Low Carbon Economy Index 2018 - 10ème édition

Intensité carbone des pays du G20 : aucun pays n’atteint le taux de décarbonisation nécessaire pour limiter le réchauffement climatique.

Octobre 2018

La transition vers un mix énergétique à faible teneur en CO2 peine à suivre le rythme de la croissance économique mondiale : alors les émissions repartent à la hausse. L’objectif fixé par l’Accord de Paris sur le climat - limiter le réchauffement climatique à 2 °C - semble encore un peu plus hors d’atteinte.

L’intensité carbone de l’économie a baissé de 2,6 % en 2017 au niveau mondial. Entre 2000 et 2017, la réduction de l’intensité carbone était de 1,6% en moyenne annuelle, l’évolution actuelle est donc plus rapide et importante.

La France  bien placée dans le classement mondial

Avec un taux de décarbonisation d’1,2 % en 2017 et une intensité carbone de 115 tonnes de CO2 par million de dollars de PNB, la France affiche la plus basse du G20.

La Chine se positionne en tête du classement et affiche un taux de décarbonisation de 5,2 % en 2017. Pays le plus émetteur du monde, il réduit actuellement plus rapidement son intensité carbone que les autres pays du G20. L’intensité carbone de son économie a quasiment diminué de moitié en 10 ans.

Le Mexique, l’Argentine et le Royaume-Uni sont également de bons élèves.

L’Arabie Saoudite et la Russie figurent quant à eux en bas du classement (intensité carbone proche de 400 tonnes de CO2 par million de dollars de PNB).

Sans un redoublement des efforts en la matière, le budget carbone du scénario 2 °C sera épuisé en 2036

La baisse moyenne de 2,6 % par an représente moins de la moitié de l’effort nécessaire pour contenir le réchauffement climatique à 2 °C.

Cette année, aucun pays ne parvient au taux de décarbonisation requis, de 6,4%, pour atteindre l’objectif fixé par l’Accord de Paris.

« Comme le rapport du GIEC le rappelle, si la décarbonisation de l’économie n’accélère pas dans les prochaines années, les conséquences négatives pour la planète, les Hommes et l’économie seront nombreuses, telles que la progression des périodes de sécheresse, la disparition de certaines espèces animales, la fonte complète de la banquise en été, la baisse de rendement de certaines cultures, l’augmentation des événements climatiques extrêmes, etc. »

Olivier Muller, directeur au sein du département développement durable chez PwC France et Afrique francophone.

Mais plusieurs pistes existent afin de répondre à ce défi, comme les énergies renouvelables en général (production en hausse de +17 % en 2017) et l’énergie solaire photovoltaïque en particulier (+35 %) ou encore dans l’évolution du parc automobile. Les véhicules électriques font notamment partie des solutions à développer pour limiter les émissions de gaz à effet de serre.

The global carbon budget for 2 degrees
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