Communiqué de presse 2016

Neuilly-sur-Seine, le 10 mars 2016

PwC anticipe une année 2016 en demi-teinte pour le secteur hôtelier parisien au cœur d’un marché européen en croissance

Si la 5ème édition de l’étude prospective du cabinet d’audit et de conseil PwC sur l’hôtellerie anticipe la poursuite d’un climat favorable pour le secteur hôtelier en Europe (19 villes européennes étudiées), les prévisions pour Paris sont moins optimistes sur le court terme. Le taux d’occupation annuel des hôtels parisiens ayant chuté de près de 5 % en 2015, PwC révèle que la capitale française devrait enregistrer une croissance de son revenu par chambre disponible (RevPAR) presque atone en 2016 (+0,4 %), avant de repartir à hauteur de +2,7 % en 2017.

 

Paris a souffert en 2015, 2016 devrait être stable et la reprise devrait apparaître en 2017

2015 a été une année difficile pour le marché de l’hôtellerie et du tourisme à Paris, en raison des deux attaques terroristes perpétrées en janvier et novembre, et de l’état d’urgence qui a été décrété par le gouvernement à la suite de ces événements. 
En effet, le nombre de touristes, notamment de touristes internationaux, a chuté et le taux d’occupation annuel des hôtels à fin 2015 est en baisse de près de 5 % par rapport à fin 2014, les mois de novembre et décembre ayant connu respectivement une baisse de 12 % et 20 % du taux d’occupation.

Si les événements géopolitiques récents ont un impact direct sur le recul de Paris en termes d’attractivité touristique fin 2015 et début 2016, cette chute de la fréquentation devrait être intégralement compensée à l’été 2016 avec l’accueil du Championnat d’Europe de football à Paris, maintenant ainsi la capitale française au même niveau qu’en 2014. En effet, Paris devrait demeurer la première destination touristique européenne (22,4 millions de touristes enregistrés en 2014).

Selon Olivier Vialle, associé spécialiste de l’hôtellerie chez PwC : « En 2016, le secteur de l’hôtellerie français devrait bénéficier de la reprise économique, le PIB de la France devant croître de 1,3 % en 2016 et de 1,6% en 2017, mais aussi de la manne des 3 millions de touristes et spectateurs qui seront rassemblés pour le championnat UEFA Euro 2016. Cependant, avec l’état d’urgence toujours actif au premier semestre 2016 et les touristes internationaux qui continuent de bouder la capitale, nous prévoyons une croissance presque atone en 2016. Il faudra attendre 2017 pour pouvoir parler de relance et pour que le taux d’occupation comme le RevPAR retrouvent leurs niveaux de 2014. »

 

Des prévisions optimistes dès 2016 au niveau européen avec des revenus hôteliers en croissance

Les bonnes perspectives du secteur européen du tourisme devraient en effet favoriser les transactions hôtelières en 2016 et 2017, même si la croissance des revenus du secteur n’égalera pas les niveaux exceptionnels atteints en 2015.

L’année 2015 a été exceptionnelle pour le secteur hôtelier européen, en raison d’un nombre de touristes record qui a boosté les performances des hôtels dans de nombreuses destinations du continent. Le tourisme urbain reste un segment majeur de croissance avec une demande qui ne cesse d’augmenter et une offre qui se développe lentement. C’est ce qui explique qu’un grand nombre d’hôtels aient connu un exercice remarquable l’an dernier et devraient donc continuer sur cette lancée en 2016 », analyse Geoffroy Schmitt, associé responsable du secteur Hôtellerie chez PwC.

L’étude PwC constate que la majorité des 19 villes étudiées devrait voir ses revenus hôteliers croître en 2016. Rome prend ainsi la tête du podium des villes attractives en termes de tourisme avec la plus forte croissance de revenu par chambre disponible (RevPAR) au niveau européen.

La croissance est stimulée par la hausse combinée du prix moyen par chambre (ADR) et du taux d’occupation. Celle-ci devrait être très marquée à Rome en 2016 grâce aux 25 millions de visiteurs et de pèlerins attendus à l’occasion de l’Année Sainte, qui améliorera substantiellement le niveau du RevPAR, mais s’accompagnera d’un revers logique en 2017. Dans un grand nombre de villes bien classées, comme Londres, Dublin, Édimbourg ou Amsterdam, où les taux d’occupation sont élevés, c’est le prix moyen qui sera le principal moteur de croissance.

Pour Geoffroy Schmitt : « Au cours des deux prochaines années, le secteur du tourisme et de l’hôtellerie devrait continuer à surperformer le reste de l’économie, profitant de la faiblesse de l’euro et de la chute des cours du pétrole. Si ce dernier phénomène ne s’est encore traduit que par une baisse modeste du prix des billets d’avion, il pourrait réserver de meilleures surprises aux touristes européens en 2016.»

 

A l’instar de ce climat européen optimiste, les investissements et transactions records de  2015 devraient se poursuivre en 2016

Le marché des transactions hôtelières en Europe a atteint un niveau record en 2015, après une hausse de près de 30% sur un an, à environ 21 milliards d’euros. Si le Royaume-Uni a représenté 60% environ de ce volume en 2015, d’autres grands marchés ont suscité l’intérêt des investisseurs, notamment l’Allemagne et l’Espagne.
En 2016, le marché devrait rester dominé par les transactions de portefeuilles, tant au niveau national que paneuropéen, les entreprises hôtelières et les investisseurs cherchant toujours à tirer parti d’opportunités créatrices de valeur. PwC table sur le fait que le niveau des transactions portant sur les grands biens isolés restera faible, ce genre de « trophées » demeurant rare. Seuls deux « trophées » sont actuellement identifiés sur le marché : l’hôtel Rosewood à Londres et Le Méridien Etoile à Paris.

Selon Geoffroy Schmitt : «Les bonnes performances des opérations hôtelières stimulent les marchés d’investissement européens dans ce même secteur. Les volumes des opérations ont été boostés par un regain de confiance et d’intérêt de la part des investisseurs internationaux. D’une façon générale, nous tablons sur une poursuite de l’activité du marché en 2016, bien qu’à un niveau plus modéré par rapport aux records atteints en 2015.»

 

Quelles sont les villes championnes d’Europe en termes de taux d’occupation et de prix ?

Trois villes du Royaume-Uni championnes du taux d’occupation

En 2016, trois villes devraient afficher un taux d’occupation supérieur à 80%. Londres recule légèrement mais se maintient en tête du palmarès (82,9 % en 2015 versus 84,3 % en 2014),  Édimbourg continue de progresser (81,8 % en 2015 versus 81 % en 2014) mais se fait supplanter par Dublin qui fait son apparition dans le palmarès directement à la deuxième place (82,3 %). En raison des incertitudes géopolitiques notamment, Paris quitte ce podium.

Selon Olivier Vialle : « Les taux d’occupation élevés reflètent une transition du secteur vers plus d’hôtels de marque bon marché dans certains pays et vers l’utilisation de canaux de distribution en ligne, combinée à une plus grande propension des populations à voyager. »

 

Si les prix augmentent dans toutes les villes européennes, à l’exception de Paris, la capitale française demeure la ville la plus chère du continent

En 2016, selon les prévisions de l’étude, les prix devraient évoluer à la marge, mais le palmarès demeura inchangé. En effet, même si son prix moyen par chambre diminue légèrement, Paris restera la ville la plus chère (252,50 € en 2016 versus 257 € en 2015). Genève devrait maintenir aussi sa deuxième position, mais l’écart avec Paris se réduira de plus en plus (246,80 € en 2016 versus 232 € en 2015). Zurich et Londres se maintiendraient au même niveau dans le classement et verraient elles aussi leurs prix augmenter (219,20 € pour Zurich en 2016 versus 193 € en 2015 ; 202,20 € pour Londres en 2016 versus 182 € en 2015). En 2017, la plupart des villes devrait voir le niveau du prix moyen par chambre continuer à croître, maintenant ainsi le palmarès  inchangé.

 

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