Intelligence artificielle, robotique et automatisation : quels impacts sur les métiers ?

Février 2018

L’intelligence artificielle, la robotique et l’automatisation « intelligente » se développent à un rythme très soutenu. Alors que ces technologies ont le potentiel de booster l’économie, la productivité et de créer de nouveaux produits et services, ils pourraient également entraîner une disruption sans précédent dans la structure des emplois. Dans une enquête récente de PwC, 37% des travailleurs interrogés se déclaraient ainsi inquiets quant à l’éventualité de perdre leur métier au profit de l’automatisation.

Face à cet enjeu majeur, PwC a  analysé les données de 29 pays, parmi lesquels la France, qui figure en 7ème place en matière de taux d’automatisation potentielle en 2030.

Comment faire face à ce défi et quelles en sont les conséquences pour les acteurs économiques ?

Plusieurs vagues d’automatisation aux conséquences différentes

Le processus d’automatisation évolue constamment, notamment à travers 3 vagues qui se chevauchent :

  • Vague algorithmique : centrée sur l’automatisation de tâches simples sur ordinateur, et l’analyse de données structurées dans des domaines comme la finance, l’innovation et les communications ;
  • Vague d’intelligence augmentée :  l’automatisation de tâches répétitives comme le remplissage de formulaires, l’échange d’informations à travers un support technologique dynamique, et l’analyse statistique de données non structurées dans un environnement semi-contrôlé, comme par exemple des drones ou des robots dans des usines ;
  • Vague d’intelligence autonome : centrée sur l’automatisation du travail manuel, et la résolution de problèmes dans des situations réelles qui nécessitent des actions appropriées, par exemple dans l’industrie, le transport (véhicules autonomes).
Plusieurs vagues d’automatisation aux conséquences différentes

La France, fortement impactée par l’automatisation à moyen et long terme

La France, fortement impactée par l’automatisation à moyen et long terme

En fonction du type d’économie et des décisions des pouvoirs publics sur la question, l’automatisation pourrait avoir un impact radicalement différent selon les pays. Par exemple, les pays dont la structure est basée sur les services, comme les Etats-Unis, le Royaume-Unis ou la France, seraient plus fortement impactés.

La France pourrait ainsi avoir un taux d’automatisation potentiel de plus de 35% à horizon 2030. La fabrication industrielle serait le premier secteur concerné (53% d’automatisation prévue pour 2030), suivi par le secteur de la distribution et de la vente (41%). Les personnes ayant un faible niveau d’étude sont également les premiers touchées (51%, contre 14% pour les personnes ayant un haut niveau d’étude).

Trois enjeux clés pour les pouvoirs publics et les entreprises

Le processus d’automatisation des emplois est soumis à de nombreux variables, et l’action des entreprises et des pouvoirs publics aura un rôle déterminant dans l’impact qu’elle pourra avoir. Trois enjeux clés se dessinent pour l’ensemble des acteurs économiques :

  • Adapter l’éducation et la formation continue pour anticiper l’impact des nouvelles technologies,
  • Soutenir la création d’emplois à travers des investissements, l’Intelligence Artificielle étant également source de nouveaux types de métiers,
  • Mettre en place des filets de « protection sociale », pour apporter de l’aide aux populations ayant du mal à s’adapter à ces bouleversements technologiques.
Trois enjeux clés pour les pouvoirs publics et les entreprises

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