Communiqué de presse 2007

Paris, le 21 novembre 2007

Les entreprises familiales seraient-elles trop optimistes ? 1 sur 2 n’a pas préparé sa transmission

Résultats de la première étude mondiale réalisée par PwC Services aux entrepreneurs auprès de 1 500 entreprises familiales dans 28 pays.

Les 2/3 des entrepreneurs sont optimistes quant à leur croissance future, mais ils s’inquiètent des conditions de marchés et du recrutement. Ils sont par ailleurs 85% à appeler à une simplification ou réduction des régimes fiscaux. 25% pensent céder leur entreprise dans les 5 ans à venir (18% en France, 22% d’ici 10 ans), et si la majorité a un business plan, 49% n’ont pas de plan de succession finalisé.

Entreprise familiale : un acteur incontournable de nos économies

Les entreprises familiales, c’est-à-dire celles dont 51% du capital est détenu par une même famille et dont les membres ont un rôle opérationnel quotidien dans sa gestion, constitue la forme d’entreprise la plus répandue dans le monde. En Europe, elles représentent 50 % du nombre d’entreprises pour un chiffre d’affaires qui représente entre 35 à 65 % du PNB selon les pays. Aux Etats-Unis elles représentent plus de 95 % des entreprises pour 45% du PNB (source à vérifier – étude mondiale).

« Ces entrepreneurs sont de formidables créateurs de la valeur et d’emplois. Ils contribuent à la création de richesses à travers tout le globe et affichent bien souvent une rentabilité meilleure à celle de leurs homologues. L’attachement, mais aussi la persévérance sont des atouts clés. En même temps, ces entrepreneurs sont souvent seuls pour aborder des enjeux complexes, en particulier sur les questions de gouvernance et de transmission. » commente Philippe Bailly, Directeur général de l’activité PwC Services aux entrepreneurs en France et responsable de l’étude mondiale.

Optimistes sur leur développement…

Les entrepreneurs familiaux sont confiants. Les ¾ des entrepreneurs familiaux interrogés constatent une croissance de leur demande sur les 12 derniers mois. 58% anticipent une croissance de leur marché dans les 12 prochains mois et 70% s’attendent à voir le montant de leurs commandes s’accroître. Les entrepreneurs français affichent quant à eux un optimisme légèrement inférieur : si 62% ont enregistré une croissance sur les 12 derniers mois, seuls 48% anticipent un meilleur développement de leur marché sur la prochaine année.
En termes de compétitivité, 71% des dirigeants interrogés en Amérique du Nord et 64% des pays émergents pensent être est « très compétitifs », contre 48% pour les pays européens et 36% des Français.

…mais préoccupée par le recrutement et les conditions de marchés

Le recrutement de personnel qualifié est considéré comme le principal enjeu interne (42%), devant la réorganisation de l’entreprise (28%) et le contrôle de gestion (26%). « Il n’est pas étonnant que les ressources humaines apparaissent dans le haut de la liste des investissements prioritaires avec 73 % qui citent la formation et le développement du personnel. » commente Jacques Lesieur, associé, PwC Services aux entrepreneurs.

Les conditions de marché sont quant à elles considérées comme le principal enjeu externe auquel ils devront faire face durant les prochains mois (44%), devant la concurrence (39%) et les politiques publiques (33%). Les entrepreneurs français sont plus modérés sur les trois enjeux : 36% citent les conditions de marché, 27% la concurrence, 25% les politiques publiques.
Enfin, la très grande majorité des entreprises (85%) interpellent leur Gouvernement sur la simplification du régime fiscal et la réduction du niveau d’imposition, toute deux étant considérées comme la priorité du Gouvernement dans trois à 5 prochaines années.

Quelques conflits mais peu de process,

34% des entrepreneurs familiaux reconnaissent que la stratégie future de l’entreprise est source de conflit et que 26% se sont querellés sur la performance d’un employé membre de la famille. Malgré cela en cas de conflit, 70% n’ont pas adopté de procédure pour les résoudre et 2/3 n’ont pas décidé qui serait autorisé à jouer un rôle dans l’entreprise.
La France est dans l’ensemble moins rigoureuse : seule 12% des entreprises ont une procédure de résolution de conflits contre 27% au niveau mondial, et 23% mettent les membres de la famille en compétition avec le marché de l’emploi contre 44% au niveau mondial.

Des entrepreneurs équipés de business plan, mais pas de plan de transmission finalisé

L’étude indique qu’un quart des entreprises interrogées devraient changer de mains dans les 5 ans qui viennent. Parmi elles, 51% transmettraient à la génération suivante, 45% en France. Les entreprises françaises pensent également transmettre à une autre entreprise (27%) ou à un fonds d’investissement (23%).
Si elles sont 75% (77% en France) à avoir un business plan, elles sont seulement 48% à avoir établi un plan de succession (pour quelques ou tous leurs dirigeants) – 40% en France, et 52% n’ont pas choisi de successeur (50% en France).
Paradoxalement, les entreprises sont bien mieux préparées pour anticiper des aléas « moins prévisibles » (incapacités ou décès d’un membre de la direction) : 77 % ont pris des dispositions pour faire face à des problèmes économiques ou familiaux.
“La transmission des affaires à la génération suivante est une réelle difficulté et beaucoup d'entreprises ont échoué en raison du manque de planification. Il faut généralement compter de 3 à 5 ans pour ce projet et l’on sait combien pèse l’incertitude sur le bilan voire parfois sur l’existence même de l’entreprise.” commente Philippe Bailly.

Résultats de l’étude mondiale disponible sur demande

Méthodologie de l’étude

L’enquête a été réalisée par entretiens téléphoniques entre le 5 février et le 15 juin 2007. 1 454 dirigeants d’entreprises familiales ont été interrogés dans 28 pays (100 en France). Tous les secteurs d’activité sont représentés.
Parmi les entreprises interrogées 83,8% ont moins de 500 salariés. 38% ont plus de 50 ans, 39% ont entre 20 et 49 ans, 16% entre 10 et 19 ans (données Monde).

A propos de PwC Services aux entrepreneurs

PwC Services aux entrepreneurs (http://entreprises.pwc.fr) est l’activité de PwC dédiée aux PME et aux entreprises patrimoniales. Créée en 1981, elle accompagne 9 000 clients tout au long de leur cycle de vie pour mener à bien leurs opérations courantes en matière de paie, de comptabilité ou fiscalité par exemple ou lors d'opérations plus exceptionnelles telles que la mise en place d'outils de pilotage, l'acquisition et la transmission d'entreprise ou le passage aux IFRS. PwC Services aux entrepreneurs est présent dans 25 villes en France et regroupe 700 collaborateurs. A l’international, le réseau est présent dans 148 pays.

A propos de PwC

PwC (www.pwc.fr) développe des missions d’audit et de conseil pour des entreprises de toutes tailles, publiques et privées, privilégiant des approches sectorielles et assurant confiance et valeur ajoutée pour ses clients et l’ensemble des parties prenantes.
Plus de 146 000 personnes travaillent en réseau dans 150 pays, partageant points de vue, expériences et solutions pour proposer des perspectives innovantes et des conseils adaptés à chaque problématique.
En France, PwC développe cette approche avec Landwell, cabinet d’avocats correspondant.

Constitué d’entités légalement autonomes et indépendantes, membres du réseau PwC International Limited, PwC rassemble en France 3 500 personnes dans 25 bureaux.