Shifting Gears II | PwC x FC4S

Les places financières s’organisent en vue de la croissance exponentielle de la finance durable attendue sur la prochaine décennie

Contrairement à la crise financière de 2008, la montée en puissance des questions de finance durable au plan mondial n’a pas été impactée par la crise économique provoquée par la pandémie de COVID-19 ; celle-ci s’est plutôt renforcée et intensifiée. Malgré l’impact sur les marchés, les produits financiers intégrant des critères ESG ou les entreprises affichant de solides performances ESG se sont avérés plus résilients que la moyenne. D’une manière générale, 2020 témoigne d’une accélération sans précédent de la finance durable.

En tant que centres névralgiques du système financier, les places financières concentrent à la fois investisseurs, activités de marché et institutions publiques. Ce positionnement stratégique en fait des acteurs clés capables de mener la transition vers un système financier plus durable.

Les organisations, publiques comme privées, au centre des places financières ont plusieurs rôles à jouer pour orchestrer le développement à marche forcée de la finance durable :

1. Faire le lien entre tous les acteurs qui composent l’écosystème financier et porter leur voix sous une même bannière tout en facilitant les discussions entre le privé et les régulateurs.

2. Déployer une stratégie de place, identifier les barrières et définir des priorités communes.

3. Cultiver les initiatives de pointe et coordonner les acteurs entre eux.

4. S'assurer que les compétences nécessaires sont disponibles à chaque nouvelle étape de développement.

5. Organiser la coopération internationale et influencer les standards internationaux en diffusant largement les initiatives et innovations locales.

Le rapport Shifting Gears II présente les résultats d’une évaluation approfondie des actions déployées dans 24 places financières membres du réseau FC4S, représentant 2000 fonds d’investissement labellisés et plus de 1000 milliards d’euros de titres de créance verts et durables côtés. Les travaux, menés en partenariat avec le FC4S, visent à fournir un cadre méthodologique afin d'évaluer le niveau de maturité de l’écosystème « finance durable » de chaque place financière. Les membres du FC4S peuvent ainsi se positionner vis-à-vis de leurs pairs et affiner leur stratégie.

Renouveler l’exercice chaque année permet de suivre la progression des différentes places financières et offre une perspective unique sur le développement de la finance durable au plan mondial. L’objectif est également de promouvoir la coopération internationale, de disséminer les meilleures pratiques et d’identifier les initiatives capables d’accélérer la transition vers un système financier plus durable. Découvrez les messages clés de l’étude.

La disponibilité et la qualité des données concentrent toutes les attentions

Très peu cités il n’y a encore que quelques années, les enjeux liés à la production, la consolidation et la diffusion de données environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) sont désormais dans les premières priorités de nombreuses institutions financières, privées comme publiques.

La faible accessibilité, la pénurie de compétences ou encore le manque de comparabilité entre les données de différents fournisseurs freinent la définition et la mise en place de standards communs, y compris au sein des places financières les plus avancées.

Des initiatives notables, comme le développement d’une taxonomie commune en Europe ou la coordination internationale entre les banques centrales, montrent que le sujet évolue rapidement vers davantage de standardisation.

Réglementation : un effet d’entraînement

80 % des places financières interrogées considèrent que de nouvelles réglementations ont un impact positif voire une influence majeure sur le développement de la finance durable. L’exercice reste délicat pour les régulateurs, qui doivent viser juste entre le défaut de mise en application qui encourage le greenwashing, et le surplus de règles contraignantes qui viennent étouffer l’innovation ou décourager la prise de risques.

Des réglementations ambitieuses sont encore attendues dans de nombreuses places financières afin de modifier les conditions de marché et d’inciter les investisseurs à financer entreprises et produits financiers participant à la transition vers une économie bas carbone ou à l’atteinte des Objectifs de Développement Durable (ODD).

L’engagement : un prérequis indispensable, pour le public et le privé

L’engagement des autorités publiques est capital pour mettre en place et crédibiliser des stratégies de développement sur le long terme. Les engagements contraignants envoient un signal fort au marché.

Signe de cet engagement de la sphère publique, près de 50 % des places financières interrogées ont indiqué que les plans de relance, mis en place suite à la pandémie de COVID-19, incluent des conditions liées à des critères ESG.

L’engagement des principaux acteurs, banques, investisseurs institutionnels, et assureurs – relayé par les places financières – illustre la portée de plus en plus globale de la finance durable. S’engager à allouer davantage de flux financiers vers la transition énergétique et la réalisation des Objectifs de Développement Durable (ODD), comme s’engager à exclure les entreprises fortement impliquées dans le charbon ou les énergies fossiles, est désormais incontournable.

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Sylvain Lambert

Sylvain Lambert

Associé Développement Durable, PwC France et Maghreb

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Emilie Bobin

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