Relever le défi des talents, une priorité des dirigeants en 2017

 
La question des talents reste centrale pour les dirigeants : plus de la moitié souhaitent augmenter leurs effectifs dans les 12 prochains mois. De nombreux enjeux préoccupent les dirigeants : l’automatisation de certaines tâches, l’évolution de la perception de l’entreprise par le public, les stratégies de mobilité, la notion de diversité et d’inclusion. Quelles sont leurs priorités en 2017 ?
 

L’attraction de nouveaux talents, un enjeu central pour les dirigeants

 

Depuis 2014, les dirigeants souhaitent recruter plus de talents. En 2014, ils étaient 45% à souhaiter une augmentation de leurs effectifs. Ce chiffre passe à 52% en 2017. Les dirigeants de l’Inde (67%), du Royaume Uni (63%), du Canada (64%) et de la Chine (60%) sont ceux qui souhaitent le plus augmenter leurs effectifs dans les 12 prochains mois.

 

77% des dirigeants déclarent que la pénurie de compétences clés représente la plus grande menace pour leur activité. Ce chiffre monte à 88% en Chine et au Japon, 83% en Angleterre et 82% aux Etats-Unis. 

Automatisation en entreprise : les rôles des talents à repenser

 

79% des salariés interrogés dans le cadre de la « CEO20 Public survey » sont inquiets de perdre leur travail au profit de l’automatisation. Les dirigeants offrent une vue plus contrastée : seuls 25% estiment que la baisse de leurs effectifs serait due principalement à cause des technologies et de l’automatisation.

 

Cette question se trouve au cœur de leur agenda  : plus de la moitié indiquent qu’ils explorent les bénéfices potentiels d’un travail partagé entre l’homme et la machine. Avec des algorithmes de plus en plus complexes, de plus en plus de tâches peuvent être automatisées, ce qui entraîne une progressive redéfinition des compétences et rôles des talents. C’est pourquoi 39% des dirigeants interrogés réfléchissent à l’impact de l’intelligence artificielle sur les compétences requises dans le futur. 

 

Attraction des talents : les dirigeants repensent leur stratégie

 

La majorité des dirigeants ont fait évoluer leur stratégie pour attirer les talents dont ils ont besoin. Leurs attentes sont fortes, dans un marché du recrutement de plus en plus compétitif.

En 2014, 93% des dirigeants reconnaissaient la nécessité de changer leur stratégie pour attirer et retenir les meilleurs talents mais seulement 61% passaient à l’action

En 2017, 68% des dirigeants indiquent avoir changé leur stratégie de gestion des talents afin de refléter leurs attentes pour le futur.

3 enjeux sont particulièrement important pour les dirigeants en 2017

 

Les organisations font désormais un meilleur usage de leurs données pour attirer et gérer leurs talents : en 2015, 46% des dirigeants indiquaient que leur entreprise utilisaient l’analyse de données pour mesurer si le déploiement de leurs talents était efficace, mais seulement 58% déclaraient que l’investissement dans le digital avait apporté de la valeur dans leur entreprise en termes de stratégie des talents. Aujourd’hui, la moitié des dirigeants indiquent utiliser l’analyse des données afin de trouver les talents dont ils ont besoin.

Afin d’attirer les meilleurs talents, les dirigeants encouragent la mobilité : 74% déclarent rechercher les meilleurs talents, peu importe leur provenance. La diversité et l’inclusion sont également des valeurs importantes pour les dirigeants : 87% mettent en avant ces valeurs de façon active. De manière générale, 93% des dirigeants déclarent qu’il est important que leur organisation ait une raison d’être forte, se reflétant dans ses valeurs et ses comportements.

La question de la confiance reste un défi à relever pour les entreprises, si elles souhaitent attirer les meilleurs talents. Les dirigeants en ont pris conscience : en 2013, 37% des dirigeants déclaraient que le manque de confiance représentait une menace pour leur activité et leur croissance. Cette année, ils sont 58% à le penser. Selon le baromètre Edelman 2017, les dirigeants du monde entier font l’objet d’un mécontentement croissant : 37% seulement estiment que les dirigeants sont crédibles, chiffre qui a baissé de 12 points en seulement 12 mois.

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