La France bénéficie aujourd’hui d’un avantage coût – énergie, inflation et modération salariale –proche de celui dont disposait l’Allemagne au milieu des années 2000, après les réformes du marché du travail (réformes Hartz, 2003-2005). À cette époque, cette combinaison avait permis à l’industrie allemande de restaurer sa compétitivité.
« La France bénéficie aujourd’hui d’une fenêtre de compétitivité avec des caractéristiques comparables à celle de l’Allemagne du milieu des années 2000. »
IA, automatisation, industries de pointe : la France est bien positionnée sur les technologies clés. Cela lui offre la possibilité de suivre une trajectoire comparable à celle de l’Allemagne au milieu des années 2000, avec montée en gamme et spécialisation sur des segments à forte valeur ajoutée. Il en découle une moindre dépendance à la concurrence par les prix.
« Notre positionnement technologique nous permet une montée en gamme similaire à celle de l’Allemagne des années 2000. »
Comme l’Allemagne il y a 20 ans, la France doit transformer cet avantage en dynamique d’investissement. Toutefois, la France fait face à un niveau plus élevé de fiscalité sur la production, qui pèse sur les marges des entreprises. L’enjeu est donc de réduire progressivement ces contraintes afin de soutenir l’investissement, l’innovation et la compétitivité industrielle. D'autant que la France reste pénalisée par des taux d'intérêt structurellement plus élevés que ceux de l'Allemagne, reflet de finances publiques plus dégradées.
« La France fait face à un enjeu spécifique : lever les freins structurels pour transformer son avantage coût et technologique en stratégie durable. »
Associée responsable de l'innovation et de l'impact, PwC France et Maghreb