L’étude de PwC révèle que 66% des dirigeants français sont convaincus que l’économie mondiale va s’améliorer en 2026 (vs 58% en 2025). Malgré ce contexte macro favorable, seuls 11% d’entre eux se disent optimistes quant à l’évolution de l’économie nationale (vs 24% en 2025) et 24% indiquent être confiants quant à l’évolution de leur chiffre d’affaires sur les 12 prochains mois (vs 47% en 2025).
Les principaux freins à la croissance qu’ils identifient : les risques liés à la chaîne de valeur comme la dépendance croissante aux fournisseurs technologiques (60%), les risques cyber (53%), la volatilité macroéconomique exacerbée par les tensions géopolitiques actuelles (47%), la pénurie de compétences clés (24%) et l'impact des ruptures technologiques (21%). Le changement climatique se place à la 7e position, un risque intégré par les dirigeants français (18%), à un niveau plus élevé que la moyenne mondiale (13%).
Une question en particulier hante un dirigeant sur deux en France comme dans le reste du monde : « Est-ce que je repositionne mon entreprise assez vite pour suivre l’ampleur et le rythme des changements technologiques, y compris dans l’IA ? » Emmanuel Benoist, Président de PwC France et Maghreb, indique : « Les périodes d'incertitude sont précisément celles où les écarts se creusent. Les entreprises qui maintiennent ou accélèrent leurs investissements stratégiques – acquisitions, innovation, déploiement de l'IA – prennent des positions que leurs concurrents hésitants ne pourront plus contester. »
Les nouveaux entrants, la course à l’innovation, l’évolution des attentes des clients, entre autres, font évoluer les frontières sectorielles traditionnelles. Ces cinq dernières années, à l’échelle mondiale, 42% des dirigeants interrogés indiquent s’être lancés dans un nouveau secteur d’activité. Parmi eux, 66% ont dégagé de cette activité au moins 10% de leurs revenus. Et pour ceux qui envisagent des acquisitions dans les trois prochaines années, 44% souhaitent investir en dehors de leur secteur traditionnel – la technologie étant le secteur adjacent le plus attractif.
Concernant les investissements transfrontaliers, la moitié des dirigeants mondiaux interrogés (51%) prévoient d’investir en-dehors de leur pays. Les États-Unis restent la destination la plus plébiscitée (35%), suivis du Royaume-Uni (13%), de l’Allemagne (13%), de l’Inde, qui a doublé son niveau d’attractivité en un an (13%), et de la Chine (10%). La France se hisse en 6e position (7%).
Emmanuel Benoist, Président de PwC France et Maghreb, indique : « Dans les périodes de changement rapide, l'instinct de ralentir est compréhensible – mais il est aussi risqué. La valeur en jeu dans l'économie mondiale augmente et la fenêtre pour la saisir se rétrécit. Les entreprises qui réussiront seront celles prêtes à prendre des décisions audacieuses et à investir avec conviction dans les capacités qui comptent le plus. »
Si l'innovation reste une priorité pour les dirigeants, ils reconnaissent qu’un décalage existe entre les aspirations et la réalité. D’un côté, à l’échelle française comme mondiale, la moitié d’entre eux placent l'innovation au cœur de leur stratégie – c'est même leur deuxième priorité après le déploiement de l’IA à tous les niveaux de l’entreprise. De l’autre, seulement un dirigeant sur quatre déclare que son entreprise a, dans une large mesure, déployé un dispositif efficace d’innovation : tolérance pour les projets d'innovation à haut risque, processus clairs pour stopper les projets de R&D sous-performants, structure dédiée à l'innovation.
L’enquête dévoile que le temps est aussi une contrainte pour les dirigeants qui souhaiteraient prendre davantage de recul sur le quotidien de leur entreprise pour accélérer l’innovation au sein de leur entreprise : les dirigeants interrogés, à l’échelle mondiale, déclarent consacrer 47% de leur temps à des enjeux avec un horizon de moins d'un an, contre seulement 16% à des décisions portant sur un horizon de cinq ans.
L’IA est l’un des principaux leviers pour accélérer l’innovation et, plus largement, l’évolution des modèles d’affaires nécessaire dans un monde en mutation. Mais le discours ambiant optimiste sur cette technologie cache une réalité plus dure : pour 81% des entreprises françaises, l'IA n'a eu aucun impact sur les revenus. À l’échelle mondiale, alors que la transformation par l'IA est la préoccupation numéro un de 42% des dirigeants, 56% d’entre eux n’ont constaté ni hausse des revenus, ni réduction de coûts. Or ce dernier point est la principale attente des investisseurs (64%).
Dans la réalité, seuls 12% des dirigeants interrogés obtiennent le “Graal” combinant revenus supplémentaires et réduction des coûts. Ce chiffre cache de grandes disparités géographiques. En Asie, 39% des chefs d’entreprise voient déjà les revenus augmenter grâce à l’IA, contre 21% aux États-Unis et 16% en Europe. Un marché mondialisé impose aux dirigeants d’opérer des choix stratégiques majeurs pour anticiper et capter la valeur.
Emmanuel Benoist déclare : « 2026 se profile comme une année décisive pour les entreprises. Un petit groupe d'entreprises transforme déjà l'IA en retours financiers mesurables, tandis que beaucoup d'autres peinent encore à aller au-delà des pilotes. Cet écart commence à se manifester au niveau de la confiance et de la compétitivité – et il s'élargira rapidement pour ceux qui n'agissent pas. »
Le passage à l’échelle reste un défi : moins d'un quart des dirigeants indiquent l’avoir largement appliquée dans des domaines clés comme la génération de demande (ventes, marketing, service client : 21% en France, 30% en Asie) ou dans les services supports (finance, juridique, ressources humaines : 24% en France, 26% en Asie).
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