Dans un monde en perpétuelle accélération, il est essentiel de considérer les évolutions tout en prenant du recul, et de porter un regard à long terme sur certaines actualités. Dans cette dynamique, les dirigeants ont confiance dans les perspectives de l’économie mondiale. Les conflits géopolitiques ne semblent pas altérer l’optimisme des CEO. Et en particulier celui des chefs d’entreprise français : ils sont seulement 15 % à considérer les tensions internationales comme un risque important, ce qui montre une certaine prise de recul entre l’actualité et les évolutions géopolitiques de fond. En effet, s’ils prévoient des investissements à l’étranger, ils ciblent en priorité les États-Unis (42 %). Viennent ensuite l’Allemagne (19 %), le Royaume-Uni puis la Chine et l’Espagne (9 %).
Pour s’attaquer à ces nouveaux marchés internationaux, les chefs d’entreprise choisissent notamment de réaliser des acquisitions.
« Les transactions permettent aux entreprises de gagner du temps dans la conquête de nouvelles géographies, la pénétration de nouveaux métiers et/ou l'amélioration de leur efficacité via l'acquisition de briques technologiques. Ces opérations sont cruciales pour que l’entreprise réussisse à se développer sur des nouveaux segments de marché, surtout à l’international. Cela permet aussi d’enrichir le portefeuille d’offres nouvelles, dans un environnement en rapide évolution. »
Dans le contexte actuel, les investissements aux États-Unis (42 % des intentions en 2025) sont au centre de l’attention des dirigeants français. Si l’élection de Donald Trump n’était pas encore entérinée en octobre dernier lors la diffusion de l’enquête, elle était déjà largement intégrée dans les pressentiments de la plupart des chefs d’entreprise.
Les chefs d’entreprise français ne sont pas les seuls à privilégier les USA et à délaisser la Chine. L’empire du Milieu n’est plus sur le podium des pays avec des perspectives de croissance pour les CEO internationaux : il ne recueille que 9 % contre 21 % en 2024 des intentions d’investissement.
Stéphane Salustro rappelle : « Les acteurs du M&A qui réussiront seront ceux qui montreront une capacité à naviguer à travers les incertitudes géopolitiques ».
La transformation de l’entreprise est indispensable : 68 % des dirigeants français considèrent que sans évolution, leur modèle actuel ne sera plus viable dans 10 ans. Cette nécessité de se réformer progresse puisqu’elle était de 45 % en 2023. Pour accélérer cette réinvention, en tenant compte des réglementation et des technologies, le M&A fait partie des solutions les plus pertinentes. La majorité des chefs d’entreprise interrogés parient sur cette solution pour diversifier et réinventer rapidement leur business.
« Le temps est l’ennemi de la valeur », indique Stéphane Salustro. Dans un monde économique en constante mutation, les CEO doivent être particulièrement attentifs aux évolutions de leur secteur et réagir rapidement pour saisir les bonnes opportunités.
« Dans un monde où tout va de plus en plus vite, c’est au pas de charge qu’il faut mener ce changement. Et le recours aux fusions et acquisitions associe vitesse et efficacité » selon Stéphane Salustro.
Les fusions et acquisitions représentent une réponse pertinente, non seulement pour consolider son portefeuille, mais aussi pour se développer sur de nouveaux marchés.
L’acquisition de la société de financement d’équipements SGEF par le Groupe BPCE permet à BPCE Lease de devenir un leader du leasing de biens d’équipement en Europe (hors automobile).
« Ce choix d’une opération d’acquisition répond aussi à la volonté du groupe BPCE d’avoir un impact positif au bénéfice des entreprises et de l’économie réelle. Et réaffirme la force et la vertu du M&A pour atteindre rapidement plusieurs objectifs. »
Les fusions et acquisitions demeurent un levier stratégique essentiel pour les entreprises qui souhaitant accélérer leur croissance, notamment internationale, et diversifier leurs activités. Les tendances relevées par la nouvelle édition de la Global M&A Industry Trends montrent que la taille moyenne des opérations en 2024 a augmenté de 11 %, notamment grâce à la hausse du nombre de transactions de plus de 1 milliard de dollars.