Une tribune de Stéphanie Villers

France : un avantage coût comparable à celui de l’Allemagne des années 2000

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  • 3 minutes de lecture
  • 24 avr. 2026

Il y a 25 ans, l’Allemagne était considérée comme l’« homme malade » de l’Europe. La réponse de Berlin avait porté sur des réformes structurelles qui ont depuis porté leurs fruits. Stéphanie Villers, conseillère économique de PwC France et Maghreb, fait le point sur les atouts dont la France dispose aujourd’hui pour suivre une trajectoire comparable, renforcer sa compétitivité et dynamiser son économie. 

 

Propos repris de la tribune publiée par Les Echos le 20 mars 2026 : « La France, cette Allemagne des années 2000 ». 

En trois mots

Compétitivité 

La France bénéficie aujourd’hui d’un avantage coût – énergie, inflation et modération salariale –proche de celui dont disposait l’Allemagne au milieu des années 2000, après les réformes du marché du travail (réformes Hartz, 2003-2005). À cette époque, cette combinaison avait permis à l’industrie allemande de restaurer sa compétitivité. 

« La France bénéficie aujourd’hui d’une fenêtre de compétitivité avec des caractéristiques comparables à celle de l’Allemagne du milieu des années 2000. »

Technologie 

IA, automatisation, industries de pointe : la France est bien positionnée sur les technologies clés. Cela lui offre la possibilité de suivre une trajectoire comparable à celle de l’Allemagne au milieu des années 2000, avec montée en gamme et spécialisation sur des segments à forte valeur ajoutée. Il en découle une moindre dépendance à la concurrence par les prix. 

« Notre positionnement technologique nous permet une montée en gamme similaire à celle de l’Allemagne des années 2000. »

Investissement 

Comme l’Allemagne il y a 20 ans, la France doit transformer cet avantage en dynamique d’investissement. Toutefois, la France fait face à un niveau plus élevé de fiscalité sur la production, qui pèse sur les marges des entreprises. L’enjeu est donc de réduire progressivement ces contraintes afin de soutenir l’investissement, l’innovation et la compétitivité industrielle. D'autant que la France reste pénalisée par des taux d'intérêt structurellement plus élevés que ceux de l'Allemagne, reflet de finances publiques plus dégradées. 

« La France fait face à un enjeu spécifique : lever les freins structurels pour transformer son avantage coût et technologique en stratégie durable. »

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Jean-Paul Bouteloup

Jean-Paul Bouteloup

Directeur Marketing, PwC France et Maghreb

Pauline Adam-Kalfon

Pauline Adam-Kalfon

Associée responsable de l'innovation et de l'impact, PwC France et Maghreb

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