Pilotage économique de la DSI : vers un modèle de financement à l’usage

Selon notre enquête sur le pilotage économique de la DSI, la majorité des DSI a pour premier objectif stratégique la maîtrise et le pilotage des coûts de son département. Comment répondre à cet objectif ambitieux ? D’une part à travers un meilleur pilotage des coûts - comme nous l’avons évoqué précédemment – mais également à travers le mode de financement choisi.

Notre étude met en avant deux modèles de financement distincts qui peuvent parfois coexister au sein des organisations : dans près d’un tiers des DSI interrogées, ces deux modèles cohabitent dans un même groupe.

Le modèle d’allocation

Ce premier modèle consiste à définir une clef d’allocation où chaque entité cliente de la DSI finance une partie du budget de cette dernière. Cette clef d’allocation est définie de manière arbitraire en se basant sur un indicateur de taille comme le chiffre d’affaires, le nombre d’ETP ou encore la masse salariale.  Il suppose que plus l’entité est importante, plus elle consomme de l’informatique et donc plus elle se doit de financer la DSI.
Ainsi, plus de la moitié des DSI interrogées sont financées sur ce modèle, soit en définissant un budget global, soit en réallouant ses coûts via des clefs de répartition.
Lorsque les prestations refacturées sont mutualisées entre plusieurs entités, ce modèle présente le désavantage de ne pas donner de justification à la facturation. Il est donc parfois difficile pour les DSI d’expliquer certains coûts de ce type.
En revanche, lorsqu’il n’y a pas de refacturation, « les Métiers n’ont pas d’intérêt à challenger le budget de la DSI car ils ne sont pas directement impactés », comme le souligne une DSI du secteur de l’industrie interrogée dans le cadre de notre étude.
Dans les deux cas, les Métiers sont relativement peu sensibilisés à leur consommation en SI car ils n’en voient pas l’impact financier direct.

Le modèle de refacturation à l’usage

Le second modèle est celui de la refacturation à l’usage. Dans ce mode, il est mis généralement en place un GIE Informatique qui « vend » ses prestations informatiques. Les Métiers décident du budget informatique en consommant les services informatiques mis à leur disposition, et donc de ce qu’ils considèrent comme étant créateur de valeur. C’est à la DSI de s’adapter pour répondre aux besoins de ses clients. Ce modèle concerne seulement 18% des DSI interrogées, mais est en plein essor.

« La facturation à l’usage permet de sensibiliser les clients à leur consommation de services et ainsi d’influer sur les usages, par exemple en privilégiant les solutions standardisées, ce qui doit permettre de mieux maîtriser les coûts. Selon une DSI que nous avons interrogé, la refacturation téléphonique directe aux Métiers lui a permis de faire baisser ses factures de 40%. »

Gilbert Grenié, Associé responsable des activités de conseil aux DSI chez PwC

S’il est préférable d’aller vers un modèle de facturation à l’usage afin de mettre en place un cercle vertueux d’amélioration de la création de valeur de la DSI et des services informatiques, ce modèle nécessite une forte préparation avec des processus matures et industrialisés. Le coût de cette mise en œuvre peut être lourd. Il peut parfois être souhaitable de rester sur des clefs d’allocation si la DSI n’a pas atteint une taille critique ou encore une dépense informatique qui n’est pas jugée comme conséquente par la Direction Générale.

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