L'intégration de critères RSE dans la rémunération des dirigeants se généralise

Juin 2017

 

La montée en puissance des critères RSE dans la rémunération variable des dirigeants reflète une tendance forte qui se traduit aujourd’hui par un traitement réellement plus stratégique des questions de RSE par les entreprises de toutes tailles et les investisseurs. La COP 21 ou encore les Objectifs du Développement Durable sont des révélateurs de cette évolution.

 

L’intégration de critères RSE se généralise dans les politiques de rémunération du CAC 40

En moins de 10 ans, le nombre d’entreprises qui intègrent ces critères n’a cessé d’augmenter, passant de 10% en 2006 à plus de 70% fin 2015.  

Ces chiffres reflètent la volonté des entreprises d’associer critères financiers et critères extra-financiers dans le but de mieux concilier les objectifs de performance opérationnelle de l’entreprise à court terme, ses objectifs de création de valeur durable à plus long terme et les intérêts de ses actionnaires.

L’extension de la démarche aux cadres dirigeants et managers illustre leur volonté d’ancrer davantage la RSE dans les missions et prises de décisions de chaque personne concernée. Ce faisant, l’entreprise contribue au déploiement de sa stratégie RSE à tous les niveaux.

 

 

 

 

Répondre aux attentes croissantes des parties prenantes : un défi central

La complexité des politiques de rémunération, mais aussi les discussions autour de l’écart croissant entre les rémunérations des dirigeants et celles des salariés créent une forte demande de transparence pour mieux mesurer les progrès de l’entreprise en matière de responsabilité sociale.

L’ensemble des parties prenantes (investisseurs, actionnaires, pouvoirs publics et société civile) souhaite plus de clarté sur le choix des critères RSE retenus, leur poids dans la rémunération et le niveau de performance attendu afin de mieux apprécier l’alignement entre la rémunération variable et la performance qu’elle récompense.

Face à ces attentes, les entreprises ont réalisé des efforts de communication mais il reste une marge de progression : seules 54% communiquent sur les indicateurs utilisés pour déterminer la part variable.

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Sylvain Lambert

Associé Responsable du département Développement durable, PwC France

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