Communiqué de presse 2008

Paris, le 12 novembre 2008

La Chine et l’Inde pays favoris pour l’externalisation de l’industrie pharmaceutique

Un nouvel indice de PricewaterhouseCoopers positionne la Chine et de l’Inde comme pays favoris pour l’externalisation de l’industrie pharmaceutique et souligne les changements majeurs dans  la nature de cette externalisation. Cet indice, présenté dans l’étude intitulée « The changing dynamics of pharma outsourcing in Asia: are you readjusting your sights? » classe les pays asiatiques selon les coûts, les risques et les opportunités de marché. Selon les experts de PwC, la croissance soutenue, les opportunités de marché et le potentiel de développement des médicaments, rivalisent avec les facteurs traditionnels de coûts pour les décisions de délocalisation. Les entreprises du secteur pharmaceutique doivent ajuster leurs points de vue concernant leurs décisions d’implantation.

Trois facteurs de développement tirent l’externalisation de l’industrie pharmaceutique vers l’Asie 

La tendance vers une innovation « haut de gamme ».

Les problématiques de propriété intellectuelle ont par le passé limité cette tendance dans l’industrie pharmaceutique, mais ces problématiques sont progressivement surmontées, et de plus en plus de grands laboratoires accroissent leurs dépenses de R&D en Asie.

L’expansion rapide des essais cliniques en Asie.

Le volume des essais cliniques conduits hors des pays d’Europe, du Japon et d’Amérique du Nord s’est fortement accru ces dernières années au profit essentiellement des pays asiatiques. La Chine a dépassé l’Inde en tant que pays à croissance la plus rapide. En juin 2008, la Chine avait 428 essais cliniques en cours et un total cumulé de 870 essais en-cours ou terminés, contre 737 pour l’Inde.

Une augmentation de la capacité de production en Asie.

La convergence croissante des laboratoires asiatiques avec les standards internationaux, les CMO (Contract Manufacturing Organizations) sécurise mieux les commandes en provenance des grands laboratoires pharmaceutiques. Par exemple l’Inde compte plus de 100 installations industrielles pharmaceutiques approuvées par la Federal Drug Administration, soit le plus grand nombre après les Etats-Unis.

Une convergence asiatique avec les standards de marchés internationaux qui ne se fait pas sans risques

Cette étude montre que la Chine et l’Inde, suivies par la Corée et Taiwan, présentent désormais un environnement propice à l’industrie pharmaceutique. Le nombre de scientifiques formés et qualifiés, les réformes des lois couvrant la propriété intellectuelle et la croissance du marché font maintenant contrepoids aux facteurs qui limitaient auparavant le développement,  notamment le cadre réglementaire incertain.

Des risques significatifs subsistent, mais l’étude constate une convergence croissante vers les standards règlementaires internationaux. Cependant, les auteurs de l’étude pointent le fait qu’une telle convergence est également ressentie sur le marché du travail, avec pour conséquence un rétrécissement des traditionnelles différences importantes de salaire entre l’Asie et les pays développés. Cette convergence va continuer de réduire les écarts en termes de coûts, en raison notamment du besoin pour les pays asiatiques d’être concurrentiels sur un marché du travail international en recherche de  compétences « haut de gamme ». L’Inde rencontre déjà des difficultés pour recruter dans certains domaines tels que le personnel de recherche clinique.

Selon Anne-Christine Marie, associée chez PricewaterhouseCoopers, spécialiste du secteur pharmaceutique: « Nous observons que la sous-traitance dans le secteur pharmaceutique se déplace sur la chaîne de valeur en Asie. La Chine et l’Inde vont continuer d’être les fers de lance de la croissance du secteur pharmaceutique sur ce continent. A leurs côtés, Singapour va maintenir sa position en tant que pôle de recherche et d’innovation. Derrière ce  trio de tête, d’autres pays notamment notamment la Corée et Taiwan, connaissent aussi une croissance forte du secteur. »

Anne-Christine Marie, associée chez PricewaterhouseCoopers, spécialiste du secteur pharmaceutique indique par ailleurs qu’il est probable que les tendances actuelles s’accélèreront, ce qui aura des implications significatives sur les décisions de laboratoires pharmaceutiques. Elle explique : « Les laboratoires ont besoin d’être surs qu’ils adaptent correctement leur stratégie et qu’ils saisissent au mieux les opportunités qui se présentent dans les pays asiatiques. Le modèle économique pharmaceutique est en train de s’éloigner de la structure totalement intégrée des laboratoires pour préparer un futur où ceux-ci auront recours de manière élargie à l’externalisation, aux initiatives de partenariats et autres accords contractuels afin de créer des réseaux de collaboration et de découvertes scientifiques. Les entreprises qui tireront le mieux leur épingle du jeu seront celles qui seront les plus aptes à gérer et à mélanger une large gamme de partenariats et de relations contractuelles sur un grand nombre de sites. Il n’y aura plus d’approche du  « one size fits all ». Les laboratoires ont besoin de profiter au mieux des forces des différentes localisations et des opportunités offertes par les différentes parties de la chaine de valeur. »

A propos de PricewaterhouseCoopers

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