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Hopes and fears 2021

Compétences digitales, inclusivité et flexibilité : le point de vue de 32 500 salariés

En France, 72 % des salariés sont prêts à acquérir des compétences nouvelles pour maintenir leur employabilité future, voire à se reformer complètement. Ce qui fait écho avec les attentes des entreprises aujourd’hui. La crise sanitaire a accéléré le travail à distance et va donc impacter à long terme les organisations, qui devront opter pour une hybridation entre présentiel et distanciel.

Evolution des modes de travail en France et dans le monde

Plus globalement à l’échelle mondiale, 80 % des salariés sont confiants sur leurs capacités d'adaptation aux nouvelles technologies au sein de leur environnement de travail. Il reste néanmoins des points à améliorer en matière d’inclusion et de lutte contre les discriminations. La moitié des salariés dans le monde déclare avoir manqué des opportunités de carrière en raison de discriminations.

Menée auprès de 32 500 salariés dans 19 pays, l’étude Hopes and Fears 2021 met en évidence l’évolution des modes de travail, l’impact des nouvelles technologies et les attentes des collaborateurs en matière de montée en compétences et d’inclusion. Découvrez ci-dessous les résultats de l'étude en France, mis en perspective avec les grandes tendances mondiales.  

montée en compétences

Nouvelles technologies : les Français, parmi les moins confiants dans l’avenir du travail

personnes devant un ordinateur



50 % des 18-24 ans pensent que les avancées technologiques pourraient rendre leur emploi obsolète dans les 5 prochaines années.


Sur le long terme, les Français semblent plus inquiets au sujet de leur avenir que dans les autres pays. 46 % sont inquiets par rapport à l’avenir du travail, contre 35 % en moyenne dans le monde. Les femmes étant plus inquiètes (51 %) que les hommes (42 %).

Les Français sont plus mitigés face à l’apport d’opportunités par les nouvelles technologies (59 %) que le reste du monde (64 %). Ils semblent confiants dans leur capacité à s’adapter aux nouvelles technologies dans leur travail (72 %), même si 60 % s’inquiètent que l’automatisation mette beaucoup d'emplois en risque. En effet, 53 % pensent que l’emploi traditionnel aura disparu dans le futur (contre 48 % dans le monde).

Hybridation entre distanciel et présentiel : une nouvelle façon de travailler

Sans surprise, le travail à distance persistera après la pandémie. En France, parmi ceux qui peuvent travailler à distance, 73 % préfèrent un mix de travail au bureau et à distance. Tandis que 14 % seulement déclarent vouloir retourner à plein temps dans leur environnement de travail traditionnel.

Le travail à domicile ne doit cependant pas être limité aux emplois professionnels et citadins. A l'échelle mondiale, 43 % des travailleurs ayant une activité manuelle et 45 % des travailleurs semi-qualifiés affirment qu'ils sont en mesure d'effectuer une partie de leur travail à distance. En zones métropolitaines, 66 % sont plus susceptibles d'occuper des postes permettant le travail à distance (contre 44 % en zones rurales).

Outils technologiques : contrôler les performances au travail à distance

Le travail s’étant immiscé dans la sphère privée, cela pose de nouvelles questions telles que le contrôle des performances à distance. 35 % des travailleurs français accepteraient que leur employeur utilise des outils technologiques pour contrôler leur performance au travail, tels que les capteurs et les dispositifs portables. Et 29 % iraient jusqu’à accepter de donner à leur employeur l'accès à leurs données personnelles, notamment à leurs profils sur les médias sociaux.

travail à distance



46 % des salariés français jugent que certaines de leurs activités peuvent être réalisées à distance.


« Alors que le monde continue d'être confronté à une crise sanitaire et à l'incertitude économique, les salariés sont de plus en plus exigeants à l'égard des entreprises et ils attendent de leurs employeurs qu'ils apportent une contribution positive à la société. »

Pierre-Antoine Balu, Associé responsable des activités de conseil People & Organisation chez PwC France et Maghreb

Créer un environnement inclusif : encore du chemin à faire pour les organisations

Alors que 29 % des salariés français affirment que leurs compétences digitales se sont améliorées pendant la crise, l’accès aux opportunités de carrière et de formation est encore inégal.

Discrimination au travail : des disparités dans la montée en compétences

Un salarié français sur quatre (41 %) déclare avoir manqué des opportunités de carrière en raison de discriminations, ce qui les a empêchés de bénéficier d'une promotion professionnelle ou d'une formation. Des opportunités manquées en raison de leur origine ethnique et de discriminations fondées sur la classe sociale, les diplômés de l'enseignement supérieur, les qualifications plus élevées, l'âge et le genre. La discrimination liée à l‘âge étant la plus fréquente.

L’enquête révèle des disparités dans la montée en compétences (upskilling). Les opportunités de formation se concentrent sur ceux qui ont déjà un haut niveau de compétences (46 %), des pourcentages visibles dans des secteurs comme le commerce de détail (25 %) ou les transports (20 %), contre 42 % dans le secteur bancaire.

groupe de collaborateurs



17 % des salariés français estiment avoir déjà été victimes de discrimination en raison de leur âge.


Développer les compétences de demain : une préoccupation partagée

Personnes lisant un livre



28 % estiment qu'ils n'avaient pas les compétences digitales adéquates au début de la pandémie.


Alors que 72 % des travailleurs français sont prêts à acquérir des compétences nouvelles, voire à se re-former complètement pour maintenir leur employabilité future, 29 % ne reçoivent aucune opportunité de la part de leur employeur pour développer leurs compétences digitales en dehors de leur activité.

Des compétences digitales acquises grâce à la crise sanitaire

La crise sanitaire a accéléré l’adoption de compétences digitales, qui restent freinée par le manque d’accès aux technologies. 29 % des travailleurs français estiment avoir acquis de nouvelles compétences digitales pendant la pandémie. 48 % déclarent, quant à eux, que leur capacité à développer de nouvelles compétences a été limitée par un manque d’accès aux technologies (matériel ou infrastructures telles que la wifi).

L’enquête révèle également que les travailleurs se tournent vers les ressources en ligne pour leurs apprentissages (avec près de 23 %) et ont acquis de nouvelles compétences grâce à des ressources en ligne gratuites (vidéos online, podcasts et e-learning).


Les bureaux de demain : upskilling, télétravail et recherche de sens

L’étude Hopes and Fears 2021 soulève quelques perspectives encourageantes.

En France, 72 % des CEO sont préoccupés par la disponibilité des compétences clés au sein de leur entreprise, ce qui est en parfaite adéquation avec la demande des salariés de se former. Ils sont près de 72 % à vouloir acquérir de nouvelles compétences ou à se former complètement. Quant aux compétences entrepreneuriales, 49 % des personnes interrogées s'attachent à les développer et souhaitent créer leur propre entreprise.

La crise sanitaire a renforcé le télétravail au sein des organisations et aujourd’hui, plus d’un tiers des salariés (37 %) opteraient pour un cadre de travail à moitié physique et à moitié virtuel.

La recherche de sens au travail, élément important de l'étude, est en nette croissance de la part des collaborateurs. 75 % préfèrent une entreprise ayant une "contribution positive à la société".

Méthodologie

Entre janvier et février 2021, PwC a mené l’étude Hopes and Fears 2021 auprès de 32 517 personnes. Les personnes interrogées comprenaient des salariés, des chefs d'entreprises, des salariés contractuels, des étudiants, des chômeurs à la recherche d'un emploi et des personnes en congés ou temporairement licenciées, issus de 19 pays : Australie, Canada, Chine, France, Allemagne, Inde, Japon, Koweït, Malaisie, Pays-Bas, Pologne, Qatar, Arabie saoudite, Singapour, Afrique du Sud, Espagne, Émirats Arabes Unis, Royaume-Uni et États-Unis.

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Pierre-Antoine Balu

Pierre-Antoine Balu

Associé People and Organisation, PwC France et Maghreb

Tel : +33 1 56 57 89 74

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