Communiqué de presse 2006

Paris, le 12 avril 2006

Les leaders du secteur des énergies électriques et gazières appellent à des changements radicaux dans leur industrie

Le secteur des énergies électriques et gazières doit faire aujourd’hui face aux enjeux les plus importants de son histoire récente selon les conclusions de la 8ème enquête de PwC intitulée : « The Big Leap : Utilities Global Survey 2006 ».

L’enquête « The Big Leap : Utilities Global Survey 2006 » est conduite chaque année auprès de dirigeants d’entreprises du secteur des énergies électriques et gazières. En 2006, 116 cadres dirigeants de 98 entreprises leaders du secteur des énergies électriques et gazières implantées dans 43 pays en Europe, sur le continent Américain, dans la zone Asie-Pacifique, en Afrique et au Moyen Orient ont répondu à cette enquête. Cette année, celle-ci a porté pour la première fois sur le point de vue des professionnels du secteur sur les changements à réaliser afin de faire face aux enjeux à venir.

Selon les résultats de cette enquête, deux tiers des entreprises leaders du secteur des industries électriques et gazières considèrent que les enjeux auxquels elles doivent faire face sont les plus importants de ceux qu’elles ont du affronter au cours des périodes récentes et une majorité d’entre elles considèrent même comme radicaux les changements que leur secteur va devoir opérer dans les années à venir. Ce sentiment est le plus fortement ressenti (72%) dans les industries europénnes qui doivent s’attaquer à des problèmes urgents tels que les déséquilibres entre l’offre et la demande, la vulnérabilité des infrastructures, des problèmes environnementaux.

Le secteur de l’énergie est prêt à faire « un grand bond en avant ». Près des deux tiers des personnes interrogées estiment nécessaire de mettre l’accent au cours des dix prochaines années sur la réduction des dommages environnementaux, le développement de nouvelles technologies, l’amélioration des services aux consommateurs et le recours à des sources alternatives d’énergies primaires.

Nombreux sont ceux qui pensent que les politiques publiques doivent aussi faire un saut qualitatif. 80% des personnes interrogées estiment que l’environnement politique et réglementaire empêche le secteur de répondre aux défis auxquels il fait face et que les « situations de crise » telles que des pénuries et des crises environnementales peuvent être nécessaires pour forcer le rythme du changement.

L’enquête révèle que la sécurité de l’offre demeure la première des préoccupations pour la troisième année consécutive. Ceci est particulièrement vrai en Europe où les dirigeants du secteur sont deux fois plus nombreux qu’ailleurs à estimer que les risques de coupures d’électricité ont augmenté plutôt que diminué ces 5 dernières années. Ils sont également nombreux dans le secteur à penser que le rythme du changement doit être accéléré pour affronter les challenges à venir. 42% d’entre eux, par exemple ont déclaré que le secteur était à la traîne pour le développement de sources d’énergie renouvelables. L’incertitude réglementaire continue à peser sur l’investissement dans le secteur et est citée comme une des premières sources d’inquiétude des dirigeants des entreprises interrogés.

Pour répondre aux niveaux de demande, 13 trillions de dollars devront être investis d’ici 2030 Selon l’enquête de conjoncture annuelle 2005 menée par l’Agence internationale de l’énergie et l’Organisation de coopération et de développement OCDE dans les capacités de production, les systèmes de transmission et de distribution d’électricité ainsi que les infrastructures de transport du gaz ; cependant 42% des personnes interrogées ont répondu que les politiques gouvernementales ou réglementaires restreignaient leurs capacités à développer des projets sur le long terme.

Les développements technologiques constitueront un facteur clé pour tout le secteur. Les nouvelles technologies en particulier dans la production de charbon propre seront déterminantes, en particulier pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Le charbon et l’énergie nucléaire joueront un rôle plus important dans le « mix » des énergies. Enfin, nombreux sont ceux dans l’industrie qui pensent qu’il existe de fortes possibilités pour que les schémas de contrôle des émissions soient appliqués à l’échelle du globe.

Le rapport « The Big Leap : Utilities Global Survey 2006 » met également en exergue les constats suivants :

  • Des niveaux record atteints par les opérations de fusion et acquisition à la fois en valeur et en volume. La valeur totale des opérations est passée de 123 billions de dollars en 2004 à 196 billions de dollars en 2005.
  • Le charbon est cité en tête des énergies primaires. Le charbon et le gaz sont au premier rang des énergies citées comme étant les plus à même de répondre à la croissance de la demande dans les 5 prochaines années.
  • Le renouveau de l’énergie nucléaire est attendu. La moitié des personnes interrogées sur le continent Américain et en Europe et 44 % des personnes interrogées dans le monde ont déclaré qu’elles s’attendaient à voir la capacité de production nucléaire augmenter dans leur région en raison des inquiétudes liées au changement climatique.
  • Les entreprises recherchent de plus en plus l’innovation technologique pour gagner en efficacité et répondre aux challenges de la demande future et aux enjeux climatiques.

L’étude mondiale est disponible sur demande et sur le site www.pwc.fr

Le secteur « Global energy, utilities and mining » de PwC est le leader international des services aux professionnels dans le secteur de l’énergie.

PwC (www.pwc.fr) développe des missions d’audit ou de conseil, privilégiant des approches sectorielles et assurant confiance et valeur ajoutée pour ses clients et l’ensemble des parties prenantes.
Plus de 130 000 personnes travaillent ensemble dans 148 pays dans un esprit *connectedthinking, pour apporter à leurs clients des conseils adaptés à la variété de leurs problématiques, selon des perspectives innovantes. En France, PwC développe cette approche avec Landwell, cabinet d’avocats correspondant. Constitué d’entités légalement autonomes et indépendantes, membres du réseau PwC International Limited, PwC France rassemble 3500 personnes dans 25 bureaux.

Selon l’enquête de conjoncture annuelle 2005 menée par l’Agence internationale de l’énergie et l’Organisation de coopération et de développement OCDE