Le secteur bancaire évolue dans un environnement marqué par :
"Le paysage réglementaire est en évolution constante, les différentes crises et l'émergence de nouveaux risques imposent une transformation des fonctions risques : organisationnelle, technologiques, des équipes et des processus."
Les Chief Risk Officers (CRO) ont donc la lourde responsabilité de transformer leur fonction pour être capable de répondre à ces évolutions, et ainsi valoriser la fonction Risque comme un véritable levier de performance et d’innovation.
Les parties prenantes (clients, régulateurs, actionnaires, collaborateurs) attendent des banques qu’elles soient proactives dans la gestion des risques. Il ne s’agit plus seulement de contrôler ou de réagir, mais d’anticiper, d’innover et de créer de la valeur. La transformation de la fonction Risque répond à cette exigence de transparence, d’efficacité et de responsabilité.
Nous avons mené une analyse sur trois modèles d’institutions bancaires françaises mettant en lumière des spécificités sectorielles :
De cette analyse ressort qu’en moyenne, 3,4 % des effectifs des banques analysées sont dédiés à la gestion des risques, avec une part plus faible dans les banques globales (2,6 %), reflet d’une optimisation accrue. Le ratio moyen entre management et staff opérationnel au sein des fonctions Risques est d’environ 20%/80% et il varie selon la taille et la complexité des établissements, le management allant de 16 % pour les banques “spécialisées” à 26 % pour les banques “globales”.
Le dimensionnement des équipes Risque dans le secteur des services financiers a évolué significativement au cours des dernières années pour répondre aux nouvelles exigences règlementaires (e.g., ESG), s’adapter à l’émergence de nouveaux risques (e.g. cyber) et à un environnement macro-économique incertain (e.g., instabilité géopolitique).
La cartographie des ressources par périmètre d’activités reste un exercice compliqué (en raison des variations de responsabilités entre LoD1 (« First Line of Defense ») et LoD2 (« Second Line of Defense »), ou des activités spécifiques de chaque banque et donc des types de risques encadrés) néanmoins des tendances se dégagent.
Plusieurs tendances se dégagent :
La transformation de la fonction Risque repose sur plusieurs leviers stratégiques ; organisationnels et technologiques, qui permettent aux établissements bancaires de s’adapter à un environnement en mutation. Ces leviers visent à renforcer l’efficacité opérationnelle, à répondre aux exigences réglementaires et concurrentielles, et à optimiser la gestion des risques. Ils s’inscrivent dans une démarche globale de simplification des taxonomies, de standardisation des pratiques entre les lignes de défense, et d’engagement plus précoce des équipes dans les programmes stratégiques de l’entreprise.
La transformation de la fonction Risque dans le secteur bancaire est une démarche globale, qui mobilise l’ensemble des leviers organisationnels et technologiques. En combinant redéfinition des responsabilités, mutualisation des ressources, externalisation, digitalisation et adoption de l’IA, les banques peuvent anticiper et gérer les risques de manière proactive, renforcer leur efficacité opérationnelle et créer de la valeur.
Cette transformation profonde n’est pas qu’une question de technologie : elle est aussi humaine. La recherche de talents, la montée en compétences et la collaboration entre métiers sont au cœur de cette évolution. Les banques qui sauront tirer parti de ces opportunités seront mieux armées pour relever les défis de demain, renforcer la confiance des parties prenantes et s’aligner sur les exigences réglementaires.
Ensemble, façonnons l’avenir de la gestion des risques bancaires. Osez la transformation, valorisez l’innovation et engagez vos équipes dans une dynamique positive et responsable.