Véhicules connectés : un marché estimé à près de 156 milliards de dollars dans le monde en 2022

Neuilly-sur-Seine, 29 septembre 2016

Selon la 5ème édition de l’étude annuelle « Connected C@r », réalisée par Strategy&, l’activité de conseil en stratégie de PwC, les ventes de véhicules connectés dans le monde devraient tripler entre 2017 et 2022, passant de 52,5 milliards de dollars à 155,9 milliards.

L’explosion de ces ventes de véhicules connectés et autonomes, et les risques qui en découlent, placent la cybersécurité comme un enjeu décisif pour les entreprises du secteur automobile.

D’ici 2022, les applications de sécurité devraient constituer la plus grande partie du marché de la mobilité connectée, avec un volume de 58 milliards de dollars (contre 17 milliards en 2017), passant devant le segment des services connectés, qui devrait atteindre 43 milliards de dollars (contre 20 milliards en 2017). Le segment de la conduite autonome recèle, quant à lui, un fort potentiel pour les 5 prochaines années, puisqu’il devrait totaliser 55 milliards de dollars à horizon 2020, contre seulement 14 milliards en 2017.

 

 

Une dynamique positive pour le marché français de l’automobile

Le marché français de l’automobile a enregistré de très bonnes performances en 2015 avec une croissance de 6,8%, correspondant à 1,9 millions d’immatriculations.

Selon PwC Autofacts, l’institut d’analyse statistique de PwC sur le secteur automobile, cette croissance devrait se poursuivre au même rythme sur l’ensemble de l’année 2016, pour s’établir à près de 6%, soit plus de 2 millions d’immatriculations.

Des facteurs macroéconomiques expliquent les bonnes performances du marché automobile français. D’après sa note de conjoncture de juin 2016, l’INSEE prévoit pour la fin de l’année 2016 une baisse du taux de chômage, qui devrait s’établir à 9,8%, une hausse du pouvoir d’achat et de la consommation des ménages de +1,7%. De plus, les taux d’intérêt très bas actuellement favorisent l’emprunt à crédit pour financer l’achat de véhicules neufs.

D’après François Jaumain, Associé responsable du secteur Automobile chez PwC :

« Cette bonne forme du marché français s’explique principalement par le renouvellement récent de plusieurs modèles français à succès au cours des 2 dernières années, mais aussi et surtout par des conditions macroéconomiques favorables à la consommation des ménages. L’indice de confiance des ménages en France reste notamment plutôt positif. Nous estimons que le niveau d’avant crise, qui s’élevait à 2,1 millions de ventes annuelles de véhicules neufs, pourrait être atteint d’ici 2017 ou 2018. »

Les performances françaises s’inscrivent dans la dynamique européenne. En effet, au sein de l’Union Européenne, la croissance du marché de l’automobile a été excellente. Pour l’année 2015, les immatriculations ont augmenté de 9,2%, ce qui représente la meilleure performance du marché européen depuis 25 ans. Pour l’année 2016, la croissance devrait ralentir quelque peu pour atteindre 6,5%, soit 17 millions d’immatriculations. 

Selon François Jaumain : « Le marché en Europe est resté favorable à l’achat de voitures grâce à un taux d’inflation bas, des conditions de financement favorables, une baisse du prix des carburants et un maintien du chômage à un faible niveau. » 

Les ventes de véhicules connectés dans le monde vont tripler à horizon 2022

La connexion et la digitalisation des véhicules entraînent des bouleversements dans l’industrie automobile, révélant un potentiel de marché spectaculaire. Avec un taux de croissance annuel de 24,3 %, les ventes de véhicules connectés au niveau mondial devraient passer de de 52,5 milliards de dollars à 155,9 milliards de dollars entre 2017 et 2022, soit pratiquement tripler en l’espace de cinq ans.

Si la mobilité connectée concerne aujourd’hui encore essentiellement le segment des véhicules haut de gamme, le marché des véhicules grand public devrait exploser au cours des cinq prochaines années.

Alors que le segment haut de gamme représente aujourd’hui 64,6% des ventes de véhicules connectés, soit un volume de 33,8 milliards de dollars, la vente de solutions connectées se portera, en 2022, en majorité sur des véhicules grand public (50,1% ou 78,1 milliards de dollars), démocratisant ainsi leur utilisation.

Le véhicule connecté n’est pas la seule évolution du secteur. Le véhicule autonome est amené à prendre de plus en plus d’importance à l’heure où les solutions de conduite autonomes se multiplient dans les voitures : elles devraient représenter 14,3 milliards de dollars en 2017 et 54,9 en 2022 (contre 10,5 en 2016). Aujourd’hui à ses balbutiements, son développement s’accélère : depuis octobre 2015, le véhicule autonome de Google, la Google Car, a parcouru plus de 1,2 millions de kilomètres. 

Pour François Jaumain : « Le véhicule autonome va bouleverser l’industrie automobile dans son business model et dans sa façon d’évaluer sa performance. Par exemple, le volume des ventes comme indicateur de performance va laisser sa place, peu à peu, aux kilomètres parcourus. »

La cybersécurité : un sujet clé pour l'avenir du secteur

La digitalisation croissante des véhicules engendre de nouvelles vulnérabilités face aux cyber-attaques ; la cybersécurité devient donc un enjeu crucial pour l’avenir des véhicules connectés. Piratage du système embarqué des véhicules, vol des données des utilisateurs… les entreprises du secteur automobile sont devenues une cible privilégiée des cyber-attaquants.

A ce titre, la dernière étude de PwC « The Global State of Information Security Survey 2016 »  révèle que le nombre d’incidents de sécurité déclarés par les entreprises du secteur automobile a plus que doublé (+115%) dans le monde entre 2014 et 2015.

Les systèmes connectés, de plus en plus sophistiqués, des véhicules amènent par ailleurs les cyber-attaquants à repenser leurs méthodes et leurs finalités. Selon les experts de Strategy&, ils pourraient à l’avenir pirater le code logiciel des véhicules afin de l’offrir gratuitement aux utilisateurs. Ce type d’actions remettrait en cause la rentabilité du marché de la voiture connectée dans son ensemble et représente donc un risque conséquent pour tous les acteurs du marché.

Il semblerait toutefois que les entreprises du secteur aient saisi l’enjeu, puisqu’en 2015, les entreprises interrogées par PwC ont fortement augmenté leur budget dédié à la sécurité de l’information, le montant total enregistrant une hausse de 54%. De plus, 92% d’entre elles ont mis en place des systèmes de cybersécurité pour renforcer leur sécurité de l’information en interne.

Selon Philippe Trouchaud, Associé chez PwC responsable des activités de cybersécurité :

« Avec la digitalisation de leurs processus et de leurs produits, les entreprises automobiles sont de plus en plus concernées par les enjeux de cybersécurité. Si aucun système digital ne peut être sûr à 100%, les véhicules connectés se doivent d’être les plus sécurisés possibles au vu du large public qu’ils touchent aujourd’hui et de l’avenir prometteur que l’on prête à la voiture connectée. Des équipementiers automobiles aux constructeurs, il en va de la responsabilité de tous les acteurs du marché de développer un environnement propice à la mise en place de mesures de sécurité et d’en assurer leur mise à jour fréquente pour faire face aux cyber-attaques toujours plus nombreuses. 

Le secteur automobile est confronté à un défi important avec un impératif de qualité et de résultat majeur. Il devra certainement acquérir de nouvelles compétences, faire évoluer ses méthodes de conception et de maintenance tout en s'ouvrant à ses communautés externes dont l'expertise en cybersecurité lui permettra de progresser. »

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