Economie mondiale en 2050 : 6 des sept premières puissances mondiales seront des économies émergentes

Communiqué de presse

Neuilly-sur-Seine, le 9 février 2017

 

Selon la dernière étude des économistes du cabinet de conseil et d’audit PwC, intitulée « The World in 2050 – The long view: how will the global economic order change by 2050? », le centre de gravité de l’économie mondiale devrait continuer de s'éloigner des pays matures au cours des 33 prochaines années. Dans le même temps, les pays émergents continueront d’accroître leur part du PIB mondial à long terme, ce qui pose des défis aux décideurs politiques pour assurer une croissance durable et représente des opportunités pour les entreprises qui sauront s’adapter au nouvel environnement de marché.

 

Les grands enseignements de l’étude sont les suivants : 

  • L'économie mondiale devrait doubler de taille d'ici 2042.
  • La Chine a déjà détrôné les États-Unis au rang de 1ère puissance économique mondiale en termes de PIB en PPA ; l’Inde pourrait disputer la 2ème place aux États-Unis d’ici 2050 et l’Indonésie se hisser à la 4e place, devançant ainsi des économies développées comme le Japon et l’Allemagne.
  • D’ici 2050, six des sept plus grandes économies au monde pourraient être des pays émergents.
  • La part de l’Europe des 27 dans le PIB mondial pourrait tomber en deçà de 10% à l’horizon 2050.
  • Le Nigeria a le potentiel de s'élever dans les classements mondiaux par PIB, à condition toutefois de diversifier son économie et d’améliorer ses standards de gouvernance ainsi que ses infrastructures.

Les pays émergents à la tête de l’économie mondiale en 2050

Selon l’étude de PwC, l'économie mondiale devrait connaître un taux de croissance annuel réel moyen d’environ 2,5% sur la période 2016-2050. Cette croissance sera essentiellement portée par les marchés émergents et les pays en développement.

Selon Pascal Ansart, associé Strategy&, l’activité de conseil en stratégie de PwC : 

« Le centre de gravité de l’économie mondiale devrait continuer de s'éloigner des pays matures pour s’orienter vers les économies émergentes en Asie et ailleurs. Les pays de l’E7 pourraient peser près de 50% du PIB mondial d’ici 2050, tandis que la part des pays du G7 diminuerait à tout juste 20%. »

La figure 2 ci-après présente les projections de PwC quant à l’évolution du classement des économies du monde par PIB en PPA (cf. méthodologie et résultats détaillés en fin de communiqué).

En 2050, l’Indonésie et le Mexique devraient éclipser le Japon, l’Allemagne, le Royaume-Uni et la France, tandis que la Turquie pourrait dépasser l’Italie. Le Vietnam, l’Inde et le Bangladesh pourraient connaître la croissance la plus rapide sur la période 2016-2050, avec un taux annuel moyen de l’ordre de 5% (cf. figure 3).

Selon les économistes de PwC, le Nigeria est en mesure de se hisser de la 22e à la 14e place au classement général, à condition de diversifier son économie pour réduire sa dépendance au pétrole et de renforcer ses institutions et ses infrastructures. 

Ainsi, la part relative du PIB de la Chine et de l’Inde au sein du PIB monde devrait passer de 18% à 20% et de 7% à 15% respectivement,  alors que le poids des Etats-Unis et de l’Europe 27 devrait baisser de 4 et 6 points respectivement

Vladislava Iovkova, Senior Manager Strategy& spécialiste en analyses économiques, explique :

« La croissance dans de nombreux pays émergents sera soutenue par une relative dynamique démographique. Cette évolution devrait néanmoins s'accompagner d’investissements dans l'éducation et d’une amélioration des fondamentaux macroéconomiques pour garantir suffisamment d’emplois aux jeunes en nombre croissant dans ces pays. »

Des revenus moyens en croissance dans les pays en développement comme dans les pays développés

 

La bonne nouvelle pour les économies matures, c’est qu’elles continueront de disposer d’un revenu moyen plus élevé. Les marchés émergents devraient progressivement combler cet écart, mais la convergence totale des niveaux de revenu à travers le monde ne devrait pas avoir lieu avant 2050.

Vladislava Iovkova ajoute :

« Les écarts de revenu moyen entre pays se combleront au fil du temps, mais ce processus sera loin d’être achevé à l’horizon 2050. En 2050, le niveau de revenu moyen des États-Unis sera environ le double de celui de la Chine et le triple de celui de l’Inde – mais il est également possible que les inégalités de revenus entre les pays continuent de croître, notamment en raison des évolutions technologiques qui favorisent les travailleurs les plus qualifiés et les détenteurs de capitaux. »

Prévision de ralentissement de la croissance mondiale, du fait du vieillissement de la population et de l’entrée des économies émergentes dans une phase de maturité

 

Les économistes de PwC prévoient que la croissance économique mondiale avoisinera 3,5% par an sur la période 2016-2020, puis se repliera à environ 2,7% dans les années 2020, 2,5% dans les années 2030 et 2,4% dans les années 2040.

En parallèle, de nombreuses économies matures (et éventuellement quelques marchés émergents comme la Chine) connaîtront un déclin marqué de leur population en âge de travailler. 

Le défi pour les décideurs politiques : générer une croissance durable à long terme

Pour réaliser tout leur potentiel, les économies émergentes doivent engager des investissements soutenus et tangibles dans le domaine de l’éducation, des infrastructures et des technologies. L’enjeu sous-jacent pour ces pays est de créer des incitations à l’innovation et à l’entrepreneuriat en développant leurs institutions politiques, économiques, juridiques et sociales.

Pour Vladislava Iovkova :

« Les décideurs politiques du monde entier devront faire face à un certain nombre de défis s’ils désirent générer une croissance économique durable à long terme. Des évolutions structurelles, comme le vieillissement de la population et le changement climatique, nécessitent d’appliquer des politiques d’anticipation afin de donner les moyens aux travailleurs de contribuer à la société, y compris à un âge plus avancé, et de promouvoir les technologies décarbonées. »

Des opportunités immenses pour les entreprises dotées d’une stratégie alliant flexibilité et patience

Le développement des marchés émergents est créateur de nombreuses opportunités pour les entreprises. Celles-ci se dévoileront à mesure que ces pays pénétreront dans de nouveaux secteurs et trouveront leur place sur les marchés mondiaux. Ils gagneront ainsi en attractivité comme hub d'affaires pour les investissements et lieux de vie pour les travailleurs qualifiés.

Cependant, les entreprises devront se doter de stratégies opérationnelles alliant flexibilité et patience si elles souhaitent réussir sur ces marchés. Les entreprises doivent se tenir prêtes à ajuster leur positionnement de marque et de marché pour s’adapter à des préférences locales diverses et souvent nuancées et, pour cela, elles devront souvent s'associer à des partenaires locaux.

Pascal Ansart conclut :

« Les entreprises doivent se montrer suffisamment patientes pour surmonter les tempêtes économiques et politiques de courte durée. Mais les chiffres de notre rapport sont sans équivoque : ne pas s’intéresser à ces marchés émergents, c’est se priver de l’essentiel de la croissance économique que le monde devrait connaître entre aujourd'hui et 2050. »

Méthodologie

Il n’existe pas une seule méthodologie pour mesurer la taille relative des économies à différents stades de leur développement. Selon l’objectif de l’exercice, le PIB mesuré en parité de pouvoir d’achat ou aux taux de change du marché peut s’avérer la mesure la plus adéquate. En général, le PIB en parité de pouvoir d’achat est un meilleur indicateur du niveau de vie ou des volumes d’importations et d’exportations parce qu’il corrige les différences de prix, alors que le PIB aux taux de change du marché est un meilleur indicateur de la taille relative du marché pour les entreprises à un certain moment. Cependant, l’histoire montre que la mesure du PIB à taux de change du marché a tendance, sur le long terme, à rejoindre le niveau du PIB à parité de pouvoir d’achat pour les économies émergentes, à mesure que leur revenu moyen se rapproche de celui des économies matures. L’équation économétrique du modèle de croissance de long terme développé par PwC, qui reflète cette relation historique, forme la base des projections de PIB aux taux de change du marché dans l’étude. Le modèle prend comme hypothèse que les taux de change en parité de pouvoir d’achat restent constants en termes réels sur le long terme. Les projections en termes de taux de change du marché sont sujettes à de fortes marges d’incertitude, c’est pourquoi l’étude se concentre principalement sur les projections de PIB en parité de pouvoir d’achat. Toutefois, l’annexe B du rapport complet présente également les projections de PIB aux taux de change du marché en 2050 pour les 32 pays considérés.

 

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