Communiqué de presse 2007

Paris, le 7 mars 2007

Seuls 50% des « risk managers » estiment que leur fonction a créé davantage de valeur qu’il y a 3 ans.

Sous la pression des  réformes réglementaires de  Bâle II et Sarbanes Oxley, les institutions financières ont alloué ces dernières années des  budgets conséquents au management des risques mais, selon  les résultats d’une étude de PwC menée auprès de plus de 400 représentants des directions générales d’institutions financières dans le monde entier, la création de valeur attendue ne semble  toujours pas être au rendez-vous.  

Cette étude réalisée par PwC en coopération avec l’Economist Intelligence Unit intitulée «  Créer de la valeur, le management des risques dans les services financiers » révèle que presque un quart des personnes interrogées ont augmenté leur budget annuel consacré au management des risques de plus de 25% chaque année ces trois dernières années. Toutefois, seuls 50% des « risk managers » interrogés estiment que la fonction a généré davantage de valeur qu’il y a trois ans. Du côté d’autres professionnels, le verdict est pire : ils ne sont que 23% à estimer qu’il y a eu une croissance substantielle de la valeur.

Les organisations sont encore trop uniformément focalisées sur la mise en conformité réglementaire

Aujourd’hui les organisations estiment qu’un management des risques efficaces est davantage défini par l’instauration de meilleures relations avec les régulateurs (55%) que par l’amélioration des résultats relatifs aux risques pris (42%)  et l’attraction et la fidélisation des talents (18%). Néanmoins interrogés sur l’efficacité avec laquelle les « risk managers » menaient à bien les différents volets de leur mission,  seuls 7% des personnes estiment que le management des risques accompagne très efficacement la prise de meilleures décisions de la part des managers et 31% estiment qu’ils l’accompagnent efficacement.

Benoît Catherine, associé responsable du secteur financier, Europe continentale
« Alors que le secteur se met en conformité avec les réglementations telles que Bâle II , les « risk managers » et les fonctions annexes  doivent aujourd’hui évoluer de façon à produire un impact tangible sur leur organisation dans son ensemble et devenir un « business partner » stratégique de la direction général. »
   
Le management des risques n’est pas suffisamment investi par l’intégralité de la stratégie des organisation

Interrogés sur les attitudes qu’il faudrait faire évoluer dans leurs organisations à l’avenir pour que le management des risques crée davantage de valeur,  66% d’entre eux estiment qu’il devrait se positionner comme une fonction plus stratégique. En effet, l’étude révèle également le fait que la fonction de management des risques n’est souvent pas investie de façon proactive par l’ensemble de l’activité de l’organisation. Plus de la moitié des personnes interrogées par l’étude ont reconnu qu’il n’existait pas réellement d’évaluation des risques structurée au cœur de certains des process les plus critiques pour la valeur de leurs organisations telles que les opérations de fusions et acquisitions, les politiques de prix, de recrutement et de rémunération.

Maria-Isabel Fadul, directeur  exécutif gouvernance et gestion des risques au niveau de l’Europe continentale
 « Les personnes interrogées voient le besoin d’aller au-delà de la gestion des risques traditionnels (crédit et marché) et sont conscients des défis liés à la gestion de risques moins traditionnels et moins tangibles tels que les risques stratégiques et business. Cependant elles sont convaincues de la nécessité de se mobiliser sur ces problématiques qui figurent parmi les plus dangereuses pour les institutions financières. »

Un nouvel agenda vers un management des risques motivé davantage par la création de valeur

Cependant,  en dépit du fait que les personnes interrogées citent à 55% la régulation comme le principal moteur de l’évolution de la fonction des « risk managers » dans les trois années à venir,  ce taux a considérablement baissé par rapport aux éditions précédentes de l’étude. Aujourd’hui, d’autres moteurs émergent tels que la création de valeur  (27%), l’accroissement de l’avantage compétitif (16%) et la réduction des coûts(14%).
 
Benoît Catherine, associé responsable du secteur financier Europe continentale:

 “ Le management des risques au sens strict permet d’éviter les pertes et de réaliser des profits. Mais la valeur du management des risques va bien au delà. Il peut améliorer considérablement la réputation des organisations vis à vis des clients et de l’ensemble des  parties prenantes, réduire les coûts de financement, maintenir la capacité et la flexibilité de l’investissement, fournir des données de management plus efficaces et améliorer la compétitivité des prix. »

Quelques institutions financières majeures ont réalisé des progrès importants pour mettre le management des risques au centre de leur stratégie en intégrant pleinement les risk managers et leurs process aux métiers de première ligne. D’autres ont renforcé l’intégration des fonctions de management des risques entre la finance et les risques afin de mieux soutenir le capital management, le planning stratégique et les process de relations avec les investisseurs.

                                    L’étude est disponible sur demande et depuis le site www.pwc.fr

A propos de l’étude

«  Créer de la valeur, le management des risques dans les services financiers »ou « Creating value: effective risk management in financial services

Cette étude a été réalisée en ligne par PwC avec l’Economist Intelligence Unit en janvier 2007 auprès de 400 représentants des directions générales d’institutions financières dans le monde entier   (banques, assurances, sociétés d’investissement…) établis dans le monde entier et complétée par des interviews en face à face de clients clés.

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