Global Investor Survey 2025

Les investisseurs recherchent résilience et innovation en 2026

Global investor survey hero
  • Etude
  • 22 minutes de lecture
  • 16 avr. 2026

Alors que l’intelligence artificielle et les bouleversements géopolitiques transforment en profondeur l’économie mondiale, les investisseurs recherchent des entreprises capables de se transformer grâce à la technologie, de dépasser les frontières sectorielles traditionnelles et d’adopter une transparence accrue face aux risques liés à l’innovation. 

Les investisseurs ne comptent pas sur un contexte macroéconomique porteur pour stimuler la performance des entreprises sur l’année à venir. A l’automne, moins d’un tiers anticipaient une croissance du PIB mondial supérieure à 2 % sur les douze prochains mois. Les dirigeants sont donc amenés à repenser leurs modèles économiques et opérationnels, à utiliser la technologie comme levier de transformation et à protéger les flux de trésorerie dans un environnement où les risques s’intensifient et s’entrecroisent. 

Le mandat donné par les investisseurs aux entreprises se résume en une exigence claire : résilience d’abord, innovation toujours. Ils souhaitent que les entreprises renforcent leurs investissements dans les moyens nécessaires à une transformation à grande échelle — notamment les changements technologiques et l’agilité des modèles d’affaires — tout en consolidant les contrôles et les mécanismes de gouvernance qui garantissent la durabilité de ces programmes. L’Intelligence Artificielle (IA) occupe une place centrale dans cette dynamique et les investisseurs commencent à percevoir des gains tangibles en termes de productivité, de performance financière et de croissance des revenus. Ils encouragent donc son déploiement à grande échelle, mais dans un cadre exigeant, fondé sur des indicateurs fiables qui améliorent la prise de décision, une gouvernance crédible et où ils souhaitent avoir des preuves que l’IA ait un impact durable sur les coûts, la productivité et les revenus de manière sûre et reproductible. 

Ils se montrent également prêts à soutenir les stratégies d’expansion intersectorielle et une croissance portée par des partenariats externes. Leur horizon d’investissement, qui dépasse largement cinq ans, révèle une préférence pour une vision de long terme, à condition que les entreprises soient transparentes sur leur stratégie et la valeur attendue. 

Les résultats de cette enquête, menée auprès de 1 074 professionnels de l’investissement issus de 26 pays et territoires, montrent que les investisseurs souhaitent comprendre comment les transformations, la technologie et l’IA modifieront leurs coûts et influenceront leurs trajectoires de croissance. Ils veulent également que les entreprises dévoilent les mécanismes de contrôle qui garantiront la pérennité de ces programmes. Enfin, ils souhaitent que les entreprises s’appuient sur des partenariats pour se développer plus rapidement qu’elles ne pourraient le faire seules. Dans un contexte de croissance stagnante, les entreprises capables de faire preuve de cette rigueur bénéficieront de la confiance des investisseurs et attireront leurs capitaux.  

Résilience d’abord

Dans un environnement marqué par une incertitude macroéconomique persistante, les entreprises capables d’allier gestion rigoureuse des risques et innovation visible seront les mieux positionnées pour gagner la confiance des investisseurs. Cela signifie que les dirigeants doivent non seulement démontrer comment les programmes technologiques améliorent la productivité, les marges et les revenus, mais aussi présenter de manière concrète comment ces gains seront protégés face à l’inflation, aux tensions géopolitiques et aux cybermenaces.

Plus de la moitié des répondants (55 %) décrivent une exposition forte ou extrême au risque cyber pour les entreprises dans lesquelles ils investissent ou qu’ils suivent, et presque autant (53 %) perçoivent le même niveau de risque lié à la disruption technologique. L’inflation (44 %), la volatilité macroéconomique (43 %) et les conflits géopolitiques (42 %) constituent eux aussi des sources majeures de préoccupation.

 

Dans quelles mesures les entreprises sont-elles exposées aux mégatendances ?
Q : Dans quelle mesure estimez-vous que les entreprises dans lesquelles vous investissez ou que vous suivez en général seront exposées aux principales menaces suivantes au cours des 12 prochains mois ?

Remarque : les réponses « Je ne sais pas » ne sont pas affichées. La somme des réponses « Extrêmement exposées » et « Très exposées » peut ne pas correspondre aux chiffres agrégés de ces graphiques en raison d’arrondis.
Source : PwC – Global Investor Survey 2025

Pour autant, les investisseurs ne perçoivent pas ces risques uniquement comme des menaces : ils y voient également des leviers d’innovation. Ils attendent ainsi des dirigeants qu’ils accélèrent la transformation technologique (92 %), renforcent la cybersécurité (88 %) et développent l’agilité de leurs modèles économiques (73 %). Pour eux, résilience et croissance doivent aller de pair à la fois en préservant les flux de trésorerie et en créant un espace favorable au déploiement de l’IA, à l’expansion intersectorielle et aux stratégies de croissance fondées sur les partenariats. 

 

Renforcer la résilience face aux principales menaces
Q : Dans quelle mesure les entreprises dans lesquelles vous investissez ou que vous suivez devraient-elles augmenter ou diminuer leur allocation de capital aux éléments suivants ?

Remarque : les réponses « Non applicable / Je ne sais pas » ne sont pas affichées. La somme des réponses « Augmenter de façon significative » et « Augmenter légèrement » peut ne pas correspondre aux chiffres agrégés de ces graphiques en raison d’arrondis.
Source : PwC – Global Investor Survey 2025

Bien que les perceptions des risques liés à l’IA et aux transformations technologiques soient relativement uniformes dans toutes les régions du monde, celles liées aux autres risques varient. Environ un tiers des investisseurs basés au Royaume-Uni et aux Etats-Unis considèrent que les entreprises sont fortement ou extrêmement exposées à l’inflation, contre 53 % en Asie Pacifique. Les investisseurs européens expriment la plus forte perception de risque lié au changement climatique et les investisseurs américains la plus faible.  

À mesure que les fractures géopolitiques s’accentuent et que la fluidité des échanges transfrontaliers se réduit, ces disparités régionales deviennent déterminantes pour la formulation des orientations stratégiques, la gestion des risques et l’allocation du capital. Elles renforcent notamment les arguments en faveur d’investissements accrus dans la gestion des chaînes d’approvisionnement, un domaine pour lequel 64 % des investisseurs estiment qu’il faudrait consacrer davantage de capital. 

Actions pour les entreprises suite aux constats des attentes des investisseurs  

  • Reliez les dépenses de résilience aux risques : montrez comment les investissements technologiques et cyber réduisent les pertes potentielles, diminuent le temps de reprise des activités en cas d’exposition aux risques et protègent les programmes de croissance. 
  • Préparez des scénarios prenant en compte l’inflation et les tensions géopolitiques afin d’illustrer comment les stratégies d’approvisionnement, de tarification et de chaîne d’approvisionnement peuvent être adaptées dans chaque scénario. 

Innovation toujours

Même si des débats persistent sur l’éventualité d’une bulle autour de l’IA, une majorité nette des investisseurs (61 %) estime que le secteur technologique sera celui qui attirera le plus de capitaux au cours des trois prochaines années et ce, largement devant tous les autres secteurs. 

Compte tenu de la perception que les investisseurs ont de l’impact de l’IA, cela n’est pas surprenant. En effet, dans notre enquête, 86 % des répondants ont observé des améliorations de productivité grâce l’IA générative (GenAI) au cours des douze derniers mois dans les entreprises qu’ils suivent ou dans lesquelles ils investissent. Plus des deux tiers ont également noté une progression de la rentabilité (71 %) et une croissance des revenus (66 %) liées à l’adoption de l’IA. 

Dans ce contexte, plus des trois quarts des investisseurs (78 %) seraient enclins à augmenter leurs investissements dans les entreprises déployant une transformation IA à l’échelle de l’entreprise. 

Sous ces grands enseignements, d’autres tendances apparaissent dans les priorités des investisseurs concernant l’allocation du capital, la croissance stratégique et l’innovation : 

  • La géographie : Les États-Unis restent la destination principale des investissements (67 %), suivis par l’Inde (45 %) et la Chine continentale (32 %). Le Royaume-Uni et les Émirats arabes unis complètent ce classement avec chacun 26 %. Cette concentration témoigne de la confiance dans les réseaux d’innovation et les économies d’échelle mais elle entraîne également des risques de saturation et de concentration que les dirigeants doivent gérer explicitement, en particulier compte tenu des évolutions politiques rapides. Les investisseurs basés aux ÉtatsUnis sont moins susceptibles que leurs homologues d’autres régions de s’attendre à une croissance mondiale (53 % contre 64 %), illustrant une prudence de base qui varie selon les marchés. 
  • Les cycles d’investissement stratégiques : au cours des trois prochaines années, huit investisseurs sur dix s’attendent à ce que les entreprises augmentent leurs allocations en recherche et développement et en capital, comparativement aux trois dernières années. Plus de 75 % déclarent également s’attendre à une hausse des investissements en fusionsacquisitions, et sept sur dix s’attendent à ce que les entreprises augmentent leurs investissements dans les alliances stratégiques. Fait notable : plus les investisseurs s’attendent à une hausse de ces investissements, plus ils s’attendent à une croissance de l’économie mondiale. À l’inverse, lorsqu’ils anticipent une baisse ou une stabilité, ils sont davantage susceptibles d’anticiper un déclin économique. 

 

Remarque : les réponses « Pas de changement » et « Je ne sais pas » ne sont pas affichées.
Source : PwC – Global Investor Survey 2025

Agilité du modèle économique et croissance horizontale 

Les investisseurs sont plutôt d’accord pour dire que les dirigeants devraient consacrer environ un tiers de leur temps (36 %) à maintenir leur modèle économique actuel. Ils estiment également que les dirigeants devraient consacrer le reste de leur temps à la croissance, soit en étendant le modèle actuel à de nouveaux segments de clientèle ou marchés (33 %), soit en créant de nouveaux modèles pour répondre aux disruptions de marché (31 %). 

Dans leur quête de croissance, près des trois quarts des investisseurs (73 %) pensent que les entreprises devraient augmenter leurs ressources dédiées à l’agilité de leur modèle d’affaires. À mesure que les secteurs convergent, la concurrence au-delà des frontières sectorielles traditionnelles devient un élément essentiel de l’équation. Plus de 70 % des répondants considèrent que les entreprises capables d’opérer au-delà des frontières sectorielles traditionnelles bénéficieront d’une croissance supérieure à celles qui ne le font pas, et déclarent qu’en moyenne ils investiraient près de deux tiers de plus dans ces entreprises. 

 


Remarque : les réponses « Je ne sais pas » ne sont pas affichées. Les chiffres agrégés peuvent ne pas atteindre 100 en raison d’arrondis.
Source : PwC – Global Investor Survey 2025

Actions pour les entreprises suite aux constats des attentes des investisseurs  

  • Identifiez deux ou trois initiatives au-delà des frontières sectorielles traditionnelles de l’entreprise où les compétences de celle-ci constituent un avantage comparatif ; décrivez comment l’IA et les partenariats stratégiques peuvent accélérer la création de valeur. 
  • Publiez une feuille de route pluriannuelle d’allocation du capital reliant la R&D, les investissements, les partenariats et les opérations de fusions-acquisitions à des résultats précis en matière de croissance et de productivité. 
  • Démontrez l’agilité du modèle économique de l’entreprise grâce à des jalons clairs, des mesures opérationnelles et une gouvernance permettant de généraliser ce qui fonctionne et d’abandonner ce qui ne fonctionne pas. 

Durabilité, conformité et gestion des parties prenantes

L’attention des investisseurs à l’égard des enjeux de durabilité, de conformité et de gestion des parties prenantes continue d’évoluer, passant d’un simple exercice de reporting à des décisions concernant où et comment le capital est alloué. Malgré les pressions politiques, 84 % des investisseurs dans le monde estiment que les entreprises devraient maintenir ou augmenter leurs investissements liés à l’adaptation au changement climatique.  

Cependant, les données révèlent des clivages géographiques marqués : 

  • Les investisseurs basés en Europe sont nettement plus susceptibles que ceux d’autres régions de dire que les entreprises devraient augmenter leurs investissements dans l’adaptation climatique (65 % contre 50 %).  
  • Les investisseurs américains sont moins enclins que ceux d’autres pays à considérer que les entreprises devraient investir davantage dans la gestion des ressources humaines (44 % contre 59 %) et dans la gestion des parties prenantes (44 % contre 65 %). 
  • Les investisseurs d’Asie Pacifique sont plus susceptibles que ceux d’autres régions de penser que les entreprises devraient accroître leurs dépenses dans la conformité et l’adaptation réglementaire (74 % contre 64 %). 

Ces différences géographiques reflètent les contextes politiques et réglementaires locaux. Elles soulèvent également des questions stratégiques sur la manière dont les entreprises devraient adapter leur stratégie d’investissement à long terme. 

Les résultats de l’enquête suggèrent qu’une approche purement tactique pourrait être insuffisante. La durabilité en est un bon exemple. Même si seuls environ quatre répondants sur dix déclarent s’appuyer fortement sur les analyses de matérialité (45 %) et les rapports de durabilité (39 %) pour évaluer risques et opportunités, 78 % estiment que fournir ces informations améliore significativement ou modérément l’engagement des investisseurs. 

En d’autres termes, les entreprises qui intègrent la durabilité à leurs modèles économiques et qui disposent d’indicateurs vérifiables se distinguent de leurs concurrents malgré les différences régionales de perception des investisseurs sur le sujet. 

Les investisseurs indiquent ainsi qu’ils augmenteraient au moins modérément leurs investissements dans les entreprises qui gèrent efficacement la demande énergétique et les infrastructures (67 %), utilisent les données de durabilité pour améliorer l’efficacité opérationnelle (61 %), renforcent leur résilience climatique (53 %), ou tirent parti des incitations fiscales (48 %). 

 

Comment attirer davantage d‘investissements?
Q : Dans quelle mesure augmenteriez-vous votre investissement dans les entreprises qui prennent les mesures suivantes ?

Remarque : les réponses « Non applicable / Je ne sais pas » ne sont pas affichées. La somme des réponses « Augmenter de façon significative » et « Augmenter légèrement » peut ne pas correspondre aux chiffres agrégés de ces graphiques en raison d’arrondis.
Source : PwC – Global Investor Survey 2025

L’accent mis sur l’efficacité énergétique, la résilience climatique et l’investissement dans les infrastructures suggère que de nombreux investisseurs considèrent la durabilité comme un moteur d’efficacité opérationnelle et de création de valeur à long terme, et non comme une simple assurance réputationnelle. 

L’efficacité énergétique améliore la rentabilité. De meilleures données et une meilleure gouvernance réduisent les risques d’exécution. La résilience protège la continuité des activités dans un contexte de perturbations des chaînes d’approvisionnement et de volatilité induite par le climat. 

Dans ce contexte, un retrait des investissements liés au climat en réponse à une controverse politique à court terme peut certes permettre un alignement à court terme, mais compromettre la création de valeur à long terme, surtout si les concurrents sur d'autres marchés augmentent leurs gains opérationnels et réduisent leurs coûts. Les cycles politiques évoluent alors que les risques physiques persistent. Les investisseurs qui fondent leurs décisions sur des facteurs de performance durables plutôt que sur des signaux transitoires seront mieux positionnés lorsque les marchés réévalueront le risque climatique de manière plus uniforme. 

Actions pour les entreprises suite aux constats des attentes des investisseurs  

  • Intégrez la durabilité dans le modèle opérationnel. Quantifiez les gains d’efficacité énergétique, de rendement et de fiabilité et reliez-les au coût du capital et à la résilience des marges. 
  • Renforcez la confiance dans les reportings de durabilité grâce à des indicateurs facilitant la prise de décision, une assurance externe et des liens avec la stratégie et l’allocation du capital. 
  • Cartographiez les scénarios climatiques et réglementaires dans les plans d’investissement et montrez comment les choix d’investissement se comportent dans différents environnements politiques et perspectives de risques physiques. 

Prise de décision et confiance

À une époque où l’information abonde, les investisseurs donnent la priorité à la qualité et à la fiabilité des données. Les états financiers et les communications destinées aux investisseurs demeurent les piliers de la prise de décision, avec respectivement 69 % et 64 % des répondants s’appuyant sur ces éléments dans une large ou très large mesure. 

Les sources traditionnelles d’information restent importantes. De nombreux investisseurs s’appuient sur les rapports d’analystes (58 %) et les notations de crédit ou autres données tierces (toutes deux à 52 %) alors que l’IA générative (34 %) et les données alternatives (36 %) sont utilisées de manière sélective. 

Le message n’est pas anti-innovation, il est pro crédibilité. Les investisseurs veulent des chiffres qu’ils peuvent contrôler, une gouvernance qu’ils peuvent comprendre et un récit qui relie la stratégie aux flux de trésorerie. 

En parallèle, la confiance dépend de plus en plus de ce que les entreprises peuvent montrer concernant l’avenir. Les investisseurs veulent voir les entreprises créer de la valeur et maîtriser les risques, en particulier en matière d’IA. Pourtant, un écart important existe à ce sujet entre les attentes des investisseurs et les informations fournies par les entreprises, peu transparentes sur ce sujet. Seuls 37 % des répondants estiment que les stratégies d’IA sont communiquées de manière satisfaisante. Leur satisfaction est également limitée en ce qui concerne la gouvernance (34 %) et les performances (35 %) de l'IA, et est encore plus faible en ce qui concerne les impacts sur les effectifs (23 %). 

Cela compte car, de leur côté, les investisseurs attendent des bénéfices concrets générés par l’IA. La plupart d’entre eux recherchent réduction des coûts (64 %), agilité opérationnelle (54 %), et de nouveaux modèles économiques (42 %). 

Sans preuves chiffrées telles que des indicateurs clés de performance (KPI) liant directement les programmes d’IA à des gains en productivité, en marges ou en revenus, ils hésitent à pleinement intégrer le potentiel de ces technologies dans leurs valorisations. La transparence crée de la valeur. 

Ce qui permet aux entreprises de combler cet écart relève autant du leadership que de la technologie. De nombreux investisseurs citent le soutien actif des dirigeants et la maîtrise de l’IA comme des éléments essentiels. 

Ces éléments doivent reposer sur une qualité de données irréprochable, des architectures de données sécurisées et une gestion du changement rigoureuse. Ces atouts permettent de créer un environnement de confiance qui renforce la crédibilité des informations divulguées et la reproductibilité des résultats — ce dont les investisseurs ont précisément besoin pour intégrer des visions prospectives d'avenir dans leurs évaluations.  

Les attentes en matière de transparence portent également sur des sujets tels que la stratégie d’innovation (47 % des répondants), les investissements en IA (42 %), les retours sur investissement et économies liés à l’IA (42 %), le positionnement concurrentiel (37 %), et les stratégies de résilience (29 %). 

De nombreux investisseurs indiquent qu’ils intègrent déjà des indicateurs non financiers dans leurs modèles de valorisation, en particulier concernant l’avantage concurrentiel (51 %), les tendances sectorielles (44 %), et l’innovation / la R&D (40 %). 

En d'autres termes, face à l'évolution rapide des mégatendances, les investisseurs s'intéressent de près aux indicateurs de performance future. Les entreprises qui fournissent des indicateurs non financiers pertinents en complément de leurs données financières aident les investisseurs à concilier ambition et valeur. 

L’engagement entre entreprises et investisseurs comble les écarts 

Près de la moitié des investisseurs (46 %) déclarent échanger régulièrement avec les entreprises dans lesquelles ils investissent ou qu’ils suivent, tandis que 43 % engagent le dialogue lorsqu’un sujet spécifique émerge. Les investisseurs les plus satisfaits de la transparence sont aussi ceux qui anticipent le plus une croissance économique mondiale, ce qui montre qu’une communication claire et tournée vers l’avenir influence non seulement la confiance, mais aussi le sentiment de marché. 

Actions pour les entreprises suite aux constats des attentes des investisseurs  

  • Quantifiez les résultats de l'IA à l'aide d'indicateurs clés de performance (KPI) portant sur la productivité, les coûts unitaires, les temps de cycle et l'augmentation du chiffre d'affaires. Communiquez les mesures de gouvernance, de validation des modèles et de contrôle de sécurité. 
  • Faites de l’engagement une compétence : planifiez des points de contact réguliers avec les investisseurs, proposez des sessions de questions réponses transparentes, et étayez les principaux indicateurs non financiers de manière tangible lorsque cela est possible. 
  • Dévoilez les mécanismes de contrôle : publiez la gouvernance de l’IA, les contrôles de risques, les processus de validation des modèles, les contrôles de sécurité et de confidentialité. 

L’enquête Global Investor Survey de PwC met en lumière une dynamique d’investissement résolument orientée vers l’innovation pour 2026. Le capital se dirige vers la technologie, l’IA déployée à l’échelle de l’entreprise et l’agilité des modèles économiques, avec un fort intérêt pour l’expansion intersectorielle et les partenariats. Parallèlement, les investisseurs demandent des preuves concrètes aux entreprises pour étayer leurs décisions d’investissement : des indicateurs clairs pour l’IA et la durabilité, une gouvernance solide et des stratégies de résilience transparentes. 

Les entreprises capables de transformer leurs ambitions en résultats tangibles — et qui communiquent sur le lien entre innovation, flux de trésorerie, compétitivité et gestion des risques — gagneront la confiance des investisseurs et seront les mieux placées pour saisir les opportunités de croissance dans un monde en mutation. 

Les auteurs remercient Gale Wilkinson pour sa contribution à ce rapport. Ils remercient également les répondants et les personnes interrogées d’avoir pris le temps de partager leurs points de vue. 

La Global Investor Survey 2025 de PwC a été conçue pour recueillir les points de vue des professionnels de l’investissement du monde entier sur l’évolution du paysage des risques, des opportunités et de la prise de décision dans une période de changements rapides. 

Réalisée entre le 1er septembre et le 6 octobre 2025, l’enquête reflète les opinions de 1 074 professionnels de l’investissement dans 26 pays et territoires, issus de sociétés d’investissement, banques, fonds de capital investissement et de capital risque, hedge funds, fonds de pension, fonds souverains et autres institutions financières. 

Plus de la moitié des organisations des répondants gèrent plus de 50 milliards de dollars américains d’actifs. 

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Martin Naquet-Radiguet

Martin Naquet-Radiguet

Associé Deals Clients & Markets, PwC France et Maghreb

Pierre Capelle

Pierre Capelle

Associé responsable de l’activité Data Analytics et Intelligence Artificielle, PwC France et Maghreb

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