La transition énergétique en 2019

Quelles tendances et quelles opportunités pour l'économie mondiale ?

La transition énergétique est issue d’un constat partagé par la grande majorité de la communauté internationale sur l’urgence des menaces écologiques. Les engagements pris par les pays réunis à Paris pour la COP 21 en décembre 2015 sont aujourd’hui, de l’avis des climatologues, insuffisants pour limiter le réchauffement climatique à 2 degrés Celsius.

PwC est convaincu que cette transition énergétique s’apparente à une révolution industrielle dont les transformations auront des conséquences durables sur tous les secteurs économiques. Forts de ce constat, nous lançons une réflexion au sein de nos équipes et de nos clients, en vue d’appréhender l’ensemble des dimensions liées à cet enjeu.

Une filière en mutation

Les engagements internationaux visent à engager l’économie mondiale dans un régime climatique en rupture franche avec la situation actuelle, mais aussi à inciter décideurs publics et entreprises à prendre en compte le réchauffement climatique dans leurs stratégies. L’un des principaux enjeux aujourd’hui est de réorienter les flux financiers vers les secteurs bas carbone et les technologies promues dans le cadre de la transition énergétique, comme cela a été souligné lors du One Planet Summit. Cela implique de répondre à nombre d’arbitrages fondamentaux : quelle juste répartition des investissements pour limiter le réchauffement ou modérer son impact sur les communautés et l’activité économique ? Quels dispositifs contraignants pour garantir le respect des objectifs de réduction d’émission des GES ou de l’intensité énergétique ? Quel prix pour le carbone ? Et, in fine, quels modèles économiques durables, susceptibles d’assurer de concert croissance économique et respect des engagements climatiques ?

Dès aujourd’hui, la transition énergétique amorce une révolution dans les modalités de production, de distribution et de consommation de l’énergie à venir. Une révolution qui se veut « 3D » : décarbonée, décentralisée et digitale.

Décarbonée, cela va sans dire : le recours massif aux énergies renouvelables est l’une des conditions sine qua non pour limiter le réchauffement climatique. La croissance des rendements et du niveau de maturité des nouvelles sources de production devrait continuer d’améliorer leur compétitivité.

Décentralisée, car le recours accru à ces énergies, et l’objectif de limiter les pertes d’énergie inhérentes au transport d’électricité sur de longues distantes appellent au développement d’une production locale, du territoire à l’échelle individuelle, l’adoption à une communauté ainsi qu’une régulation adaptée. Ce sera d’ailleurs sans aucun doute l’un des leviers pour une meilleure acceptabilité des projets.

Digitale, car la décentralisation est à la fois rendue possible et dépendante de systèmes numériques de pilotage et d’optimisation en temps réel. Ces systèmes sont capables d’ajuster en continu les flux diffus de production et de consommation et de gérer des dispositifs de stockage innovants.

Une des caractéristiques de cette révolution industrielle : là où les filières de production et de distribution s’organisaient de manière séparée et centralisée, c’est une véritable filière “verticale” de la transition énergétique qui est en développement. Sont susceptibles de s’y agréger, bien sûr, les acteurs historiques de l’énergie – dont les business models sont en transformation accélérée - mais aussi, et surtout, les nouveaux acteurs de la production décentralisée, les acteurs du traitement de la donnée, les start-ups porteuses de nouveaux services liés à l’énergie, les collectivités territoriales soucieuses de maîtriser leurs coûts énergétiques, ou encore les distributeurs de biens de consommation, les banques, le secteur immobilier… Même si aujourd’hui, c’est le foisonnement des acteurs diversifiés qui domine, la consolidation de cette filière devrait impliquer à court ou moyen-terme rationalisations, fusions-acquisitions, rapprochements.

A chaque niveau de ce nouveau paradigme, la place nouvelle du consommateur, ainsi que l’évolution du parcours client devront être considérées avec attention : son rôle évolue largement, à la suite d’une prise de conscience des impératifs écologiques mais aussi, de plus en plus, économiques. Le consommateur, à des degrés de maturité aujourd’hui très hétérogènes, va être progressivement amené à être davantage acteur de ses choix énergétiques : pour la sélection de son fournisseur, la maîtrise de sa consommation, sa contribution à l’effacement lors des pics de demande par exemple – on parlera alors de « consom’acteurs ». Il aura l’opportunité de contribuer, directement ou indirectement, à tout ou partie de la production d’énergie répondant à ses besoins, via, notamment, l’autoconsommation. Il deviendra ainsi « prosumer », c’est-à-dire à la fois producteur et consommateur.

L’innovation technologique soutient cette évolution des comportements, avec notamment l’intégration d’objets connectés dans le quotidien (« foyers intelligents ») et la gestion d’un volume très important de données via des plateformes pour relever ces nouveaux défis. Le développement de la « maison intelligente » s’intègre dans un écosystème plus large, à commencer par les véhicules hybrides ou 100% électriques, puis dans un futur proche dans la ville intelligente (« smart city »). Autant d’usages radicalement nouveaux, pour lesquels le digital (gestion intelligente des données, Internet des Objets, blockchain, drones, modélisation 3D) est à même de limiter le coût des intermédiations, d’améliorer la maintenance prédictive et d’assurer la sécurité des échanges.

« PwC porte un regard attentif à toutes ces révolutions en cours dans le secteur de l’énergie dont les enjeux animent déjà nos équipes au quotidien: technologies & innovations, digitalisation, évolutions des modèles économiques et des stratégies financières, implication des acteurs locaux, impacts sur les régulations, impact des stratégies climatiques. »

Pascale Jean, Associée responsable du secteur Energie

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