Tout d’abord, revenons sur un premier élément de langage : la distinction entre CSP et GBS.
En bref, on passe d’un modèle transactionnel (CSP) à un modèle créateur de valeur (GBS), où les équipes interculturelles et la technologie sont articulées pour délivrer des résultats mesurables.
Les GBS réunissent des talents sur plusieurs géographies et cultures, créant des équipes multiculturelles où l’exposition à des marchés, des langues et des contraintes réglementaires variés stimule l’apprentissage et l’adaptabilité.
Cette diversité attire les talents pour trois raisons :
Contrairement aux CSP, les GBS gèrent et déploient des processus end-to-end (hire-to-retire, procure-to-pay, order-to-cash…) et sont donc le carburant d’une carrière transversale où l’on développe des compétences fonctionnelles et en gestion des transformations.
Grâce à leur taille critique, les GBS matures souhaitent de plus en plus mettre en place des centres d’excellence (CoE) centrés sur l’analytique et l’automatisation. Selon une étude menée par PwC Allemagne en 2025, 75 % des entreprises interrogées planifient ou sont en train de mettre en place un CoE. Ces centres concentrent les expertises (automatisation, analytics, IA) et accélèrent à la fois l’efficacité opérationnelle et l’innovation, tout en offrant des parcours attractifs pour les profils techniques et métiers.
Les GBS deviennent ici un levier organisationnel pour standardiser, automatiser et fiabiliser les cycles, tout en structurant des filières de compétences (data, IA, contrôle interne de durabilité, etc.).
Le constat est clair : le GBS n’est plus un « back office globalisé ». C’est un écosystème de compétences où l’interculturalité nourrit la motivation et l’apprentissage et où les projets transverses font émerger des centres d’excellence attractifs. Les entreprises peuvent transformer leurs services partagés en plateformes globales d’évolution professionnelle, capables d’attirer, développer et retenir les profils dont elles ont besoin pour réinventer leurs modèles d’affaires.
Merci à Ségolène Grandpré d'avoir contribué à la rédaction de cet article.