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Communiqué de presse 2012

Neuilly-sur-Seine, le 18 janvier 2012

L’intérêt pour le secteur du diagnostic médical in vitro affiche une forte croissance

De 2012 à 2014, PwC s’attend à une croissance de l’intérêt des investisseurs envers l’industrie du dispositif médical de diagnostic in vitro (DMDIV)1. Selon « Diagnostics 2011 », l’étude bisannuelle de PwC sur l’industrie du DMDIV, cette tendance fait suite à la montée en flèche de la valeur des fusions-acquisitions dans le secteur, l'accélération du nombre de partenariats avec l’industrie pharmaceutique portant sur les tests compagnons2 et l'émergence de nouvelles perspectives en matière de détection précoce du cancer observées ces deux dernières années.

Durant les sept premiers mois de 2011, plusieurs transactions, valorisées au-delà du milliard de dollars, ont contribué à plus que tripler la valeur des fusions-acquisitions de l’industrie du DMDIV par rapport à 2010, dépassant ainsi les 15 milliards de dollars.
Selon « Diagnostics 2011 », le regain d’intérêt pour le secteur provient non seulement des acteurs historiques du marché, mais aussi de nouveaux entrants, comme les investisseurs financiers, les groupes de produits de recherche3 , les laboratoires d’analyses médicales et les entreprises spécialisées dans les dispositifs médicaux. Cette arrivée, couplée à la conclusion de transactions de valeurs plus élevées que par le passé, pourrait redéfinir le paysage concurrentiel de l’industrie, alors que plusieurs acteurs confortent leurs parts de marché. Cependant, la pérennité des partenariats dans le domaine des tests compagnons sera tributaire des mesures de soutien à l'innovation par les gouvernements, les agences réglementaires et l’industrie.

Le rapport « Diagnostics 2011 » revient sur cinq facteurs qui pourraient influencer l'activité de fusions-acquisitions dans le secteur du DMDIV à l’horizon 2012-2015 :

  • la poursuite d’acquisitions d’activités DMDIV par de nouveaux entrants ;
  • la réponse des leaders historiques à cette nouvelle donne : en l'absence d'un programme d'acquisition d'envergure, les leaders historiques pourraient voir leurs parts de marché diminuer dans certains segments clés ;
  • les acteurs du Private Equity à la recherche d’opportunités : on peut s'attendre à une augmentation du nombre des acquisitions de valeur importante financées par le capital investissement (Private Equity) — sous réserve du maintien des marchés de capitaux ;
  • les grandes sociétés pharmaceutiques rachètent des entreprises spécialisées dans le diagnostic moléculaire ou tissulaire : malgré le nombre restreint de ce type de mouvement ces dernières années, les grandes sociétés pharmaceutiques se verraient encouragées par la confirmation du modèle de co-développement d’un médicament et d’un diagnostic4 ;
  • l’entrée d’un grand acteur dans le secteur de la détection précoce : plusieurs entreprises sont à la pointe du développement d'une nouvelle vague de tests destinés à la détection précoce des principaux types de cancer. Il est difficile de prévoir si le marché adoptera l'utilisation de DMDIV non-invasifs pour le dépistage5 . Si tel est le cas, cela pourrait pousser une grande société de produits diagnostics ou pharmaceutiques à racheter certaines jeunes sociétés prometteuses dans le secteur de la détection précoce.

« Nous constatons une augmentation des avancées en matière d'innovation scientifique et technologique, déclare Anne-Christine Marie, associée chez PwC France. Face à la demande croissante des solutions de médecine ciblée, l'extension de la gamme de tests de diagnostic in vitro offre des perspectives très prometteuses que les entreprises pharmaceutiques ne peuvent plus ignorer dans leurs stratégies futures. La question principale est de savoir s’il vaut mieux développer une activité en interne, racheter une activité extérieure existante ou poursuivre un partenariat. »

« La forte croissance des transactions et la diversité des acquéreurs laissent prévoir de réelles perspectives positives dans certains secteurs du diagnostic in vitro, ainsi que des synergies intersectorielles potentielles », ajoute Loïc Kubitza,auteur du rapport « Diagnostics 2011 » et directeur dans le groupe « Pharmaceutiques et Sciences de la Vie » chez PwC Luxembourg.

L’industrie pharmaceutique évalue les options pour accéder à l’innovation dans le diagnostic

Parallèlement à la mise en place de partenariats externes pour accéder à l'innovation dans le domaine du diagnostic, les entreprises pharmaceutiques ont adopté quatre modèles pour s’investir dans le diagnostic in vitro :

  1. la constitution d'une activité industrielle à part entière dans une division « diagnostics » ;
  2. la création d'une unité « diagnostics »  au sein de la division « pharmaceutiques » pour développer des technologies de diagnostic pour des besoins spécifiques de cette division ;
  3. la mise en place d'un groupe de business développement « diagnostics » pour diriger certaines activités de partenariat de la division « pharmaceutiques » avec des tiers ;
  4. la création d'une division « produits de recherche » dont certaines technologies pourraient être adaptées à une utilisation médicale.

« Le secteur du diagnostic in vitro suscite un intérêt considérable, qui se manifeste en particulier par la multiplication des partenariats avec l’industrie pharmaceutique autour de tests compagnons. Ce dynamisme continuera tant que l’innovation et le potentiel de croissance dans certains marchés clés, comme ceux des diagnostics moléculaires et tissulaires, demeureront importantes, conclut Loïc Kubitza. Cependant, les différents acteurs du secteur, qu’ils soient publics ou privés, auront un rôle important et urgent à jouer pour soutenir la pérennité de l’innovation dans l’industrie du diagnostic. En l’occurrence, l’industrie demande des mesures de soutien au niveau du prix des diagnostics, des processus d’autorisation de mise sur le marché, de la structure des essais cliniques, du remboursement et du partage des rendements entre partenaires pharmaceutiques et diagnostics. »

A propos de « Diagnostics 2011 »

Le rapport bisannuel « Diagnostics 2011 » de PwC présente les activités de fusion-acquisition de ces deux dernières années, de nouvelles perspectives pour la détection précoce du cancer, et les évènements récents concernant le développement de la médecine personnalisée. Le rapport analyse les tendances concernant les tests compagnons et réfléchit aux modèles pour les sociétés pharmaceutiques.

Pour retrouver l’étude en intégralité, rendez-vous sur le site

http://www.pwc.fr/communiques-de-presse-2012.html

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1 : Un dispositif médical de diagnostic in vitro (DMDIV) est un produit ou instrument destiné par son fabricant à être utilisé in vitro dans l’examen d’échantillons provenant du corps humain, dans le but de fournir une information, notamment sur l’état physiologique ou pathologique d’une personne ou sur une anomalie congénitale (Source : www.afssaps.fr).
2 : Les tests compagnons sont utilisés pour orienter les décisions de traitement concernant un médicament donné ou pour suivre l’efficacité ou la sécurité d’utilisation de ce médicament.
3 : L’industrie des produits de recherche développe des technologies pour les laboratoires de recherche en sciences de la vie. Certaines de ces technologies peuvent avoir des applications dans un contexte médical mais doivent être validées pour un tel usage.
4 : Ce modèle de co-développement consiste à développer un produit pharmaceutique conjointement avec un test compagnon. Pour l’instant, il n’y a eu que peu de cas de médicaments ayant reçu une autorisation de mise sur le marché conjointe mais l’industrie s’attend à une augmentation de ce type de scénario.
5 : Les procédures utilisées actuellement pour le dépistage sont basées principalement sur des technologies in vivo, comme l’imagerie par mammographie, ou sur des approches invasives, comme la colonoscopie. Le test sanguin sur le PSA, utilisé pour le dépistage du cancer de la prostate, est une exception en ce qui concerne l’utilisation d’un DMDIV non-invasif pour du dépistage.

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