Les entreprises les plus avancées en IA affichent +163 % de productivité et +52 % d’augmentation des effectifs depuis 2018

  • Communiqué de presse
  • 16 juin 2026
  • Au niveau mondial, les entreprises leaders dans l’utilisation de l’IA affichent une croissance moyenne de la productivité du travail de 163 % depuis 2018, soit près de cinq fois supérieure à celle du reste du marché 
  • Le nombre d’offres d’emploi requérant des compétences en IA progressent près de huit fois plus vite que le reste du marché de l’emploi : + 69 % depuis 2019, contre + 8,6 % pour l’ensemble du marché 
  • Les postes juniors exposés à l’IA sont sept fois plus susceptibles d’exiger des compétences traditionnellement associées à des profils seniors marquant une transformation profonde du marché de l’emploi 
  • En France, les recrutements liés à l’IA poursuivent leur progression avec + 13 000 offres supplémentaires en 2025 
  • La prime salariale associée aux compétences en IA atteint désormais 62 % en moyenne à l’échelle mondiale  

En France, les recrutements liés à l’intelligence artificielle (IA) poursuivent leur progression en 2025 avec +13 000 offres supplémentaires par rapport à l’année précédente, portant leur part à 1,3 % des offres d’emploi totales. Une dynamique encore limitée en volume, mais en hausse continue. 

À l’échelle mondiale, la trajectoire est beaucoup plus marquée. Les entreprises les plus avancées dans l’utilisation de l’IA affichent une hausse de productivité du travail de +163 % depuis 2018, selon la troisième édition du Baromètre mondial de l’emploi en IA 2026 de PwC. Dans le même temps, les entreprises les moins exposées progressent nettement moins vite, confirmant une polarisation croissante des performances économiques. 

Un marché du travail mondial qui se recompose rapidement autour des compétences IA 

La diffusion de l’IA transforme en profondeur la structure de l’emploi. Les métiers nécessitant des compétences en IA progressent +69 % depuis 2019, soit près de huit fois plus vite que l’ensemble du marché de l’emploi (+8,6 %). 

Cette accélération s’accompagne d’une évolution qualitative du contenu des postes. Les emplois les plus exposés à l’IA sont désormais sept fois plus susceptibles d’exiger des compétences traditionnellement associées à des profils expérimentés, comme le leadership, la prise de décision, la créativité ou les interactions humaines. Cette tendance illustre un glissement : l’IA automatise certaines tâches d’entrée de gamme tout en renforçant la valeur des compétences dites “humaines” plus tôt dans les parcours professionnels. 

Cette recomposition s’accompagne d’une forte revalorisation économique : la prime salariale associée aux compétences en IA atteint 62 % en moyenne mondiale en 2025, contre 57 % en 2024, et peut dépasser +100 % dans certains secteurs fortement digitalisés. 

Des entreprises de plus en plus divergentes en matière de productivité et d’emploi 

L’écart ne se limite pas aux métiers : il est également très net entre entreprises. 

Les 20 % d’entreprises les plus performantes dans l’adoption de l’IA atteignent +163 % de productivité depuis 2018, soit environ cinq fois plus que le reste du marché. Ce différentiel s’est accentué au cours des dernières années, traduisant un effet d’accumulation des gains liés à l’IA. 

Contrairement à une idée reçue, cette montée en puissance ne s’accompagne pas d’un ralentissement de l’emploi : les entreprises les plus exposées affichent une croissance des effectifs de +52 % contre +36 % pour les moins exposées, confirmant que l’IA agit davantage comme un levier d’expansion que de substitution. 

« Les entreprises les plus avancées utilisent l’IA pour amplifier l’expertise humaine et accélérer la création de valeur, ce qui leur permet de creuser un écart durable avec le reste du marché, à la fois en productivité et en capacité de recrutement », observe Olivier Dupont, Associé chez PwC France et Maghreb

La France dans la dynamique mondiale : diffusion rapide mais concentration sectorielle forte

En France, la diffusion de l’IA s’accélère mais reste inégalement répartie selon les secteurs.

Le secteur de l’énergie et des ressources concentre 20,5 % des offres d’emploi liées à l’IA, suivis par l’industrie manufacturière (17 %). À l’inverse, les services financiers (3,5 %) et le secteur public (1 %) restent significativement moins exposés.

Le secteur des technologies, médias et télécommunications (TMT) apparaît comme le plus dynamique, avec à la fois une forte intensité de recrutement et les niveaux de primes salariales les plus élevés, atteignant jusqu’à +43 % en moyenne.

Sur la période récente, les recrutements liés à l’IA ont progressé de manière continue, avec une hausse de +13 000 offres en 2025 par rapport à 2024, après plusieurs années de croissance soutenue. Toutefois, cette dynamique reste concentrée : l’IA représente encore une part limitée du marché global de l’emploi, mais sa croissance est nettement supérieure à celle de l’ensemble des recrutements.

On observe également une bascule dans la nature des postes : les rôles « utilisateurs » de l’IA progressent de +10,6 % en 2025, tandis que les rôles de développement reculent légèrement (-0,6 %). Cette évolution confirme que l’adoption de l’IA en France est d’abord tirée par l’intégration dans les métiers existants plutôt que par la création de nouveaux profils techniques.

Une transformation structurelle du travail et des compétences 

À l’échelle mondiale comme en France, l’IA accélère une recomposition profonde du marché du travail, marquée par trois tendances : importance de plus en plus structurante des compétences humaines complexes, accélération de la transformation des métiers, et polarisation entre entreprises leaders et suiveuses. 

Les données indiquent que les métiers les plus exposés à l’IA évoluent plus vite que les autres : ils requièrent davantage de nouvelles compétences, et ils se sont continuellement transformés entre 2019 et 2025. 

« L’IA modifie en profondeur la relation entre expérience et expertise : elle automatise une partie des apprentissages traditionnels tout en renforçant la valeur des compétences humaines comme le jugement, la pensée critique, la créativité et le leadership, qui deviennent essentielles plus tôt dans les parcours professionnels. Les entreprises doivent adapter leurs modèles de développement des talents à cette nouvelle réalité », conclut Olivier Dupont, Associé chez PwC France et Maghreb. 

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Les entreprises les plus avancées en IA affichent +163 % de productivité et +52 % d’augmentation des effectifs depuis 2018

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L’édition 2026 de l’AI Jobs Barometer de PwC s’appuie sur l’analyse de plus d’un milliard d’offres d’emploi à travers 27 pays et territoires. Ce baromètre croise des données à grande échelle issues du marché du travail, des performances financières des entreprises et des tâches associées aux métiers, afin de mieux comprendre comment l’intelligence artificielle transforme les emplois, les compétences, les niveaux de rémunération et la productivité à l’échelle mondiale. 

Cette édition intègre également un éclairage spécifique sur les postes en début de carrière, en examinant notamment l’évolution des compétences requises dans les métiers les plus exposés à l’IA. 

L’intégralité du rapport, ainsi que la méthodologie détaillée et les principaux enseignements, sont disponibles sur le site de PwC. 

PwC aide les organisations de toutes tailles et de tous secteurs d’activité à créer de la confiance, se réinventer et se démarquer dans un monde complexe. Ses services de conseil, d’audit et d’expertise juridique et fiscale conjuguent avancées technologiques et savoir-faire pluridisciplinaires pour accompagner et accélérer la transformation durable des entreprises. PwC compte 6 900 collaborateurs en France et au Maghreb, au sein d’un réseau de plus de 364 000 personnes dans 135 pays.

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Priscille Holler

Priscille Holler

Responsable des Relations Médias, PwC France et Maghreb

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