Communiqué de presse 2008

Paris, le 14 octobre 2008

La mobilité sans couture, projet d’entreprise ou sujet de société ?

PwC dévoile les résultats de son enquête sur l’évolution de l’utilisation des outils de mobilité dans l’entreprise : « La mobilité sans couture, projet d’entreprise ou sujet de société ». Initiée et conduite en France auprès de plus de 150 décideurs, cette étude (la première de cette ampleur depuis 4 ans sur le marché) dresse un bilan sur les déploiements d’infrastructures et les usages de la mobilité en entreprise aujourd’hui : état des lieux, évolution et enjeux de développement. Après une croissance forte du marché au début des années 2000, on assiste aujourd’hui à une stabilisation  des investissements des entreprises dans ce domaine. L’évolution actuelle de l’environnement économique et social plaide néanmoins pour une poursuite et un élargissement des stratégies de mise à disposition des outils de mobilité. L’impulsion des salariés dans ce sens est forte : utilisateurs dans leur vie professionnelle mais aussi personnelle de ces nouveaux outils, ils entendent aujourd’hui bénéficier pleinement des avantages que ceux-ci peuvent procurer, notamment la flexibilité dans le travail qu’apporte le concept du Bureau Mobile.
Ils participent ainsi à une évolution des mentalités qui dépasse le strict périmètre de l’entreprise et induit de nouveaux enjeux.

I/ Les salariés à l’origine du déploiement de la mobilité en entreprise

Des entreprises largement mobiles, mais un marché en attente

L’essor de l’utilisation des outils de mobilité dans les entreprises est apparu sous la pression des employés, eux-mêmes utilisateurs de ces solutions à titre personnel. De simple utilisateur de technologie, le collaborateur de l’entreprise est ainsi passé à un rôle de prescripteur dans l’orientation « mobilité » de l’entreprise. Associé à l’évolution des matériels, cela a conduit les entreprises à se doter des infrastructures réseaux nécessaires et à en adapter le niveau de sécurité à ces nouveaux usages. Ainsi, sous l’influence des salariés, les entreprises ont fortement investi dans des infrastructures de mobilité.
Aujourd’hui, après cette phase importante d’investissement, initiée autour de 2004, les entreprises  ont ralenti le rythme des projets et 47% d’entre elles sont en attente de l’amélioration des solutions existantes. Si 83% des entreprises affirment avoir déployé récemment des solutions de mobilité, 24% d’entre elles seulement prévoient la mise en place de nouvelles solutions dans l’année à venir, et 18% sur le long terme.

La notion de mobilité s’est généralisée

Initialement réservés aux dirigeants, les outils de mobilité sont aujourd’hui largement mis à la disposition des cadres : 69% des entreprises déclarent que leurs cadres sont « mobiles ». Les outils de mobilité préférés des entreprises sont à 89% les ordinateurs portables, 87%  les téléphones portables et enfin 51 % les PDA. Les infrastructures majoritairement déployées peuvent être catégorisées en trois familles d’applications :

  • Le bureau mobile  (reproduction de l’environnement de travail physique dans l’univers mobile)
  • Les applications de Messagerie / Agenda
  • Les applications métiers

Interrogées sur les bénéfices de ces solutions, les entreprises s’accordent sur leur contribution à leur productivité globale. Ainsi, 62% des sociétés sondées affirment que l’enjeu de mise en place de ces outils pour leur performance est élevé. Par ailleurs, les technologies et les équipements ayant gagné en maturité, la sécurité ou la fiabilité ne sont plus des freins ou des sources d’inquiétude majeurs.
Créatrice de valeur pour l’entreprise, la notion de mobilité est également facteur de confort individuel du collaborateur. Cette flexibilité nouvelle, qu’offre notamment le « bureau mobile », participe à une convergence progressive de la sphère professionnelle vers la sphère privée.

II / Le futur de la mobilité en question

Le temps de la rationalisation

Si les entreprises ont largement investi dans une infrastructure mobile, la connaissance réelle des besoins des utilisateurs est aujourd’hui encore limitée et très peu anticipée alors qu’elle représente l’enjeu principal de la mobilité de demain. Il s’avère que le développement de ces solutions répond à une logique d’équipement, sans étude préalable de « business case » : phénomène surprenant dans un contexte où les critères de ROI sont généralement au cœur des décisions et des projets de l’entreprise. En effet, 31% des sociétés interrogées déclarent ne pas mener d’étude de rentabilité sur ce type de projet. Peu d’entreprises sont ainsi en mesure d’évaluer précisément ce qu’apportent la flexibilité des utilisateurs à leurs processus internes, ou d’aménager les processus existants pour mieux tirer profit des outils de mobilité. La plupart des entreprises ne pilotent donc pas leur processus mobile ni leur efficacité.
Après un cycle de déploiement des solutions de mobilité largement orientées vers le « bureau mobile », l’entreprise devrait entrer dans une phase d’optimisation des usages. Cette étape nécessite, d’une part, d’intégrer la mobilité dans la stratégie et les processus fonctionnels de l’entreprise, par exemple en prenant mieux en compte la mobilité dans les schémas directeurs. D’autre part, l’entreprise doit pouvoir segmenter les utilisateurs de solutions mobiles en fonction de leurs besoins pour mieux identifier la valeur ajoutée de ces outils et optimiser leurs applications en fonction des besoins et des usages.

Les enjeux humains, technologiques et juridiques de la mobilité sans couture

Ces nouvelles solutions induisent trois types d’enjeux importants pour les entreprises. Au plan technologique, ils nécessitent une convergence mobile complète, autour du « tout IP » et la possibilité de Roaming inter-réseaux, mais aussi le développement d’outils de mobilité uniques et standardisés ou, au contraire, la disparition de la dépendance à un outil particulier.
Dans le domaine culturel, un tel outil implique une autonomie importante de l’utilisateur dans l’emploi de son temps, et donc la confiance de son employeur quant à la réalisation de ses objectifs. Enfin, d’un point de vue juridique, la disparition des frontières entre vie professionnelle et personnelle remet en cause le droit du travail et notamment la comptabilisation des heures de travail qui devient, avec l’utilisation de ces nouveaux outils, difficile à évaluer.
« L'adoption des solutions mobiles n'est pas sans risque. Certes, la plus value que représentent des collaborateurs toujours connectés est réelle, mais ces solutions exposent davantage l'entreprise à certains risques tels que le vol, l'interception ou le piratage d'informations. Une sensibilisation des utilisateurs à ces risques est nécessaire. L’enjeu pour les entreprises désormais est d’adopter une nouvelle approche en matière de mobilité, intégrant analyse des besoins, définition de la stratégie et des processus fonctionnels, critères technologique et économique, mais aussi gestion des risques et du bon usage des outils.
Une démarche stratégique est nécessaire : en effet, les outils mobiles ne sont pas la manifestation d’une simple évolution technologique. Ils participent à une transformation majeure de la société, guidée par la recherche de la flexibilité, du confort et des enjeux de développement durable. Ils sont enfin la manifestation du pouvoir prescripteur du salarié, qui passe de simple utilisateur à consommateur averti », commente Jean Christophe Saunière, associé de PwC.

A propos de l’étude « Entreprises mobiles »

Cette étude a été conduite au printemps 2008 par PwC en France auprès de 151 décideurs d’entreprises implantées en France ayant plus de 1000 salariés et témoignant de l’existence de populations mobiles. Le questionnaire en ligne présenté à l’échantillon sondé comportait 55 questions couvrant de nombreux aspects de la mobilité en entreprise.
Les résultats de cette enquête ont été confiés à la société Ciao, filiale de Greenfield Online Inc., spécialiste mondial des études en ligne.
En outre, les conclusions de l’étude ont été complétées par des témoignages d’experts de PwC, de DSI ou de responsables de la mobilité ayant mené ou menant actuellement des projets de mobilité de grande envergure.

A propos de PwC et de son pôle Conseil

PwC développe des missions d’audit et de conseil pour des entreprises de toutes tailles, publiques et privées, privilégiant des approches sectorielles et  assurant confiance et valeur ajoutée pour ses clients et l’ensemble des parties prenantes.
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Le pôle conseil de PwC, l'Advisory, propose une offre complète de compétences qui lui permet d’aider les entreprises et organisations à devenir durablement plus performantes en travaillant avec elles sur 4 leviers clés, tout en gérant risques et crises éventuelles : la gestion de leurs opérations de croissance, l’amélioration de leur organisation, la maîtrise de leurs coûts, la gestion et le management des hommes. La diversité des profils associée à la qualité des expériences de ses 800 professionnels en France,   8 700 en Europe et 22 500 dans le monde constitue sa principale force.

PwC travaille en France avec Landwell, cabinet d'avocats membre du réseau PwC.