Blockchain

Promesses et limites d’une révolution annoncée

Au fil de ces 7 courtes années, la technologie Blockchain a convaincu jusqu’aux plus sceptiques de sa capacité à tenir la formidable promesse inhérente à l’écriture de son code informatique : permettre à quiconque d’enregistrer de manière ultrasécurisée les transactions passées entre des particuliers ou des entreprises ne se connaissant pas, sans intermédiaires, sur un réseau d’ordinateurs indépendant de tout contrôle centralisé.

« The trust machine », la machine à confiance. Ainsi titrait, à la Une d’un dossier sur la blockchain, l’hebdomadaire « The Economist » en octobre 2015. Soit 7 ans après la naissance du bitcoin, la cryptomonnaie qui a mis la technologie blockchain sous les feux de la rampe. Il a donc fallu 7 ans pour transformer une obscure cryptomonnaie en une technologie attirant les regards d’un nombre toujours croissant d’industries, de la finance au transport maritime, en passant par la certification des diplômes universitaires.

“The trust machine”. La machine à confiance.

Ainsi titrait l’hebdomadaire “The Economist”, à la Une d’un dossier sur la blockchain publié en octobre 2015. Soit 7 ans après la naissance du bitcoin, la cryptomonnaie qui a mis la technologie blockchain sous les feux de la rampe. Il a donc fallu 7 ans pour transformer une obscure cryptomonnaie en une technologie attirant les regards d’un nombre toujours croissant d’industries, de la finance au transport maritime, en passant par la certification des diplômes universitaires.

 

“The trust machine”. La machine à confiance.

Ainsi titrait l’hebdomadaire “The Economist”, à la Une d’un dossier sur la blockchain publié en octobre 2015. Soit 7 ans après la naissance du bitcoin, la cryptomonnaie qui a mis la technologie blockchain sous les feux de la rampe. Il a donc fallu 7 ans pour transformer une obscure cryptomonnaie en une technologie attirant les regards d’un nombre toujours croissant d’industries, de la finance au transport maritime, en passant par la certification des diplômes universitaires.

 

Bitcoin fut, initialement, une réponse à la crise de 2008 - une crise systémique, crise de confiance en les institutions financières.- Les développeurs qui ont posé les premières « briques » de son code informatique ont, d’emblée, visé à développer un système ouvert, transparent, hautement sécurisé, apte à se passer d’intermédiaire. Ils voyaient juste.

Les banques ont ouvert la voie

Sans surprise, ce sont les banques qui, les premières, ont investi dans cette technologie. Les plus avancées aujourd’hui ? « BNP Paribas, répond sans hésitation Marie-Line Ricard, associée Pwc, en charge du Blockchain Lab de PwC France et Afrique francophone. Ils ont développé une blockchain pour la compensation en temps réel à l’international, avec deux de leurs clients, Panini Group et Amcor. Et ils ont investi en parallèle dans les nouvelles technologies à hauteur de 3 milliards d’euros sur les prochaines années ».

Un exemple particulièrement éloquent, tant par l’investissement consenti que par le fait que se rejoignent autour d’une même technologie trois partenaires évoluant dans des secteurs très différents. « Pour tirer parti de la blockchain, il faut « jouer » à plusieurs, souligne Marie-Line Ricard. C’est quand le déploiement d’une blockchain se fait à l’échelle de plusieurs entreprises qu’il est le plus puissant. C’est alors une promesse d’innovations ». Et pour cause !

« La blockchain est le « royaume de la confiance », mais c’est aussi le « palais de la créativité ». Là où Internet ne fait passer « que » de l’information - images, textes, sons -, la blockchain permet de tokéniser1 une bien plus grande diversité d’actifs ».

Une solution miraculeuse ?

Contrats, certificats, monnaie …La blockchain vient remplacer documents et intermédiaires de confiance dans tous les domaines. À la clé : accélération et meilleure sécurisation des transactions, baisse des coûts, nouveaux marchés… Le prochain marché mature ? « Clairement, le secteur de l’énergie, fait valoir Marie-Line Ricard. La blockchain a le potentiel d’y créer une économie en peer-to-peer. Il peut y avoir un élan communautaire très fort, la technologie permettant de décentraliser la production, d’optimiser la consommation et le stockage des énergies renouvelables ».

Une aubaine pour accompagner la transition énergétique. Mais aussi un bouleversement annoncé des pratiques… et des métiers. « À chaque fois qu’une blockchain est déployée, un ou plusieurs métiers sont touchés. Jusqu’à, parfois, en transformer ou en faire disparaître certains », observe Marie-Line Ricard. « Parfois, les dirigeants peuvent être tentés de faire marche arrière, craignant de devoir supprimer des postes, ou d’avoir des difficultés à recruter des profils encore rares dans les offres de formation ». Entre opportunités de développements et risques d’impacts négatifs sur les ressources humaines, les arbitrages sont, heureusement, tout sauf binaires. Explications de Marie-Line Ricard.

« La question stratégique n’est pas de savoir s’il faut implémenter une blockchain ou pas, ou s’il faut la déployer dans tous les compartiments d’une activité. Il y a de « bonnes vieilles méthodes », comme les bases de données, qui fonctionnent très bien. Il s’agit d’abord de faire les bons choix.

« Nous accompagnons nos clients pour déterminer les bonnes adéquations entre business modèle, objectif, type de blockchain - privée, publique, semi-publique-, technologie - Bitcoin, Ethereum… Nous veillons aussi à anticiper les sujets RH, et nous contribuons à l’adaptation du système scolaire.»

Marie-Line Ricard, associée PwC en charge du Blockchain Lab de PwC France et Afrique francophone

Parmi les critères de réussite de déploiement d’une blockchain figure aussi, en bonne place, la définition précise du périmètre couvert : quel partenaire utilisera, et selon quelles modalités, tout ou partie de la blockchain ? À quelle échelle faut-il déployer celle-ci ?

Les étapes clés de la Blockchain
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Vers la maturité

Les réponses les plus pertinentes possibles à ces questions sont, notamment… mathématiques. La théorie des jeux et la cryptographie, deux « branches » de cette discipline, sont en effet au cœur de la technologie blockchain. Ce qui place la France, aux filières mathématiques reconnues mondialement, en position favorable pour les entreprises souhaitant s’entourer d’experts à même de les accompagner dans le développement de leurs solutions blockchain. « Nous encadrons des travaux de développement à l’université, et comptons de jeunes chercheurs formés spécifiquement à la blockchain dans nos équipes », souligne à cet égard Marie-Line Ricard. Les premiers déploiements de la technologie blockchain prennent, à l’instar de ceux du Web il y a un quart de siècle, des formes très différentes. Multiplicité des approches techniques, foisonnement des acteurs: la blockchain est une technologie qui progresse tous les jours, et devrait, progressivement, se stabiliser. Elle pourra alors tenir pour le plus grand nombre sa promesse fondamentale : restaurer la confiance. Comme le résume Marie-Line Ricard : « Le sujet de la gouvernance distribuée est le sujet de notre époque, et la blockchain est bien plus qu’une technologie. »

La blockchain va faire évoluer en profondeur des secteurs à très forts enjeux : production énergétique, régulation des systèmes financiers, transports… Pour développer tout son potentiel, le lien devra être fait entre formations, industries, secteur juridique. Voilà qui résonne parfaitement avec la mission de PwC : construire la confiance dans la société, et résoudre des problèmes importants.

1remplacer une donnée critique par un élément équivalent qui n’aura aucune valeur intrinsèque ou signification exploitable une fois sortie du système.

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Pauline Adam-Kalfon

Associée Assurance, en charge du Blockchain Lab, PwC France

Tel : +33 1 56 57 83 72

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