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Communiqué de presse 2013

Neuilly-sur-Seine, le 28 septembre 2013

La réduction des écarts de salaires entre pays émergents et matures va conduire les entreprises à repenser certains choix de localisation

Selon une nouvelle analyse publiée par le cabinet d’audit et de conseil PwC, les écarts de salaires entre les économies matures et les économies émergentes telles que la Chine, l'Inde et les Philippines vont diminuer de manière significative d'ici 2030.

Les salaires moyens devraient fortement progresser dans les pays émergents

Même si l'Inde et les Philippines demeurent en dernière position des projections de salaires en termes relatifs, les salaires moyens en dollars réels pourraient plus que quadrupler en Inde sur la période et plus que tripler aux Philippines.
Les salaires réels au Royaume-Uni, aux États-Unis ou en France devraient seulement croître d'un tiers environ sur la même période.

L'écart des salaires pourrait se resserrer fortement d'ici 2030

En Inde, le salaire mensuel moyen est actuellement environ 28 fois inférieur à celui de la France. D'ici 2030, cette proportion devrait être ramenée à environ 8. Les salaires moyens aux États-Unis sont actuellement environ 7 fois supérieurs à ceux du Mexique, mais cet écart pourrait se réduire et atteindre un ratio inférieur à 4 d'ici 2030. Sur la même période, le salaire mensuel moyen en Chine pourrait augmenter pour représenter près de la moitié de celui de l'Espagne.

Selon Daniel Giffard-Bouvier, associé PwC spécialiste du Conseil RH, « Bien que de telles projections s'accompagnent d'incertitudes significatives, la trajectoire d'évolution est claire. La « compétitivité salariale » dont bénéficient actuellement de nombreuses économies émergentes va se réduire à mesure que leurs niveaux de productivité se rapprocheront de ceux des économies matures et que leurs taux de change réels augmenteront. »

Il ajoute : « Des pays comme la Turquie, la Pologne, la Chine et le Mexique deviendront plus attractifs par la taille de leur marché de consommation, tandis que la production à bas coût pourrait être délocalisée vers d'autres pays comme les Philippines et le Vietnam. L'Inde pourrait également bénéficier de ce changement, à condition qu'elle renforce le niveau d'éducation des femmes, ses infrastructures, et qu'elle assouplisse ses formalités administratives. »

Projection des niveaux de salaires mensuels moyens d’ici 2030, sur la base de l'indice États-Unis = 100

Source : Projections de PwC à partir des données de l'OIT pour 2011 ; indice des salaires réels sur une base de comparaison États-Unis = 100, pour chaque année concernée

Ces tendances pourraient avoir des implications fortes en termes de choix de localisation des entreprises :

  1. Les entreprises pourraient relocaliser certaines activités de production ou de services dans leur pays d'origine, comme ont déjà commencé à le faire certaines sociétés américaines, ou bien elles pourraient les transférer dans des pays à relativement plus bas coût.
  2. Les entreprises pourraient se réimplanter dans des pays où les coûts sont initialement plus élevés mais qui sont géographiquement plus proches, renforçant ainsi leur contrôle sur leur chaîne d'approvisionnement, afin de répondre à l'évolution des besoins des clients.
  3. La Turquie, la Pologne et la Chine, économies à revenu intermédiaire, commencent à délocaliser vers des économies à relativement plus bas coût comme le Vietnam, l'Inde et les Philippines.
  4. Les entreprises « occidentales » qui ont actuellement recours à la délocalisation (vers l'Inde et la Chine, par exemple) réorientent leurs activités afin de vendre leurs biens et services aux populations de ces pays dont le pouvoir d’achat augmente.

D'après Daniel Giffard-Bouvier : « Ces changements quant aux choix de localisation d’activité sont déjà perceptibles, et nous estimons qu’ils pourraient se renforcer dans les années à venir. Les États, les régulateurs et les entreprises doivent se préparer à cette mutation. Rappelons tout de même que l’attractivité d’un territoire ne se mesure pas qu’à l’aune de ses coûts salariaux, mais doit aussi intégrer d’autres critères plus qualitatifs tels que le niveau d’éducation, la flexibilité du marché de l’emploi, la qualité des infrastructures, etc.»

Méthodologie :

  1. L'analyse de PwC repose sur les estimations des niveaux relatifs de salaires mensuels moyens faites par l'Organisation internationale du travail (OIT ou « ILO » en anglais), avec une projection d'ici 2030 réalisée à partir des résultats de la dernière étude « The World in 2050 » (Le monde en 2050) de PwC, consultable à l'adresse suivante : http://www.pwc.com/en_GX/gx/world-2050/the-brics-and-beyond-prospects-challenges-and-opportunities.jhtml.
  2. Les projections de salaires réels sont exprimées en dollars et tiennent compte à la fois de la croissance des salaires réels nationaux, tirée par les tendances identifiées concernant la productivité de la main-d'œuvre, et des variations des taux de change réels futures estimées. D'autres informations méthodologiques figurent dans l’étude, qui comprend également des projections élaborées à partir des données du US Bureau of Labour Statistics concernant les salaires horaires dans le secteur manufacturier, pour un nombre plus restreint de pays émergents. Les données de l'OIT portent sur les salaires mensuels moyens estimés pour l'ensemble de l'économie, et pas seulement pour le secteur manufacturier. Il est important de garder à l'esprit qu'il est extrêmement difficile de recueillir des données parfaitement comparables concernant les niveaux de salaires d'une économie à l'autre, et que ces estimations sont sujettes à des marges d'erreur importantes.

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