Le secteur hôtelier parisien devrait repartir en 2017 et 2018 après une année 2016 en recul de 13% (RevPAR)

Communiqué de presse

Neuilly-sur-Seine, le 14 mars 2017

 

2016 s’est révélée être une nouvelle année record pour le tourisme européen, enregistrant 12 millions de visiteurs supplémentaires et un total de 2,8 milliards de nuitées en hébergement touristique, alors même que les préoccupations liées aux questions de sécurité demeurent.

Néanmoins, Paris a connu une année difficile selon la dernière étude prospective du cabinet de conseil et d’audit PwC sur l’hôtellerie en Europe, « European Cities Hotel Forecast for 2017 and 2018 ». En effet, le taux d’occupation des hôtels parisiens a chuté de près de 10 points en 2016. Le revenu par chambre disponible (RevPAR), indicateur mesuré par PwC, a ainsi reculé de 13,2% par rapport à l’année précédente.

Mais PwC estime que le secteur hôtelier parisien devrait repartir au cours des 2 prochaines années, avec un RevPAR estimé en hausse de 3,6% en 2017 et de 5,8% en 2018.

Cette étude révèle par ailleurs des évolutions dans les classements des villes européennes en termes d’activité hôtelière :

  • Porto se place en tête du classement par RevPAR avec une estimation de croissance de son revenu par chambre disponible de 15% en 2017, progressant ainsi de 5 places en un an.
  • Dublin affiche les taux d’occupation les plus élevés d’Europe en 2016 (82,5%), devant Londres et Amsterdam.
  • Genève devient la ville européenne la plus chère du continent avec un prix moyen par chambre de 300 € la nuitée, prenant ainsi le titre à Paris.

 

 

Le secteur de l’hôtellerie parisien devrait se relever dès le second semestre 2017

 

Paris demeure la 2ème destination touristique la plus populaire d’Europe malgré une année 2016 difficile. Entre janvier et octobre 2016, près de 12 millions de touristes ont séjourné dans un hôtel parisien, un chiffre en baisse de 8,6% par rapport à la même période en 2015.

 

En 2016, le taux d’occupation des hôtels à Paris a chuté de près de 10 points pour s’établir à un niveau historiquement bas de 69,4%. Combiné à une baisse du prix moyen par chambre d’hôtel de l’ordre de 4% (229,5 €), le RevPAR a reculé de 13,2% par rapport à l’année précédente, s’établissant désormais à 159,3 €.

 

Selon les experts de PwC, l’activité hôtelière parisienne devrait reprendre en 2017 et 2018 pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, alors que les fondamentaux économiques (croissance du PIB, baisse du chômage, hausse du pouvoir d’achat, etc.) sont au vert, la demande domestique devrait augmenter incitant l’offre à s’adapter. Il faudra donc s’attendre à une augmentation de la capacité d’accueil des hôtels parisiens au cours des 2 prochaines années. 

L’hôtellerie de luxe devrait fortement se développer pour répondre à la demande. Ainsi, les rénovations du Crillon et du Lutetia – attendues depuis plusieurs années, ainsi que les prochaines inaugurations prévues, telles que celles de l’hôtel Okko et du Cheval Blanc (hôtel du groupe LVMH qui s’installera en 2018 dans l’immeuble de la Samaritaine) devraient avoir un impact très positif sur le marché parisien.

 

Ainsi, l’étude prospective de PwC montre qu’en 2017 et 2018, le RevPAR de secteur parisien devrait croître respectivement de 3,6% et 5,8%, tiré par des taux d’occupation en hausse de près de 4%. 

« Le secteur de l’hôtellerie parisien n’a rien perdu de son dynamisme. Il devrait repartir dès le second semestre 2017, porté par des taux d’occupation de plus de 70%. Alors que la Ville de Paris vient d’annoncer sa stratégie touristique 2017-22 qui vise 2% de visiteurs supplémentaires par an, elle peut compter sur la tenue de nombreux événements attractifs au cours des 2 prochaines années, tels que le Salon du Bourget, le 25ème anniversaire de Disneyland Paris et l’ouverture très attendue du musée Yves Saint-Laurent en 2017, ou encore la Ryder Cup qui se tiendra pour la première fois de son histoire en région parisienne en 2018. A plus long terme, Paris est toujours en course pour les Jeux Olympiques d’été 2024 et l’Exposition universelle 2025, de belles perspectives pour un marché qui reste leader en Europe. »

Selon Arnaud Thibésart, associé spécialiste de l’hôtellerie chez PwC

 

Le secteur hôtelier européen devrait poursuivre sa croissance dans les 2 prochaines années malgré les incertitudes géopolitiques et les préoccupations sécuritaires

D’après l’étude de PwC, la bonne résistance des économies européennes, la popularité des destinations touristiques d’Europe du Sud (Portugal et Espagne notamment) et le poids du tourisme d'affaires en Europe devraient stimuler l’activité du secteur hôtelier en 2017.

 

Ainsi, la majorité des villes – hormis les villes suisses Genève et Zurich – devraient connaître une croissance de leur chiffre d'affaires hôtelier en 2017 et la quasi-totalité d’entre elles afficheront une croissance additionnelle en 2018 – à l’exception, là encore, de Zurich.

Porto, qui vient d’être élue meilleure destination touristique européenne de l’année (pour la 3ème fois), se place en tête du classement 2017 avec une estimation de croissance de 14,8% (RevPAR), devant Dublin (8,7%) et Budapest (6,8%). En 2018, Porto devrait conserver une croissance à deux chiffres, en devise locale (12,8%), devant Budapest (9,9%) et Madrid (8,2%), alors que Dublin (7,4%) quitterait le podium.

 

En ce qui concerne la capitale française, Paris devrait, se positionner en 9ème position avec une croissance de 3,6% (RevPAR) en 2017. Cette progression devrait se poursuivre en 2018, puisque Paris passerait alors à la 6ème place du classement avec une croissance de 5,8% (RevPAR).

« Les perspectives pour le marché de l’hôtellerie demeurent très positives malgré les échéances électorales à venir cette année en Europe. De nombreuses destinations ont investi pour améliorer et promouvoir la qualité de leurs services touristiques, à l’instar de la France qui a mis en place pour la première fois un plan d’attractivité sur l’ensemble de son territoire. Avec la hausse du tourisme prévue à nouveau cette année, la plupart des villes européennes peuvent ainsi tabler sur une croissance soutenue. »

D’après Geoffroy Schmitt, associé responsable du secteur Hôtellerie chez PwC

 

L’Allemagne bénéficie du détournement des investisseurs du marché hôtelier britannique à la suite du Brexit

 

Le marché des transactions hôtelières en Europe s'élève à 19 milliards d’euros en 2016, soit le deuxième niveau le plus élevé jamais enregistré après un pic record de 21 milliards en 2015.

 

Ce léger repli s’explique pour l’essentiel par une baisse des volumes de fusion-acquisition au Royaume-Uni, qui ont chuté de plus de 60% en raison des incertitudes entourant le vote sur le Brexit. L’Allemagne, quant à elle, a attiré un niveau record d'investissements en 2016. Elle représente désormais 27% de l’ensemble des transactions européennes en volume, devançant ainsi le Royaume-Uni (25%), l’Espagne (11%) et la France (8%). 

En 2017, PwC anticipe un volume similaire de transactions dans le secteur hôtelier, au vu de la publication de chiffres conjoncturels meilleurs que prévu au Royaume-Uni et plus généralement en Europe au cours des derniers mois, mais aussi de l’appétit croissant des investisseurs pour les hôtels, notamment dans l’optique d’une diversification de leurs actifs immobiliers.

« L’Allemagne a connu une année 2016 record, alors même que les transactions étaient plus équitablement réparties dans le reste de l’Europe qu'au cours des années précédentes. En France, les investisseurs sont restés fidèles au segment de l’hôtellerie de luxe. On peut citer notamment le rachat du Méridien Etoile par Henderson Park. En 2017, nous tablons sur des niveaux d’investissement relativement équivalents sur l’ensemble de l’Europe dans une catégorie d'actifs qui tend à gagner en popularité chez les investisseurs. »

D’après Arnaud Thibésart

 

En 2017, quelles villes réaliseront les meilleurs taux d’occupation et proposeront les prix les plus élevés du marché européens ?

 

Dublin, ville championne en termes de taux d’occupation de ses hôtels

Dublin occupait la première place du podium en 2016 et elle devrait se maintenir au cours des deux prochaines années. En 2017, les taux d'occupation dépasseront 80% dans les deux villes britanniques que sont Dublin (83%) et Londres (82%), juste devant Amsterdam (78%). Mais en 2018, la deuxième ville d’Espagne devrait supplanter la capitale néerlandaise dans le top 3, qui se composerait alors de Dublin (84%), Londres (82%) et Barcelone (80%).

 

Genève, ville touristique la plus chère d’Europe

Alors que Paris était la ville la plus chère d’Europe jusqu’en 2015, Genève lui a volé le titre en 2016. Cette, la première ville suisse devrait garder la tête du Top 3 avec un prix à la nuitée estimé en moyenne à 300,2 €, juste devant Zurich (244,9 €) et Paris (229 €). Londres (164 €) et Rome (148,2 €) devraient suivre. En 2018, toutes les villes devraient voir leur prix moyen relevé – hormis Genève et Zurich.

 

 

Méthodologie

L’étude prospective de PwC « European Cities Hotel Forecast » fournit des prévisions de revenus et de taux d’occupation ainsi qu’une analyse des opportunités de développement du tourisme et des investissements hôteliers dans 17 villes européennes majeures en 2017 et en 2018.  Les 17 villes étudiées sont d’importants carrefours européens et/ou des centres d’affaires et de tourisme.

PwC concentre ses prévisions sur le RevPAR (i.e. le revenu par chambre disponible, qui correspond au produit entre taux d'occupation et prix moyen par chambre).

 

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