Communiqué de presse 2010

Paris, le 27 janvier 2010

Retour de la confiance des chefs d’entreprise

La 13e CEO survey réalisée par PwC auprès de 1 198 chefs d’entreprise dans 52 pays montre un certain retour à la confiance de la part des dirigeants. Cet optimisme se traduit notamment par la reprise annoncée des recrutements. L’étude montre aussi que la gestion des risques est désormais une thématique prioritaire pour les chefs d’entreprise.
   
81 % des chefs d’entreprise se déclarent « confiants » ou « très confiants » pour l’année à venir contre 64 % l’an passé. Ce chiffre est de 70 % en Europe de l’Ouest, 80 % en Amérique du Nord et 91 % en Amérique du Sud et en Asie.

Les chefs d’entreprise dans le monde affichent donc cette année un niveau de confiance en hausse par rapport à l’an passé. Parmi eux, on constate qu’ils étaient 21 % seulement à se déclarer « très confiants » quant à l’évolution de leur chiffre d’affaires en 2009 -le résultat le plus bas depuis que PwC a lancé cette étude- contre 31 % cette année.
On observe aussi cette évolution sur le plus long terme (évolution du chiffre d’affaires dans les trois années à venir), puisque la confiance s’élève dans ce cas à 50 %.

Cette nouvelle tendance doit cependant être mise en perspective. Il y a deux ans, ils étaient ainsi 50 % à se déclarer « très confiants » à court terme.

On constate par ailleurs que le retour de l’optimisme, s’il est bien réel, diverge en fonction de la maturité des économies. Pour Etienne Boris, directeur général, responsable du développement, de PwC en France : « En matière de confiance, on observe une vraie différence entre pays émergents et pays développés. Les dirigeants d’Amérique latine et d’Asie sont plus confiants que ceux d’Amérique du Nord (11 points d’écart) et davantage encore que ceux d’Europe occidentale (20 points d’écart ».  

L’importance du capital humain 

Ce regain d’optimisme se traduit par un enjeu majeur : le recrutement.
« Les chefs d’entreprise sont confrontés au défi du recrutement de nouveaux talents  mais également au développement de ceux-ci. 41 % d’entre eux envisagent en ce sens d’accroître leurs efforts de formation » analyse Etienne Boris. Alors que 25 % des dirigeants envisagent de réduire leurs effectifs au niveau mondial, ils sont près de 40 % à songer à étoffer leurs équipes. Dans les pays émergents, plus de 60 % des patrons brésiliens pensent accroître leurs effectifs en 2010, ce chiffre atteint 59 % en Inde et 53 % en Chine. Mais les pays développés ne sont pas en reste : 42% des dirigeants anglais et 30 % des patrons français souhaitent recruter dans l’année. Si l’on précise l’analyse, parmi les chefs d’entreprise qui prévoient d’augmenter de plus de 8 % leurs effectifs en 2010, ils sont 10 % en Allemagne, 11 % en France et 19 % au Royaume Uni. Au niveau mondial, les secteurs les plus porteurs sont les services, la technologie, et l’assurance.


                 
Excès de réglementation

Le prolongement de la récession est considéré comme la préoccupation majeure des dirigeants pour l’année à venir (65 %) suivi de près par l’excès de réglementation (60 %). 27 % des dirigeants se déclarent même « particulièrement inquiets » par ce dernier sujet. L’instabilité sur les marchés de capitaux et la volatilité des taux de change font aussi partie des préoccupations importantes.

Le changement climatique à l’ordre du jour

La récession a fortement impacté les investissements des entreprises dans de nombreux domaines. Le changement climatique a été épargné par cette tendance. Parmi la petite majorité de dirigeants qui avait mis en place des actions de lutte contre le changement climatique avant la crise, 61 % n’ont pas modifié leurs investissements et 17 % les ont augmentés. Seuls 13% les ont freinés. La réponse des entreprises au changement climatique est liée aux politiques mises en place par les gouvernements et aux exigences réglementaires.   Ainsi trois chefs d’entreprise sur cinq se préparent aux nouvelles réglementations concernant le carbone notamment.  

Réputation des sociétés et changement de comportements des consommateurs

La question de la réputation des entreprises et les nouveaux comportements des consommateurs issus de la crise sont également objets d’attention. Plus d’un quart des chefs d’entreprise dans le monde estime que la réputation de leur secteur a été ternie par la crise. Ce chiffre atteint 61 % dans le secteur financier.  

De nombreux secteurs anticipent de profonds changements de comportements des consommateurs : le secteur des technologies (66 % des chefs d’entreprise), de la distribution (64 %) mais aussi des médias et du divertissement (60 %).

Comment gérer l’après-crise ?

Les restructurations se sont poursuivies à grande échelle en 2009 et de nombreuses activités restent engagées dans la voie de la réduction des coûts. Près de 70 % des chefs d’entreprise prévoient de lancer des actions de ce type cette année et près de 90 % d’entre eux en ont engagées l’an passé.

En termes de développement, la majorité des chefs d’entreprise place la pénétration de leurs marchés existants comme le principal gisement de croissance. Cette tendance qui existait avant la crise se renforce. En 2007, seuls 23 % des patrons citaient ce renforcement comme principale solution à la croissance. Ils sont 38 % aujourd’hui.

Des investissements pourtant vitaux pour la croissance à long terme tels que la R&D, le développement de nouveaux produits et des marques se situent par exemple bien derrière les initiatives de réduction des coûts. « Cette prudence montre que la reprise est encore fragile. Les chefs d’entreprise n’osent pas encore engager des investissements d’avenir » considère Etienne Boris.

La gestion des risques est l’affaire de tous

La gestion des risques devient un enjeu majeur des chefs d’entreprise. 41 % d’entre eux annoncent des changements significatifs dans leur approche. La gestion des risques doit désormais être appréhendée par l’organisation à tous les niveaux. L’approche des risques ne doit plus se cantonner aux contrôles de base, elle doit désormais s’appliquer à toutes les dimensions de l’entreprise (stratégie notamment). Un dirigeant sur cinq estime que son conseil d’administration est d’ores et déjà « engagé de façon plus significative » dans l’évaluation des risques. Le principal regret que partagent les chefs d’entreprises dans la gestion de leur entreprise pendant la récession est de ne pas avoir mesuré pleinement les risques et réussi à y apporter une réponse rapide. « Assurer une meilleure gestion des risques est la leçon la plus souvent citée par les dirigeants au sortir de cette crise » souligne Etienne Boris. 

À propos de la  Global CEO Survey

La treizième édition de l’étude a été réalisée auprès de 1198 dirigeants dans 52 pays au cours du dernier trimestre de l’année 2009. La majorité des interviews a été réalisée par téléphone. Le rapport a été coordonné par PwC International Survey Unit à Belfast en Irlande du Nord. 535 interviews ont été réalisés en Europe (Autriche, Belgique, Chypre, République Tchèque, Danemark, Estonie, Finlande, France, Allemagne, Grèce, Hongrie, Italie, Pays-Bas, Norvège, Pologne, Portugal, Roumanie, Russie, Espagne, Suède, Suisse, Turquie, Royaume-Uni, Ukraine), 289 dans la zone Asie-Pacifique (Australie, Chine-Hong-Kong, Inde, Indonésie, Japon, Corée, Malaisie, Nouvelle Zélande, Singapour, Taiwan, Thaïlande, Vietnam), 167 en Amérique Latine (Argentine, Bolivie, Brésil, Chili, Colombie, Equateur, Mexique, Paraguay, Pérou, Uruguay, Venezuela), 139 en Amérique du Nord (US, Canada) et 68 au Moyen Orient et en Afrique. 37 % des entreprises représentées ont un chiffre d’affaires  supérieur à 1 milliard de dollars et  38% d’entre elles situent leur chiffre d’affaires entre 100 millions et 1 milliard de dollars. Enfin les revenus des entreprises restantes  s’élèvent à moins de 100 millions de dollars.  

À propos de PwC

Les entités membres de PwC (PwC) développent des missions d’audit, de conseil et d’expertise comptable pour des entreprises et des organisations, publiques et privées, privilégiant des approches sectorielles et assurant confiance et valeur ajoutée pour ses clients et l’ensemble des parties prenantes.
En France, PwC développe cette approche avec Landwell & Associés, société d'avocats membre du réseau PwC.

Constitué d’entités légalement autonomes et indépendantes, membres de PwC International Limited, PwC rassemble en France 3 800 personnes dans 25 bureaux.

Dans le monde, plus de 163 000 personnes travaillent au sein du réseau dans 151 pays, partageant points de vue, expériences et solutions pour proposer des perspectives innovantes et des conseils adaptés à chaque problématique.

PwC, leader mondial de prestations de services intellectuels, a réalisé un chiffre d’affaires de 26,2 milliards de dollars (au 30 juin 2009).