Intelligence artificielle ou comment penser les compétences de demain ?

Sans se concentrer sur le terrain unique de la robotique, l’Intelligence Artificielle (IA) est désormais une composante essentielle de la stratégie des entreprises : aujourd’hui avec les algorithmes, demain avec de l’IA autonome capable de prendre des décisions plus complexes. De ce fait, la question de l’intelligence artificielle, de l’automatisation et de la gestion future des talents est une priorité pour les dirigeants du monde entier.

Parmi les nombreuses sources d’inquiétude que ces derniers identifient pour 2018, on trouve :

  • l’instabilité géopolitique
  • la pénurie de talents
  • la rapidité des changements technologiques

Derrière l’identification de ces deux derniers risques se trouve d’abord une question de survie de l’entreprise :

"Serai-je capable de m’adapter suffisamment vite pour répondre de manière agile à mon environnement ?"

Un questionnement qui soulève des problématiques techniques, organisationnelles mais surtout humaines. La moitié des dirigeants européens trouve qu’il est plutôt difficile voire très difficile de recruter des talents digitaux, et plus de 50 % d’entre eux repensent l’organisation de leurs fonctions ressources humaines.

« La moitié des dirigeants européens trouve qu’il est plutôt difficile voire très difficile de recruter des talents digitaux, et plus de 50 % d’entre eux repensent l’organisation de leurs fonctions ressources humaines. »

Frédéric Petibon, Associé People & Organization PwC France

L’imbrication de l’humain et de la technologie se reflète aussi au sein du grand public : 37 % des personnes interrogées se déclarent inquiets quant aux effets de l’automatisation sur leur poste.

A court et moyen terme, les développements de l’intelligence artificielle seront plus susceptibles de transformer certaines tâches que des métiers tout entiers. Ce bouleversement nécessite de repenser les actions, les gestes...mais aussi le rôle des personnes.

Par exemple, à moyen terme, un avocat pourrait être assisté d’une assistance artificielle qui identifiera au préalable les chances de réussite d’une action judiciaire, ou qui réalisera les recherches de jurisprudence à sa place, ce qui transformera sa façon d’appréhender chacune de ses missions. Enfin, il ne faut surtout pas négliger la création de nouveaux métiers et compétences induites par les nouvelles technologies.

Quelle qu’en soit l’ampleur, la future recomposition des tâches existantes ou restant à inventer nécessite de repenser la relation de chaque collaborateur avec l’ensemble de ses interlocuteurs, clients comme collègues.

Repenser la formation et l’apprentissage

La technologie a fait évoluer le concept même d’apprentissage, qui se transforme radicalement. D’une logique de formation planifiée, où les participants participent à une session dans une salle, à des logiques multiples d’apprentissage, via le management, les tuteurs, ou encore l’auto apprentissage via les MOOC en ligne, la formation s’est démultipliée. Elle se pense désormais à plusieurs niveaux et de façon continue. L’idée clé de cette nouvelle vague de formation est de rendre le collaborateur pleinement acteur de son développement.

Un nouvel enjeu qui requiert moins de planifier et de contrôler le suivi des formations, et davantage de distiller les bonnes informations et de fournir les bonnes opportunités, le tout dans un environnement où l’urgence des projets et la variété des modes d’interactions peuvent conduire justement à une saturation de l’information.

Dans un tel contexte, le rôle des managers revêt une importance capitale. Cela nécessite de faire évoluer leur posture pour dédier une partie de leur temps au transfert des connaissances, à l’accompagnement de leurs collaborateurs.

Anticiper l’émergence de nouveaux métiers

Si l’automatisation va indéniablement reconfigurer le quotidien de nombreuses personnes à moyen et long terme, l’intelligence artificielle et les technologies de manière plus large vont également être à l’origine de nouvelles façon d’interagir, voire du développement de nouveaux métiers.

Or, au regard de la rapidité des transformations à l’oeuvre dans les entreprises, et la multiplication de nouveaux modes de management, de structures, d’organisations, anticiper cette question s’avère primordial.

Certains gouvernements abordent déjà la question de l’impact futur des technologies sur leur écosystème économique et politique, comme la Suède, qui a mis en place un Ministère du futur pour réfléchir à l’action publique de demain.

Au sein des entreprises aussi, cette réflexion doit s’incarner concrètement par des groupes de travail pratiques, pour soutenir l’innovation et les talents.

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