Il en résulte un écart croissant entre les montants investis et la résilience effectivement observée. Face à cette situation, nombreuses sont les entreprises qui adoptent une réponse classique : recruter davantage, déployer plus d’outils, multiplier les activités. Mais ces leviers, pris isolément, ne créent pas mécaniquement de la résilience.
Les dirigeants considèrent désormais le cyber comme un enjeu global de résilience de l’entreprise et de maîtrise du risque, avec une question centrale :
« Sommes‑nous capables d’éviter les perturbations lorsque c’est possible et, lorsqu’elles surviennent, de les détecter, les contenir et nous en remettre assez rapidement pour protéger l’activité ? »
Pour s’assurer que les investissements cyber réduisent réellement l’exposition au risque, les organisations doivent définir des résultats attendus, mesurer la performance et challenger leur modèle opérationnel dans une logique d’amélioration continue. Cela suppose toutefois des ressources importantes, difficiles à réunir et à maintenir en interne sur la durée.
Un modèle entièrement internalisé peut fonctionner dans certains cas, mais il est souvent coûteux, fragile et difficile à maintenir en continu, notamment en situation de crise. À l’inverse, un prestataire de services managés agit comme un véritable hub de cybersécurité, capitalisant sur des expériences concrètes issues de multiples secteurs et zones géographiques, et améliorant en permanence ses pratiques face à des menaces réelles.
De nombreux dirigeants sont capables de quantifier la taille de leurs équipes cybersécurité, d’inventorier les outils déployés ou de suivre le nombre de tickets traités chaque mois par leur SOC. Ces indicateurs donnent une visibilité sur l’activité, mais très peu sur la réduction effective du risque.
Si de plus en plus savent combien ils investissent en cybersécurité, rares sont ceux capables d’indiquer quel niveau de risque opérationnel ou financier a effectivement été réduit grâce à ces dépenses.
Mesurer la cybersécurité uniquement à travers les effectifs ou le volume de tickets laisse donc subsister des angles morts majeurs :
En d’autres termes, augmenter les effectifs n’est pas une stratégie de résilience.
La Global Digital Trust Insights 2026 le confirme. Les pénuries de compétences et les écarts de connaissances figurent parmi les principaux freins à l’industrialisation de la cybersécurité, notamment pour l’adoption de l’IA à des fins de cyberdéfense. De nombreuses organisations, en particulier celles ayant déjà subi une attaque majeure, placent désormais les services managés spécialisés parmi leurs priorités afin de combler ces lacunes structurelles (48%).
Constituer en interne des équipes capables d’assurer une surveillance continue, d’absorber des pics d’activité et de répondre à des attaques de plus en plus sophistiquées s’avère souvent irréaliste sans fragiliser profondément le modèle RH.
Plutôt que de renforcer un modèle centré sur le volume de ressources et d’activités, il est essentiel de piloter les opérations cyber comme toute activité critique : définir des résultats clairs, les mesurer et les améliorer en continu.
L’optimisation des investissements repose sur un ancrage fort dans la performance opérationnelle, notamment autour de quatre indicateurs clés :
Les services managés jouent aujourd’hui un rôle central pour atteindre ces objectifs. Les organisations y ont de plus en plus recours pour sécuriser et moderniser leurs environnements critiques, en particulier dans les domaines de l’IA, de la sécurité du cloud, de la gestion des menaces, des identités et de la protection des données. Loin d’une simple externalisation, ces services agissent comme de véritables accélérateurs stratégiques, apportant rapidité, capacité de montée en charge et expertise spécialisée.
L’objectif est clair : une résilience mesurable, avec une détection plus rapide, un confinement plus efficace et une capacité de reprise plus fiable, sans détourner les équipes internes de l’innovation et de la croissance.
Lorsque la cybersécurité est gérée comme un simple plan d’effectifs, les organisations financent souvent de l’activité en espérant qu’elle se transforme en résilience, sans garantie de résultat.
Les cabinets d’analystes indépendants, tels que Forrester et IDC, reconnaissent PwC comme un acteur de référence en cybersécurité, notamment pour ses expertises en gestion des identités et des accès, gestion des menaces et des vulnérabilités, et réponse aux incidents, ainsi que pour sa capacité à développer et déployer des talents cyber à l’échelle mondiale.
PwC met cette expérience au service de ses clients non seulement à travers le conseil, mais aussi via des services managés de cybersécurité, conçus pour renforcer durablement les capacités des organisations. Vous pouvez ainsi vous concentrer sur votre cœur d’activité, tout en vous appuyant sur nos équipes internationales, nos processus éprouvés et nos technologies testées pour maîtriser le risque et répondre efficacement aux menaces.
Aller au‑delà de l’activité implique de suivre des indicateurs orientés résultats :
Les acteurs de la menace ont évolué : d’individus opportunistes, ils sont devenus des organisations criminelles structurées ou des acteurs étatiques. Leur sophistication impose un dispositif rigoureux et continu, reposant sur :
La technologie reste essentielle, mais le véritable facteur différenciant réside souvent dans la discipline opérationnelle et l’expérience acquise face à des menaces réelles.
PwC permet aux organisations de préserver leur modèle RH tout en accédant à une équipe internationale d’experts en cybersécurité, confrontés à un large éventail d’attaques, de secteurs et de contextes réglementaires. Grâce à cette échelle, PwC aide ses clients à réduire les délais de détection et de confinement, à limiter la récurrence des incidents, à renforcer la capacité de preuve et à anticiper les impacts opérationnels, réglementaires et réputationnels.
Nous positionnons ainsi les Cyber Managed Services comme un service orienté résultats :
La cybersécurité n’est ni une dépense technologique optionnelle, ni un simple centre de coûts. C’est une capacité opérationnelle essentielle, qui protège la continuité des revenus, la confiance des parties prenantes et la valeur de l’entreprise.
Les organisations les plus performantes définissent la cybersécurité en termes de résultats mesurables et alignent leur modèle opérationnel sur une trajectoire d’amélioration continue.
Vous souhaitez disposer d’une vision plus claire de votre niveau de préparation, de résilience et d’exposition au risque ?
Engageons la discussion, en commençant par l’identification des résultats attendus et la mise en place d’un modèle opérationnel capable de mesurer ce qui compte — et de l’améliorer durablement.
Jamal Basrire
Associé, Responsable des activités cyber et risques technologiques, PwC France et Maghreb