Le report de l’âge à la retraite : une opportunité

L’augmentation de l’employabilité des seniors sur le marché du travail permettrait d’augmenter considérablement le PIB des pays de l’OCDE.

Juin 2018

Avec l’augmentation de l’espérance de vie et particulièrement de l’espérance de vie en bonne santé, les seniors sont amenés à travailler de plus en plus longtemps. Une évolution qui doit permettre de répondre aux conséquences du vieillissement de la population sur l’organisation de la société, de l’économie aux systèmes de santé. Pourtant, en France, l’employabilité des seniors reste assez limitée : quelles réformes le pays doit-il mener pour profiter de cette opportunité ?

Tendance de fond

C’est une tendance de fond, inévitable : d’ici 2050, le nombre de personnes âgées de plus de 55 ans va croître de près de 50 % et atteindre environ 538 millions dans les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Ainsi, d’un pays de l’OCDE à l’autre, le taux d’emploi actuel des travailleurs âgés entre 55 et 64 ans varie considérablement. Si l’Islande (84 %), la Nouvelle-Zélande (78 %) et la Suède (76 %) ont les taux d’emploi des seniors les plus élevés, la France (44 %), le Luxembourg (40 %), la Grèce (38 %) et la Turquie (34 %) se situent nettement sous la moyenne des pays de l’OCDE, située autour de 60 %.

78 % des actifs âgés de 55 à 64 ans travaillent encore en Nouvelle-Zélande

Cette évolution questionne la place des seniors dans le monde du travail et leur rôle au sein des entreprises. Or, on observe qu’un haut niveau d’employabilité des seniors a un impact positif sur la performance globale du marché de l’emploi du pays. Ainsi, l’Islande, la Nouvelle-Zélande et Israël sont sur ce plan les nations les plus performantes, tout comme les pays d’Asie, notamment le Japon et la Corée du Sud. La France quant à elle a perdu deux places dans le classement « Golden Age Index » de PwC depuis 2003 et se positionne désormais à la 26e place.

Cette évolution questionne la place des seniors dans le monde du travail et leur rôle au sein des entreprises. Or, on observe qu’un haut niveau d’employabilité des seniors a un impact positif sur la performance globale du marché de l’emploi du pays. Ainsi, l’Islande, la Nouvelle-Zélande et Israël sont sur ce plan les nations les plus performantes, tout comme les pays d’Asie, notamment le Japon et la Corée du Sud. La France quant à elle a perdu deux places dans le classement « Golden Age Index » de PwC depuis 2003 et se positionne désormais à la 26e place
Cette évolution questionne la place des seniors dans le monde du travail et leur rôle au sein des entreprises. Or, on observe qu’un haut niveau d’employabilité des seniors a un impact positif sur la performance globale du marché de l’emploi du pays. Ainsi, l’Islande, la Nouvelle-Zélande et Israël sont sur ce plan les nations les plus performantes, tout comme les pays d’Asie, notamment le Japon et la Corée du Sud. La France quant à elle a perdu deux places dans le classement « Golden Age Index » de PwC depuis 2003 et se positionne désormais à la 26e place
Cette évolution questionne la place des seniors dans le monde du travail et leur rôle au sein des entreprises. Or, on observe qu’un haut niveau d’employabilité des seniors a un impact positif sur la performance globale du marché de l’emploi du pays. Ainsi, l’Islande, la Nouvelle-Zélande et Israël sont sur ce plan les nations les plus performantes, tout comme les pays d’Asie, notamment le Japon et la Corée du Sud. La France quant à elle a perdu deux places dans le classement « Golden Age Index » de PwC depuis 2003 et se positionne désormais à la 26e place
Cette évolution questionne la place des seniors dans le monde du travail et leur rôle au sein des entreprises. Or, on observe qu’un haut niveau d’employabilité des seniors a un impact positif sur la performance globale du marché de l’emploi du pays. Ainsi, l’Islande, la Nouvelle-Zélande et Israël sont sur ce plan les nations les plus performantes, tout comme les pays d’Asie, notamment le Japon et la Corée du Sud. La France quant à elle a perdu deux places dans le classement « Golden Age Index » de PwC depuis 2003 et se positionne désormais à la 26e place

L’emploi des seniors : un moteur de croissance

En Nouvelle-Zélande, 78,2 % des actifs entre 55 et 64 ans exercent un emploi. En suivant cet exemple, les 36 pays de l’OCDE les moins en avance pourraient optimiser leur PIB cumulé de 3500 milliers de milliards de dollars. Dans ce scénario, la Grèce pourrait faire le gain le plus important avec + 23 % de PIB. La France verrait, elle, son PIB croître de 16,5 % si elle s’inspirait du modèle néo-zélandais, avec une hausse de 406 milliards de dollars.

16,5 % d’augmentation potentielle du PIB en France si l’employabilité des seniors augmente.

L’évolution du monde du travail pourrait cependant compliquer l’atteinte de cet objectif. En effet, l’automatisation progressive des métiers, surtout dans les emplois de contrôle liés à la finance, à l’assurance et également dans les emplois manuels, pourrait particulièrement fragiliser l’emploi des seniors. Ainsi en France ce sont 25 % des emplois occupés aujourd’hui par des seniors qui pourraient être remis en cause par la robotisation, contre 20 % en moyenne pour les autres pays de l’OCDE. À noter que les femmes de plus de 55 ans sont particulièrement exposées à ces risques.

« C’est tout le modèle de l’entreprise qui est ici questionné : comment construit-on un environnement inclusif et attractif, dans lequel les seniors qui sont amenés à être de plus en plus nombreux, peuvent s’épanouir et évoluer ? C’est l’un des défis que les entreprises ont à relever si elles veulent attirer les talents seniors qui ont beaucoup à apporter. Les entreprises qui se saisiront de ces questions seront les plus attractives »

Agnès Hussherr, Associée et responsable des ressources humaines au niveau mondial, PwC France

Face aux risques de l’automatisation, former les travailleurs les plus âgés

« La reconversion et l’apprentissage tout au long de la vie seront (...) essentiels pour permettre à ces travailleurs de saisir les nombreuses opportunités professionnelles qu’offriront l’intelligence artificielle et les technologies associées ».

Frédéric Petitbon, Associé, PwC France

Seulement, comment convaincre les salariés les plus expérimentés de l’intérêt d’une montée en compétences en cours de carrière ? Pour ce faire, les seniors devraient se muer en « digital adopters », capables de faire évoluer positivement les contours de leur poste. Autre opportunité : bien des professions « physiques » ou devenues usantes avec le temps ne seront plus interdites à ses employés plus fragiles physiquement. Et plus globalement, les gains de productivité liés à l’automatisation pourraient amener les entreprises à dynamiser leur politique de recrutement, notamment en raison d’un accroissement prévisible de la demande de produits technologiques ou personnalisés. Le vieillissement des salariés et l’automatisation sont donc de belles opportunités, à condition de les appréhender avec clairvoyance.

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Laure Châtillon

Associé Valuation & Business Modelling et Responsable de la diversité, PwC France

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