeur à long terme. Dans un environnement d’innovation plus concurrentiel et globalisé, les entreprises qui agiront tôt et avec conviction seront les mieux placées pour participer à cette transformation majeure du secteur de la santé. 

Les gagnants seront ceux qui se positionneront en avance sur les processus de M&A, qui reconfigureront leurs portefeuilles avec une forte discipline stratégique et qui intègreront des gains d’efficacité basés sur l’IA dans la R&D, dans le développement clinique et dans leurs opérations. 

« En 2026, les transactions les plus performantes seront celles qui cherchent à façonner l’avenir du système de santé, en construisant un modèle plus résilient, plus technologique, plus accessible et plus centré sur le patient. »

Jaymal Patel,Global Health Industries Deals Leader, PwC UK

Focus sur la Chine Le M&A en Pharma/Sciences de la vie se tourne vers l’Est

La Chine redessine la carte mondiale de l’innovation dans l’industrie pharmaceutique. Elle représente désormais environ un tiers des essais cliniques mondiaux, dépassant l’Europe dans plusieurs aires thérapeutiques, et devenant également le deuxième développeur de nouveaux médicaments au monde après les États‑Unis. 

Des évolutions réglementaires redéfinissent les règles du jeu de l’innovation 

Les réformes réglementaires ont accéléré les délais d’approbation et réduit les coûts de R&D, permettant aux biotechs chinoises de passer de la découverte de molécules aux essais cliniques à un rythme inégalé dans de nombreux marchés matures. L’ampleur de la population de patients disponibles facilite par ailleurs un recrutement plus rapide et une collecte de données élargie. 

Par ailleurs, l’incertitude réglementaire aux États‑Unis crée des frictions dans les parcours traditionnels de développement, poussant les groupes pharmaceutiques internationaux à se tourner vers la Chine pour des partenariats, des accords de licence et des opportunités de co‑développement susceptibles de combler des lacunes critiques dans leurs pipelines de produits, et d’offrir un développement clinique plus rapide et rentable. 

Les modèles de transactions transfrontalières ouvrent l’accès à l’innovation chinoise 

Ces dynamiques incitent les groupes pharmaceutiques occidentaux à rechercher un accès à l’innovation issue de Chine, alimentant une hausse des opérations structurées autour de deux modèles complémentaires : les accords traditionnels de licence‑out et les structures de type NewCo. 

Dans le modèle license‑out, les biotechs chinoises concèdent des droits de co‑développement ou de commercialisation dans d’autres marchés, permettant aux grands groupes internationaux d’avancer sur les phases de fin de développement, tandis que la biotech chinoise d’origine conserve la valeur amont. 

L’accord de licence signé entre Pfizer et 3SBio — comprenant un paiement upfront de 1,25 Md$, et jusqu’à 4,8 Md$ de paiements milestones pour une immunothérapie bispécifique PD‑1/VEGF — illustre l’ampleur et la maturité des actifs chinois désormais recherchés à l’échelle mondiale. 

Parallèlement, la structure NewCo gagne également en popularité comme une voie alternative pour un développement global de produits pharma. 

Dans ce modèle, les biotechs chinoises transfèrent des actifs dans une entité nouvellement capitalisée aux côtés d’investisseurs internationaux, facilitant un développement mondial tout en préservant leur potentiel de création de valeur domestique. 

La cession par Hengrui Pharma de son inhibiteur de la myosine cardiaque HRS‑1893 (Phase 3) à la biotech américaine Braveheart Bio illustre le fonctionnement du modèle NewCo : Hengrui conserve les droits sur la Chine, tout en sécurisant un paiement upfront, des milestones et des royalties, tandis que Braveheart Bio obtient les droits exclusifs de développement et commercialisation du produit hors Chine, pour bâtir une franchise spécialisée dans les maladies cardiovasculaires. 

Le graphique ci‑dessous illustre les tendances récentes en matière de licences-out  (“outbound”) de médicaments en Chine, en mettant en évidence à la fois le nombre d’opérations et les paiements initiaux. 

 

Note: Veuillez consulter la section « À propos des données » pour plus d'informations.
Source: Pharmcube (药药魔方) Base de données mondiale sur les médicaments innovants NextPharma®

En 2025, l’activité de licences-out (“outbound licensing”) sur des médicaments innovants en Chine a atteint des niveaux record : 135,6 Mds $ de valeur totale de transactions, 7.0 Mds $ de paiements initiaux (upfront) et 157 opérations. 

L’utilisation des modèles NewCo est passée de six transactions en 2024 à neuf en 2025. 

Transformer l’avance chinoise en innovation en un succès transactionnel 

À mesure que l’innovation se mondialise, la Chine s’impose comme un hub central du dealmaking en Pharma/Sciences de la vie, combinant vitesse, échelle et capacités scientifiques désormais difficiles à reproduire ailleurs. 

Pour les dealmakers, réussir un partenariat avec des biotechs chinoises nécessitera d’avoir une approche structurée, d’être capable de naviguer dans la complexité réglementaire transfrontalière, de renforcer la protection des données et de la propriété intellectuelle, et d’utiliser des schémas transactionnels innovants permettant d’équilibrer les risques tout en préservant une certaine flexibilité stratégique. 

Thèmes clés du M&A dans les industries de la santé en 2026

Les investisseurs se tournent vers des actifs offrant des flux de trésorerie résilients et récurrents, afin de se protéger contre l’incertitude liée aux mécanismes de remboursement, aux risques géopolitiques et à la volatilité des taux d’intérêt. 

Les industries de la santé doivent continuer à composer avec des règles de paiement et de remboursement en pleine évolution, avec la variabilité des financements publics, et enfin avec des environnements réglementaires en mutation. 

Dans ce contexte, des plateformes à faible volatilité — produits génériques établis, groupes hospitaliers spécialisés, plateformes de soins post‑aigus, réseaux de soins ambulatoires — attirent une attention croissante des investisseurs en raison de leur stabilité et de la prévisibilité de leurs volumes d’activité. 

L’intérêt des investisseurs pour le marché de la santé au travail et du bien‑être en entreprise illustre bien ces tendances, avec des financements des soins qui se déplacent progressivement de l’État vers les employeurs, sous l’effet combiné d’une demande croissante des consommateurs et d’une pression accrue sur les budgets publics. La consolidation de ce secteur est d’ailleurs déjà engagée dans les marchés développés. 

L’acquisition envisagée par CapVest de STADA, un acteur allemand de la santé grand public, des produits génériques et de produits spécialisés, illustre l’appétit persistant des investisseurs pour des actifs résilients avec des profils de demande stables — soutenus par des médicaments essentiels et des produits de santé grand public moins sensibles aux variations de remboursement. 

On observe des dynamiques similaires dans les services de santé : les modèles de prise en charge des personnes âgées et les réseaux de soins ambulatoires à revenus récurrents continuent d’attirer à la fois acheteurs stratégiques et investisseurs financiers. 

Les fenêtres de sortie resteront relativement étroites en 2026, limitées par la volatilité des valorisations boursières, l’appétit sélectif des acheteurs et les incertitudes persistantes en matière réglementaire, tarifaire et macroéconomique. 

Néanmoins, avec le retour progressif de la confiance chez les émetteurs et les investisseurs, les marchés d’IPO devraient graduellement offrir davantage d’opportunités de sortie pour les entreprises du secteur de la santé — en particulier dans des segments tels que les soins augmentés par l’IA, les plateformes digitales et le medtech, où l’intérêt des sponsors et des investisseurs crossover s’est renforcé. 

L’introduction en bourse de Medline au Nasdaq à la mi‑décembre 2025, avec une levée de 7,26 Mds $ dans la plus grande IPO lancée depuis près de cinq ans, en est une illustration. 

Le secteur des biotechs demeure toutefois contrasté : si les marchés ont tendance à s’ouvrir à nouveau pour des actifs en phase avancée, riches en données et dérisqués, les biotechs opérant sur des phases plus amont restent contraintes dans leur accès au financement. 

Compte tenu de ces dynamiques, de nombreux vendeurs pourraient privilégier des processus dual‑track, explorant simultanément une IPO et une cession à un industriel ou à un investisseur financier afin de préserver leurs options et maximiser leurs chances de succès. 

Ces tendances contraignent les sociétés à être préparées au mieux avant le lancement du processus de cession, avec un accent particulier sur la construction d’un récit de croissance historique structuré et fondé sur des preuves, et de création de valeur clair pour l’avenir. 

À mesure que davantage d’investisseurs financiers approchent de la fin de leurs périodes de détention, nous anticipons un flux soutenu de désinvestissements et de transactions secondaires. 

Parmi les premiers exemples figurent l’acquisition (8,9 Mds $) envisagée par Thermo Fisher de Clario, un fournisseur d’analyses de données d’essais cliniques contrôlé par un investisseur financier, ainsi que l’offre (21 Mds $) d’Abbott visant Exact Sciences, un acteur du dépistage et du diagnostic en oncologie. 

En considérant 2026 et au‑delà, de nombreux actifs devraient arriver sur le marché avec des trajectoires opérationnels renforcés, des données plus lisibles et des feuilles de route technologiques plus explicites — donnant davantage de confiance aux investisseurs, que ce soit dans une perspective d’IPO, une sortie stratégique ou une transaction pilotée par un investisseur financier. 

Les nouvelles attentes des consommateurs font évoluer les industries de la santé, avec des patients exigeant des soins plus pratiques, plus orientés vers la prévention et mobilisant des technologies plus innovantes et performantes. 

Les plateformes capables d’offrir des services tels que des soins primaires « virtual‑first », des diagnostics à domicile, la télésurveillance des patients ou encore des écosystèmes de bien‑être devraient bénéficier de valorisations premium. 

Des opérations récentes — comme l’acquisition de VirtuOx, société spécialisée dans les diagnostics virtuels, par Resmed, ou celle de la société de santé digitale Xealth par Samsung — illustrent l’accélération des acheteurs vers des plateformes virtuelles et « care‑anywhere ». 

Parallèlement, les thérapies GLP‑1 continuent d’influencer les dynamiques de demande dans les acteurs de la biopharma, de la nutrition, de la distribution et des soins chroniques. 

La forte concurrence autour de Metsera, finalement acquise par Pfizer en novembre 2025, souligne l’urgence avec laquelle les acheteurs cherchent à sécuriser ces traitements de nouvelle génération contre l’obésité et les maladies métaboliques. 

Les effets d’entraînement s’étendent au‑delà de l’obésité pour toucher les autres maladies cardiométaboliques, la stéatohépatite non alcoolique (NASH) et le soutien en matière de santé comportementale. 

Ces effets attirent également l’intérêt des acteurs du medtech, de la santé digitale et de la distribution. Les acheteurs stratégiques se positionnent également sur l’ensemble de la chaîne de valeur des GLP‑1 — capacité de production, technologies de formulation, mécanismes d’administration — dans un marché ou la demande continue de dépasser l’offre. 

À mesure que le comportement des consommateurs évolue et que les marchés thérapeutiques se transforment, les investisseurs privilégient des plateformes combinant un fort engagement, une personnalisation fondée sur le traitement de donnée, et des trajectoires claires de croissance axée sur la valeur.  

Ces facteurs resteront centraux pour les valorisations et la dynamique transactionnelle en 2026. 

Les grands laboratoires pharmaceutiques continuent de subir des pertes d’exclusivité significatives, renforçant la pression pour alimenter leurs pipelines avec des actifs présentant des données différenciantes, des parcours réglementaires clairs et une préparation commerciale anticipée. 

En conséquence, les acheteurs concentrent leurs efforts sur des produits assimilés à une innovation considérée comme plus « dérisquée », reposant en particulier sur une biologie démontrée, des résultats d’essais cliniques solides et des procédures d’approbation bien définies.  Les radiopharmaceutiques, les thérapies à base d’ARN, les médicaments cardiométaboliques, l’immunologie, les vaccins et les antibody‑drug conjugates (ADC) figurent parmi les zones les plus actives des transactions en Biopharma. 

Les acheteurs s’intéressent également à des entreprises cibles ayant investi de façon sélective dans des plateforme émergentes : conception d’essais assistée par IA, imagerie de nouvelle génération, intégration de preuves obtenues dans la pratique médicale (real‑world evidence), ou encore workflows de sécurité autonomes. 

Des opérations récentes — acquisition d’Avidity Biosciences par Novartis pour 12 Mds $, rachat de Verona Pharma par Merck pour 10 Mds $, acquisition de 89bio par Roche pour 3,5 Mds $, ou encore celle de Dynavax par Sanofi pour 2,2 Mds $ — illustrent la taille et l’ambition des transactions attendues en 2026.  

Les transactions internationales s’accélèrent, dans un contexte ou l’innovation, les talents et les flux de capitaux se globalisent également. Cette dynamique est alimentée par les besoins croissants de systèmes de santé de grands pays très peuplés, toujours en quête de soins de meilleure qualité, et à des coûts plus accessibles, ainsi que par la nécessité de fournir plus efficacement ces marchés. 

Comme mentionné précédemment, l’écosystème biopharma chinois est en rapide progression et continue de d’influer sur les pipelines mondiaux. L’Inde devient dès lors une priorité stratégique pour les acteurs industriels et ceux du private equity. 

En Inde, l’intérêt des investisseurs s’est concentré de plus en plus sur les plateformes hospitalières — comme l’acquisition par KKR de la chaîne de centres d’oncologie Healthcare Global Enterprises — mais aussi sur des réseaux spécialisés générant des économies d’échelle, et des acteurs complexes du CDMO, qui soutiennent la diversification mondiale des chaînes d’approvisionnement dans le cadre des stratégies « China+One ». 

L’Inde bénéficie d’une infrastructure de santé digitale très évoluée, qui permet de constituer des workflows cliniques riches en données, soutenus par l’IA, et ce, à grande échelle — un atout clé pour les partenaires internationaux cherchant efficacité opérationnelle, chaînes logistiques optimisées et accès à de vastes bassins de patients. 

Comme indiqué précédemment également, à mesure que l’innovation se mondialise, de nouveaux schémas de partenariat — licences, co‑développement, modèles NewCo — ouvrent de nouvelles voies de collaboration internationale. 

Ces dynamiques élargissent le champ des opportunités pour les investisseurs tout en renforçant le rôle croissant de l’Asie comme moteur du M&A mondial dans la biopharma et les services de santé. 

Les entreprises du medtech continuent de recentrer leurs portefeuilles en cédant des actifs à faible croissance ou non stratégiques et en réinvestissant dans des catégories à plus forte croissance. 

En 2025, l’annonce faite par Becton Dickinson de la vente de son activité de bioprocédés avancés et de certains actifs de diagnostic à Waters Corporation, pour environ 17,5 Mds $, illustre clairement cette tendance. 

Des mouvements similaires sont en cours dans l’ensemble du secteur, notamment des carve‑outs dans le diabète, la chirurgie et la surveillance des patients, à mesure que les entreprises concentrent leurs efforts sur des plateformes plus concentrées. 

Les investisseurs financiers sont toujours très actifs dans les MedTech, et en particulier dans les carve-out corporates, ou ces opérations visent à dégager des gains d’efficacité opérationnelle et technologiques. Bon nombre de ces actifs disposent de fondamentaux solides, mais une plus grande autonomie permet  

  • d’établir une stratégie plus lisible
  • d’allouer le capital de façon plus ciblée
  • et d’accélérer le développement pour atteindre leur plein potentiel

Les technologies de nouvelle génération — robotique, imagerie assistée par IA, capteurs, dispositifs à domicile — constituent un pilier essentiel des stratégies de long terme impliquant des modèles de prévention et de « care‑anywhere ». 

Les acquéreurs medtech privilégient les cibles qui apportent non seulement une technologie différenciante, mais aussi la contribution de la data, de solutions logiciels et de services qui impliquent des revenus récurrents, une fidélisation accrue, et une intégration plus profonde dans les parcours de soins. 

À mesure que l’optimisation des portefeuilles se poursuit et que les technologies de nouvelle génération changent d’échelle, nous anticipons une activité M&A medtech soutenue en 2026. 

Perspectives M&A en 2026 pour les industries de la santé

En 2026, le M&A devrait être un catalyseur de transformation des modèles économiques, permettant aux dirigeants de renforcer leurs capacités digitales, d’accélérer leur capacité d’innovation et de se repositionner vers des modèles de soins centrés sur le consommateur. 

Les transactions M&A devraient être le moteur des transformations des business models à travers tous les sous-secteurs de la Santé, et en particulier biopharma, medtech, services de santé et santé digitale. 

Les partenariats internationaux devraient jouer un rôle encore plus crucial. À mesure que les modèles économiques évoluent, les désinvestissements viendront compléter les acquisitions. 

Dans un contexte d’IA de plus en plus mature, l’utilisation intensive des données dans les phases de diligence, d’intégration, et de création de valeur va devenir un facteur déterminant. 

L’impératif est clair : anticiper, définir des stratégies claires, et participer aux grandes transformations visant à la constitution d’un système de santé piloté par la prévention et activé par l’IA. 

Nos commentaires sur les tendances M&A s’appuient sur des données provenant de sources reconnues du secteur ainsi que sur les recherches et analyses indépendantes de PwC. Certaines données sources ont pu être ajustées afin d’être alignées sur les classifications sectorielles utilisées par PwC. Tous les montants sont exprimés en dollars américains. Les megadeals sont définis comme des transactions d’une valeur supérieure à 5 milliards de dollars. 

Les données relatives à la valeur et au volume des transactions M&A dans les industries mondiales de la santé, mentionnées dans cette publication, reposent sur les opérations officiellement annoncées, à l’exclusion des rumeurs et des opérations annulées, telles que communiquées par le London Stock Exchange Group (LSEG). 

Les données sont arrêtées au 31 décembre 2025 et ont été constituées entre le 1ᵉʳ et le 8 janvier 2026. Le chiffre 2025e correspond à une estimation PwC visant à améliorer la comparabilité d’une année sur l’autre, en ajustant les données de décembre 2025 pour tenir compte du retard de reporting. 2025e ne constitue pas une prévision PwC. Les chiffres peuvent ne pas correspondre exactement en raison des arrondis. Les données relatives au volume et à la valeur des transactions outbound sur les médicaments innovants en Chine proviennent de la base de données Pharmcube (医药魔方) – NextPharma® Global Innovative Drug Database. Les données sont arrêtées au 31 décembre 2025 et ont été constituées le 6 janvier 2026. 

Jaymal Patel est responsable mondial du M&A dans les industries de la santé chez PwC et associé au sein de PwC UK. 

L’auteur souhaite remercier les collaborateurs suivants, issus du réseau mondial de PwC et Strategy&, pour leurs contributions et leurs analyses ayant enrichi cette perspective : Stephen Aherne, Issy Corbett, Philip Dykstra, Suzanne Ellis, Roel van den Akker, Jonathan Williams et Jia Xu. 

Un remerciement particulier à Mike Proppe et Nina Bühler, de l’équipe M&A des industries de la santé de PwC, pour leurs contributions. 

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Laure Châtillon

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Associée, Valuation & Business Modelling, Health Deals leader, PwC France et Maghreb

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Associé Transaction Services, PwC France et Maghreb

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Associé, Transaction Services, PwC France et Maghreb

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