L'avenir du travail ?

Optimiser l'expérience collaborateurs et libérer le potentiel de la data

Décembre 2018

Pour recruter, fidéliser et voir s’épanouir les talents dont elles ont besoin, les organisations doivent élaborer des politiques RH qui anticipent l’évolution des compétences, des modes de travail et des attentes de leurs collaborateurs. Y sont-elles prêtes ? L’étude « Preparing for tomorrow’s workforce, today », menée auprès de plus de 1200 dirigeants et responsables RH dans 79 pays, montre que toutes les entreprises n’ont pas pris la mesure des changements et des évolutions en cours.

Mieux exploiter le potentiel des données

63 % des entreprises estiment qu’il est important que les DRH appréhendent le nouveau paysage technologique et son impact sur les métiers

Les entreprises interrogées reconnaissent à plus de 60 % l’importance des données et outils d’analyse en matière RH. Mais il y a un écart important entre la prise de conscience et le passage à l’action. Seules 38% des entreprises disent recourir aux données et aux outils d’analyse pour anticiper et optimiser les compétences professionnelles, et elles ne sont que 27 % à les utiliser pour étayer leurs prises de décisions. Plus surprenant encore, seules 28 % se servent des analyses de données pour éliminer les biais dans leurs processus de recrutement, d’évaluation de la performance et d’octroi de gratifications.

Pour mieux piloter leur politique RH, les entreprises doivent investir davantage dans les outils numériques. Encore faut-il qu’elles puissent s’appuyer sur des données de référence, ce qui suppose de répertorier les compétences existantes et de faire évoluer les référentiels métiers.

Améliorer l’expérience collaborateur

72 % des entreprises souhaiteraient améliorer leurs espaces de travail

Vivre une expérience satisfaisante au travail tient à plusieurs facteurs. C’est d’abord la question de la gestion de la charge de travail qui émerge puisque de nombreux salariés travaillent dans des cultures professionnelles très exigeantes : alors que 75 % des entreprises estiment que c’est un aspect important, seules 50 % disent prendre des mesures pour une meilleure gestion de cette charge. Pour les autres, les risques de stress voire de burn-out parmi leurs collaborateurs sont majeurs.

Le développement de l’autonomie dans le travail est un autre facteur d’épanouissement : 70 % des entreprises sondées le pensent mais elles ne sont que 45 % à accorder en réalité un fort degré d’autonomie à leurs collaborateurs. De la même façon, 78 % d’entre elles considèrent que l’adaptabilité et l’agilité sont deux qualités à promouvoir chez leurs collaborateurs mais seules 52 % mettent en œuvre une gestion des talents allant dans ce sens.

Utiliser le potentiel des nouvelles formes de travail

Les modes de travail sont plus fluides, le nombre de « freelances » est en fort développement, et les liens entre les grandes entreprises et les start-up accélèrent l’accès à l’innovation et aux compétences les plus pointues. Mais peu d’entreprises savent réellement exploiter ce potentiel. Si 77 % d’entre elles disent vouloir utiliser ce vivier de collaborateurs, seules 8 % confirment que leur entreprise est en mesure d’y avoir recours au moment opportun et 58 % avouent ne pas avoir les moyens pour réellement mettre en œuvre une politique d’innovation ouverte.

« Avec tous les débats autour de l’intelligence artificielle, de l’automatisation et de la robotisation de l'emploi, de nombreux salariés s’inquiètent et se forgent leur propre idée de l’avenir du travail. Les entreprises devraient reprendre la main et s’approprier cette vision du travail pour dresser un portrait convaincant de ce que le monde de demain réserve à l’entreprise et à ses collaborateurs, tout en se montrant plus transparentes sur leurs plans et décisions »

Agnès Hussher Global Human Capital Leader et Associée responsable Human Capital & Culture d’entreprise chez PwC

Mieux appréhender l’impact des évolutions technologiques

L’automatisation et le développement de l’intelligence artificielle, modifient les métiers et les rôles. Or 63% des entreprises estiment que leurs fonctions RH ne sont pas en capacité de bien appréhender ces mutations ! Et d’ailleurs la moitié des responsables RH eux-mêmes confessent ne pas bien maîtriser les risques engendrés par l’automatisation. Or sans une compréhension de ces enjeux, il parait difficile d’y préparer les collaborateurs et d’élaborer un discours clair sur le sujet.

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