Selon une étude du cabinet PwC, les sociétés cotées ont bien anticipé les nouvelles obligations d’informations trimestrielles issues de la directive Transparence. Cependant seul un tiers des sociétés de l’échantillon ont fait évoluer leur communication entre 2006 et 2007. Cette évolution est marquée par la présentation de nouvelles informations quantitatives davantage centrées sur les indicateurs d’activité que sur les indicateurs financiers et de nouvelles informations qualitatives, davantage orientées sur les faits marquants et l’activité que sur la situation financière et l’environnement.
Depuis le 20 janvier 2007, de nouvelles obligations d’informations trimestrielles issues de la directive Transparence, transposées en droit français par la loi Breton et l’article L.451-1-2-IV du Code monétaire et financier, s’appliquent aux sociétés cotées. A l’occasion de la publication des informations du 3ème trimestre 2007, l’ensemble des sociétés cotées devra appliquer ces nouvelles obligations d’informations. A quelques semaines de cette échéance, les experts de PwC ont souhaité faire un état des lieux des communiqués de presse relatifs à l’information financière du 1er trimestre 2007 publiés par un échantillon de 90 sociétés cotées sur Eurolist Paris réparties également entre les trois compartiments A, B et C.
Les principales conclusions de l’étude sont les suivantes :
L’étude montre que les sociétés ont globalement anticipé les nouvelles obligations issues de la directive. Aussi, près de 80% des sociétés de l’échantillon ont d’ores et déjà intégré une analyse qualitative des faits marquants et de leur activité dans leurs communiqués de presse du premier trimestre 2007. Seule ombre au tableau : la description narrative de la situation financière et des résultats, qui n’est pas mentionnée dans neuf cas sur dix. L’étude met par ailleurs en évidence certaines tendances par capitalisation boursière : ce sont principalement les sociétés du compartiment C qui ont communiqué de manière narrative sur leurs situations financières et leurs résultats. En revanche, ce sont principalement les sociétés du compartiment A qui ont le plus communiqué en termes d’environnement économique et concurrentiel.

Un tiers des sociétés ont fait évoluer leur communication entre 2006 et 2007 et c’est pour les sociétés du compartiment C que l’évolution est la plus nette. Elle se traduit pour 60% d’entre elles par la présentation de nouvelles informations quantitatives davantage centrées sur les indicateurs d’activité que sur les indicateurs financiers. Un effort a également été porté sur les informations qualitatives, davantage sur les faits marquants et l’activité que sur la situation financière et l’environnement.
Une tendance concernant la communication du chiffre d’affaires par les sociétés se dégage également de l’étude. En effet, 70 % des sociétés de l’échantillon ont présenté une ventilation de leur chiffre d’affaires par activité dans leurs communiqués de presse et près d’un tiers ont communiqué également sur la ventilation par zone géographique. Ces pratiques sont, là encore, fortement liées à la capitalisation boursière : 60% des sociétés du compartiment A ont publié une ventilation du chiffre d’affaires par activité et par zone géographique contre respectivement 30% et 3% pour les compartiments B et C.
Si le chiffre d’affaires reste l’un des principaux indicateurs scrutés par les investisseurs, une majorité des sociétés de l’échantillon a communiqué également sur d’autres données chiffrées. Parmi celles-ci, 65% se sont limitées à des indicateurs chiffrés relatifs à l’activité (ex : part de marché, évolution des prix de vente), 26% ont communiqué sur des indicateurs financiers (ex : marge brute, résultat opérationnel) et 9% ont communiqué sur des indicateurs d’activité et des indicateurs financiers. L’étude met en évidence des tendances fortes par capitalisation boursière : un tiers des sociétés du compartiment A n’ont pas communiqué d’indicateurs autres que le chiffre d’affaires, contre respectivement plus de 50% et 60% pour les compartiments B et C.
L’étude est disponible sur le site www.pwc.fr et sur simple demande par courrier
Le Global Capital Markets Group (www.pwc.fr/gcmg) rassemble 90 associés et 500 collaborateurs dans le monde (dont une vingtaine à Paris). Ses équipes sont composées d’experts en réglementation boursière (US, Europe, France), en comptabilité (IFRS, US GAAP) et en analyse financière. Ils interviennent auprès des entreprises et des banques d’investissement pour toute opération d’introduction ou de levée de fonds sur les marchés financiers. Ils sont également experts dans la conversion d’un référentiel comptable à un autre et peuvent intervenir pour une assistance technique en matière de communication financière.