La part des transactions transfrontalières demeure plus élevée en Allemagne qu’en France en 2025, avec 61 % des opérations réalisées avec des investisseurs étrangers en Allemagne, contre 55 % en France. Les dynamiques sont cependant inverses, avec une hausse progressive en France et un repli en Allemagne depuis 2022.
« L’attractivité de l’Allemagne pour les investisseurs étrangers a souffert de la récession économique en 2023 et 2024 et de la faible reprise de la croissance en 2025 (+ 0,2 % de croissance du PIB attendue selon Destatis). Néanmoins, la formation d’une coalition politique au printemps 2025, les mesures fiscales visant à stimuler l’investissement privé et la mise en place d’un fonds de 500 milliards d’euros dédié aux infrastructures et à la défense ont contribué au maintien de l’attractivité de l’Allemagne. Dans ce contexte, la proportion d’investisseurs étrangers en Allemagne se maintient à un niveau supérieur à celui observé en France. »
Au classement des pays investissant le plus en France, l’Allemagne gagne une place et passe à la 3ème position avec 89 transactions portant sur des cibles françaises en 2025, derrière le Royaume-Uni et les États-Unis.
Au classement des pays investissant le plus en Allemagne, la France gagne une place et passe à la 3ème position avec 152 transactions portant sur des cibles allemandes en 2025, un nombre de transactions inégalé depuis 2008.
En 2025, près de la moitié des transactions sont réalisées dans les secteurs IT et industriels, illustrant le rôle structurant de ces filières dans la relation économique entre les deux pays.
La reprise du M&A franco-allemand est portée par plusieurs facteurs : un effet de rattrapage des transactions différées, une détente progressive des conditions de financement, une normalisation des valorisations, ainsi que le retour d’opérations de grande envergure et un pipeline de cessions plus actif.