Auto-partage : Plus d'un kilomètre sur trois sera « partagé » en 2030

Communiqué de presse

Neuilly sur Seine, le 16 janvier 2018

D’ici 2030, le marché automobile va connaître une profonde transformation. La montée en puissance des concepts de covoiturage économiques, favorisée par l’électrification croissante des véhicules et les progrès dans le développement des voitures autonomes, sera à l’origine d’un nouveau paradigme. Ainsi, la voiture de demain sera électrique, autonome, partagée, connectée et actualisée tous les ans. C’est ce que révèle la dernière étude de PwC Autofacts, l'institut d'analyse statistique de PwC sur le secteur automobile, sur l’évolution de la demande des consommateurs en matière de mobilité « eascy, The five dimensions of automotive transformation ».

Dans la lignée de ces tendances, la « mobilité partagée » entraînera une baisse du nombre de propriétaires de voitures mais le nombre de kilomètres par personne va augmenter. La circulation devrait par conséquent se densifier en raison de l’augmentation significative du trafic individuel. Parmi les autres enseignements clés de l’étude :

  • Le parc automobile pourrait chuter de 280 à 200 millions de voitures en Europe et de 270 à 212 millions aux États-Unis.
  • En revanche, la Chine devrait voir son parc bondir de près de 50% pour atteindre 280 millions de véhicules en 2030, alors qu'il en compte 180 millions aujourd'hui.
  • À l'horizon 2030, le secteur européen et américain des transports aura besoin de 138 millions de véhicules de moins qu'aujourd'hui.
  • Plus d'un kilomètre sur trois sera « partagé » en 2030.
  • En 2030, 40% des kilomètres parcourus pourraient être réalisés à bord de véhicules autonomes.
  • Les déplacements personnels pourraient augmenter de 23 % en Europe, de 24 % aux États-Unis et de 183 % en Chine.
  • En 2030, 55 % des voitures pourraient être électriques.

Paradoxalement, le nombre d’immatriculations en Europe devraient augmenter d’un tiers pour concerner 24 millions de voitures en 2030, dû à l’usure globale des véhicules utilisés pour l’auto-partage.

« Cette révolution automobile entraînera un bouleversement de bon nombre des règles qui dictent le fonctionnement de l’industrie automobile depuis plusieurs décennies. D’ici à quelques années, la norme actuelle voulant que la plupart des gens conduisent leur propre voiture représentera une solution de mobilité parmi tant d’autres »

Selon François Jaumain, associé responsable du secteur automobile chez PwC

L’avenir de l’automobile est à l’auto-partage

Cette tendance au « partage », déjà annoncée en 2017 dans la précédente étude « Digital Auto Report », est le résultat du déploiement des voitures électriques et autonomes. Les experts de PwC Autofacts anticipent le développement massif d’une nouvelle forme de mobilité avec 40% des kilomètres parcourus à bord de véhicules autonomes et plus d'un kilomètre sur trois qui sera « partagé » en 2030.

Dans le même temps, 55 % des nouveaux véhicules pourraient être des modèles électriques, tandis que les moteurs classiques à combustion devraient progressivement disparaître. Si l’Europe et les Etats-Unis suivent la même courbe d’évolution, les concepts de covoiturage et de mobilité autonome devraient se diffuser plus rapidement en Chine. Ainsi, L’Empire du Milieu actuellement leader du marché automobile mondial, pourrait devenir le marché de référence en matière de transformation de l'industrie automobile.

« En Europe, la plupart des constructeurs ont développé une stratégie en faveur des véhicules électriques, encouragée par une réglementation favorable. Volvo Car a été le premier grand constructeur à annoncer la fin progressive de ses modèles à combustion en 2017. La Chine, quant à elle, s’inscrit dans la volonté initiée par la France et le Royaume-Uni et déclare travailler sur un projet d’interdiction des voitures à essence. Les constructeurs occidentaux, bien présents en Chine, vont devoir s’adapter pour ne pas laisser leur place aux constructeurs domestiques déjà bien engagés sur le créneau de la voiture électrique »

déclare François Jaumain, associé responsable du secteur automobile chez PwC

La notion « à la demande » devrait aussi se développer davantage, avec le partage de voiture ou le ride-hailing (comme les VTC) dont on voit déjà les utilisations. Moins d’1% des trajets en Europe sont effectués actuellement via ces services, or on estime que d’ici à 2030, plus de 20% de ces trajets seront concernés par le partage de voiture et l’offre « à la demande »

Le trafic routier va connaître un changement radical

Grâce à ses atouts sur les plans économiques et écologiques, le covoiturage, par son intérêt économique et écologique, devrait entraîner une baisse du nombre de propriétaires de voitures d’ici 2030. En parallèle, le trafic individuel devrait augmenter de manière significative. Selon les résultats de l’étude, les déplacements personnels pourraient grimper de 23 % en Europe à l'horizon 2030, pour atteindre 5,88 milliards de kilomètres. Une hausse de 24 % est attendue aux États-Unis et de 183 % en Chine.

En effet, outre la croissance démographique, les véhicules autonomes seront également utilisés par des personnes qui ne conduisent pas aujourd’hui. Par ailleurs, le développement de véhicules 100% autonomes sera propice aux robotaxis, impliquant la future existence de trajets à vide ; ils devront forcément se rendre d’un point A à un point B pour prendre en charge des passagers.

« Il est évident que les routes seront plus chargées mais grâce à l’amélioration de la connectivité, la circulation de chaque véhicule sera plus facile à organiser à l’avenir. Les véhicules électriques s’avèrent également plus fiables grâce à leur groupe motopropulseur plus simple, ce qui constitue un atout de taille lorsque les voitures sont partagées et font l’objet d’une utilisation plus intensive. À terme, la voiture sera un moyen de transport en commun comme un autre »

appuie François Jaumain, associé responsable du secteur automobile chez PwC

Une augmentation des immatriculations en Europe, aux États-Unis et en Chine en 2030

Cette nouvelle forme de mobilité partagée aura pour résultat une hausse d’un tiers du nombre d’immatriculations en Europe, pour concerner 24 millions de voitures en 2030. Il s’agit de la conséquence logique de la hausse de l’usure globale des voitures due aux mécanismes de covoiturage. Pour les États-Unis, la croissance pourrait atteindre 20 % et les ventes de véhicules neufs s'élever à environ 22 millions en 2030. Une hausse des ventes supérieure à 30 % est prévue en Chine, portant à 35 millions le nombre de voitures vendues.

Cette augmentation notable de la demande imposera aux constructeurs et aux fournisseurs automobiles de mettre en place de nouveaux investissements, pour accroître leur capacité de production et de développer de nouveaux concepts de véhicules hautement spécialisés, à des tarifs nettement plus concurrentiels.

« Les constructeurs automobiles et leurs fournisseurs se verront obligés de prendre des décisions capitales dans les années à venir. Ils devront non seulement s’accommoder de marges plus faibles, en raison de la pression des principaux opérateurs de flottes, mais également accroître leurs investissements pour construire de nouvelles usines et répondre aux mégatendances telles que l’électromobilité »

précise François Jaumain

Enfin, de nouveaux concurrents issus du secteur technologique devraient émerger, désireux de profiter de ce marché. Et face à la concurrence, tout l’enjeu pour les constructeurs est de comprendre que la mobilité n’est plus un produit mais un service. Dès lors, ils devront proposer à leurs clients des offres confortables, accessibles et faciles à utiliser, des offres qui rendent la vie « EASCY : electrified, autonomus, shared, connected and yearly updated » (acronyme forgé par PwC pour décrire la nouvelle génération de véhicules, dont les initiales correspondent en anglais à électrique, autonome, partagée, connectée et actualisée tous les ans). Conduire deviendra ainsi plus simple, plus sûr, moins cher et plus agréable.

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