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Quand le digital s’essaime dans les prés

Lorsque l’on vous dit que la transformation digitale touche tous les secteurs, on mesure nos mots puisqu’elle porte ses fruits jusque dans nos champs ! Selon notre récente étude sur la digitalisation des coopératives agricoles en France et dans le monde, près de 50% d’entre elles considèrent le digital comme une révolution pour leur secteur alors que l’autre moitié y voit une source d’optimisation de leurs processus incroyable. En somme, c’est le grand engouement.

Si tous les acteurs agricoles s’accordent sur l’impact positif et révolutionnaire du numérique dans leur secteur, la transition se fait progressivement grâce notamment à l’apparition de start-up innovantes qui tentent d’inscrire dans les usages des coopératives de nouvelles pratiques grâce aux technologies de pointe qui se démocratisent à vitesse grand V. Un changement qui s’appuie principalement sur 4 domaines clés. 

Le Big Data encore et toujours la porte d’entrée de la digitalisation 

Le Big Data est sur toutes les lèvres et pour cause, il est souvent le premier pas vers une digitalisation réussie. Le monde agricole et les coopératives n’y font pas exception puisque 90% d’entre elles collectent, stockent et exploitent déjà des données pour mieux conseiller leurs adhérents. Mieux comprendre son environnement, ajuster ses besoins mais aussi être en capacité d’anticiper (maladies, pannes, irrigation, nutriments…), autant de possibilité offertes aux agriculteurs à la seule condition d’être capables d’interpréter ces nouvelles données. Et c’est notamment ici qu’entrent en jeu les acteurs de la donnée. Ainsi, pour près de 60% des coopératives interrogées, l’exploitation de ces dernières reste complexe et problématique, particulièrement pour leur application dans une logique prédictive.

Des objets connectés au service des agriculteurs

Pour que les coopératives récoltent de la data, il est nécessaire qu’elles s’appuient sur des technologies derniers cris capables de les collecter. Des satellites aux GPS, en passant par tous types de capteurs ou autres objets connectés, avec ces nouveaux outils l’agriculteur du XXIème siècle voit son quotidien évoluer et tendre vers l’agriculture de précision ou la smart agriculture pour les intimes. Une révolution win/win qui incite les agriculteurs et les coopératives à adopter de nouvelles pratiques et ouvre en parallèle de nouveaux marchés pour les industries de pointe. A la clé : une meilleure connaissance de leurs parcelles, une réduction de leur consommation en ressources naturelles mais également en pesticides et produits nocifs pour l’environnement, sans oublier l’optimisation des semis.

La capacité de répondre aux nouvelles exigences des consommateurs

Les scandales sanitaires sont depuis quelques années récurrents et de plus en plus importants. Les consommateurs exigent de plus en plus de transparence quant aux produits qu’ils consomment. Une évolution des attentes et des besoins à laquelle les coopératives sont aujourd’hui capables de répondre grâce à des systèmes de tracking (traçabilité de la logistique) et de tracing (traçabilité du produit) affinés. Une nouvelle maîtrise de la chaine de logistique qui représente un atout clé pour les infrastructures et marques agro-alimentaires. Si bien qu’aujourd’hui, 50% des coopératives agricoles disent réfléchir à une approche de la gestion de la traçabilité plus poussée encore, allant de la fourche à l’assiette.

« A l’ère du digital, l’ensemble des données enregistrées au cours du processus de production et de transformation permettent d’alimenter un système de traçabilité beaucoup plus fin et d’assurer une meilleure maîtrise de la chaîne logistique, source de création de valeur. »

Baptiste Bannier, Directeur spécialiste du secteur agrobusiness chez PwC

La dématérialisation au profit du collaboratif

Pan non négligeable de cette digitalisation de nos prés : la dématérialisation des échanges au profit du collaboratif, recherchée par près de 70% des coopératives agricoles. Qu’il s’agisse des échanges entre ces dernières et leurs adhérents, leurs collaborateurs ou même leurs clients, le digital facilite les relations entre les différents acteurs de la chaîne coopérative, leur ouvrant ainsi de nouvelles perspectives de communication et de gestion de leur image.

Le numérique impacte donc durablement les coopératives et plus globalement le monde agricole, laissant le champ libre pour de nombreuses opportunités technologiques, business et environnementales. Si les impacts environnementaux et business devraient rapidement se faire sentir, l’appropriation du digital dans les champs soulève également des perspectives quant à l’emploi au sein des coopératives. A terme, elles devront en effet se doter d’une équipe aux compétences propres au digital avec des méthodes de travail adaptées.

Seule zone grise dans les verts pâturages : il n’existe pas aujourd’hui de législation homogène entre les différents pays. Aussi, un cadre juridique devra être créé, notamment en France, pour protéger ces données à forte valeur ajoutée.

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Jean-David Benassouli

Jean-David Benassouli

Associé responsable de l’activité Data Analytics et Intelligence Artificielle, PwC France et Maghreb

Tel : +33 1 56 57 72 49

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