Communiqué de presse 2015

Neuilly-sur-Seine, le 1er décembre 2015

Villes d’aujourd’hui, métropoles de demain : Lyon arrive en tête du classement général devant Paris, Toulouse et Bordeaux

A l’horizon 2050, plus de 65% de la population mondiale vivra dans des villes et métropoles. La mondialisation oblige les métropoles à renforcer leur attractivité à l’égard des acteurs économiques, des habitants et des touristes. Depuis le 27 janvier 2014, la loi MAPTAM 1 vise à offrir aux villes françaises les moyens d’agir à l’échelle régionale, voire européenne, et renforce ainsi leur rôle moteur dans et pour l’économie française.

Le cabinet d’audit et de conseil PwC a mené la 1ère édition de son étude « Villes d’aujourd’hui, métropoles de demain», qui mesure la capacité des villes, « cœur » des futures 15 métropoles, à s’incarner, à s’inventer et à se réinventer. Les experts de PwC, spécialistes du secteur public et des collectivités territoriales l’ont élaboré à partir d’une collecte rigoureuse de données variées issues des bases institutionnelles françaises et européennes.

Elle repose sur l’analyse de 60 indicateurs répartis en 13 familles et trois grands thèmes permettant d’embrasser toute la réalité de la complexité et des particularités territoriales : « Potentiel et connexion au monde », « Qualité et cadre de vie » ainsi que « Capital économique ».

Ces 15 villes annoncées dans l’ordre du classement 2015 sont : Lyon, Paris, Toulouse, Bordeaux, Strasbourg, Lille, Nantes, Grenoble, Rennes, Aix-en-Provence, Montpellier, Nice, Marseille, Rouen et Brest.  

 

 

 

 

 

Lyon, en pôle position devant Paris, profite de l’homogénéité de ses résultats sur les 3 thématiques de l’étude ; Paris est pénalisée par le critère « Qualité et cadre de vie ».

« Surprise de ce classement, Lyon arrive en tête devant Paris, grâce à d’excellentes performances sur l’ensemble des indicateurs. Une avance de 30 points sur le thème « Qualité et cadre de vie », lui permet de compenser sa deuxième place derrière Paris sur les deux autres thèmes.  D’ailleurs, sur certains ratios économiques nationaux, il convient de souligner que Lyon et Paris sont aux coudes à coudes : par exemple, les deux villes ont des taux d’emploi et de chômage longue durée similaires », commente Fabrice Francillon, directeur Secteur public chez PwC et coordonnateur de l’étude, aux côtés de Fabien Goffi et Jean-Louis Rouvet, associés Secteur public chez PwC.

Paris n’occupe donc que la 2nde position du classement général, bien qu’elle domine deux classements thématiques sur 3. La capitale française confirme son rôle moteur dans et pour l’économie française. Si Paris et sa région représentent à elles seules 30% du PIB français selon les données de l’Insee de 2013, le coût de la vie constitue un frein non négligeable à son attractivité, tant au niveau national qu’international.

Bordeaux, métropole offrant les meilleurs « Qualité et cadre de vie » devant Lyon, Nantes et Strasbourg

Comme le souligne Fabien Goffi, associé Secteur public chez PwC, « la qualité de vie est devenue un argument majeur du marketing territorial et de la compétitivité urbaine. » Afin d’appréhender l’accessibilité, la durabilité et le charme de chacune des villes étudiées, 6 catégories d’indicateurs thématiques ont été retenus : « Transports et mobilités », « Infrastructure Urbaines », « Environnement », « Santé », « Culture et Loisirs » et « Vie de la Cité ».

En tête sur les indicateurs « qualité des infrastructures urbaines », « santé » et « environnement », Bordeaux affiche le meilleur score de qualité de vie avec un total de 253 points. Malgré des résultats moyens dans le domaine de la santé, Lyon parvient à maintenir une 2ème position. Nantes talonne Bordeaux en matière d’offre et de qualité des infrastructures urbaines et en matière environnementale, décrochant ainsi la 3ème place, juste devant Strasbourg.

Aix-en-Provence est 5ème au classement et fait figure d’exception parmi les autres villes du Sud-Est, que l’on retrouve généralement en queue de classement des différentes catégories d’indicateurs. Cette 5ème place s’explique par de belles performances dans la catégorie « Vie de la Cité », où elle est en tête, et dans la catégorie « Santé », où elle se classe en 2ème position.

« La 6ème place de Paris malgré son offre culturelle et de loisirs largement supérieure aux autres villes, s’explique par sa dernière position sur les indicateurs de santé, avec des scores faibles notamment sur l’accessibilité aux personnels médicaux et aux établissements de soins », commente Jean-Louis Rouvet, associé Secteur public chez PwC.

Paris, Lyon et Toulouse se démarquent pour leur « Potentiel et Connexion au monde »

L’indicateur de l’étude PwC « Potentiel et Connexion au monde », qui est un facteur historique de croissance des villes développées, se décline en 3 catégories complémentaires : « Capital intellectuel », « Ouverture et connexion au monde » et « Transformation numérique ».

Paris, avec 173 points, s’affirme comme une plateforme internationale incontournable, affichant une excellente performance pour les indicateurs d’ouverture et de connexion au monde. La capitale est loin devant Lyon et Toulouse qui ont des scores très proches de 154 et 153 points. Avec 132 points, Lille se situe en tête d’un peloton constitué de 6 villes dans l’ordre de leurs performances : Strasbourg, Grenoble, Bordeaux, Rennes et Montpellier.

Au regard des indicateurs retenus, Toulouse arrive en tête concernant le capital intellectuel, notamment parce que la ville compte près de 100 000 étudiants et a le meilleur taux d’insertion à la sortie des universités.

La catégorie nommée « Transition numérique » mesure l’usage du numérique par les services publics locaux et l’accessibilité des technologies de l’information et de la communication. Grenoble se démarque notamment par son potentiel de recherche scientifique de très haute qualité. En outre, 94,8% des logements et locaux de la ville sont couverts par le très haut débit et 39 services publics en lien avec l’internet citoyen ont été répertoriés dans l’Atlas Villes Internet. Grenoble devance Paris, seule très grande ville à se montrer très performante dans les trois indicateurs retenus. Il faut souligner que Brest occupe la 3ème place du classement. Cette performance est remarquable puisque Brest est la 2nde plus petite ville de l’échantillon de cette étude.

Sur la catégorie « Ouverture et connexion au monde », constituée de 7 indicateurs (3 sur le flux de personnes et de marchandises, 2 sur les infrastructures d’accueil des visiteurs nationaux et internationaux, 2 indicateurs démographiques), Paris domine sur 5 de ces indicateurs. Lyon et Toulouse suivent, devant Marseille qui, en interface avec une région méditerranéenne au fort potentiel de croissance, s’avère plutôt bien connectée au reste du monde.

Paris, « Capitale économique » sans surprise devant Lyon, Toulouse et Bordeaux

Afin de mettre en avant les atouts économiques propres aux structures urbaines, ce thème mesure des indicateurs organisés en 4 catégories : « le poids économique » qui définit le poids économique de la ville et souligne la dimension tertiaire de son économie, « l’attractivité économique et innovation » qui se penche sur la dimension urbaine de l’économie, « le travail et l’emploi » et le « coût de la vie ».

Paris arrive sans surprise en tête de ce classement thématique avec une avance sur Lyon, profitant de ses performances sur le poids économique et la qualité de sa main d’œuvre locale.

« Avec 197 points, Lyon talonne le modèle parisien grâce aux résultats obtenus sur les indicateurs relatifs à la qualité du marché du travail local et au poids économique. Lyon devance même la capitale sur le plan de l’attractivité économique, Paris affichant un taux de création d’entreprises relativement faible » constate Fabrice Francillon.

Toulouse et Bordeaux arrivent ensuite en 3ème et 4ème positions et se détachent des 11 autres villes étudiées. Toulouse s’affirme comme une métropole régionale d’envergure avec la seconde plus grande proportion de cadres dans des fonctions métropolitaines, la part la plus importante du PIB dans le PIB régional et tire profit de son faible coût de la vie comparé aux autres villes de son gabarit.  Nantes et Grenoble se disputent la 5ème place avec 5 points d’écart. Grenoble confirme par ce biais son statut de métropole d’avenir en obtenant de très bons résultats sur les indicateurs « travail et emploi », et prend une large avance sur les autres villes de son groupe à l’instar de ses performances dans le domaine du capital intellectuel.

Fabien Goffi souligne que : « Quelle que soit leur dimension, les villes cœurs des futures métropoles du Sud-Est sont en moyenne moins performantes dans l’ensemble des critères économiques retenus pour cette étude. Il sera particulièrement intéressant et utile de voir l’évolution du classement lorsque nous conduirons une seconde phase d’analyse, à une maille intégrant toutes les communes constitutives des métropoles. »

Fabrice Francillon ajoute que : « Cette 1ère version de l’étude constitue déjà un formidable outil de diagnostic, en même temps qu’il ouvre des perspectives enthousiasmantes pour les élus qui veulent bien s’en saisir ».

Montpellier se place avant-dernière de ce classement, fortement pénalisée par les taux d’emploi et de population active les plus faibles de l’échantillon et le retard de développement de son économie de services. Si elle arrive en dernière position, Brest affiche néanmoins des signes d’attractivité du territoire très positifs avec une 1ère place pour le taux de création d’entreprises et une 2nde position relative à la croissance urbaine. « Il ne faut pas négliger le potentiel de cette ville en pleine explosion démographique, qui doit ainsi faire face à des enjeux d’insertion professionnelle importants » précise Fabrice Francillon.

1 Loi de la Modernisation de l’Action Publique Territoriale et d’Affirmation des Métropoles, 27 janvier 2014

Méthodologie

Pour cette étude, PwC a retenu les 15 villes qui ont obtenu le statut de métropole tel qu’il est défini par la loi MAPTAM du 27 janvier 2014 à savoir : Aix-en-Provence, Bordeaux, Brest, Grenoble, Lille, Lyon, Marseille, Montpellier, Nantes, Nice, Paris, Rennes, Rouen, Strasbourg, Toulouse.
Les données concernent les périmètres de chacune des communes citées. Dans l’attente de données disponibles directement à la maille des futures métropoles et compte tenu de certaines incertitudes de périmètres géographiques sur certaines futures métropoles au moment de la collecte et de l’analyse des données (printemps 2015), seules les villes « cœur » de métropole ont été étudiées pour cette 1ère édition. Les actualisations prochaines intégreront les communes non prises en compte dans cette version.
Les sources privilégiées dans le cadre de cette étude sont essentiellement issues des bases de données institutionnelles françaises comme européennes (Eurostat, Insee, data.gouv, sites des collectivités et organismes publics…) ou certifiées par des organismes publics officiels, comme dans le cas de labels (French Tech, Villes Internet..). Certaines données proviennent des bases institutionnelles actualisées en temps réel (données relatives à la santé ou à la culture). Pour les autres, et à partir de 2010, la date la plus récente de collecte a toujours été celle retenue. Il a été fait le choix de ne pas construire de données à la maille métropole si elles n’existaient pas directement encore. Ainsi, par exemple, si des données existent bien séparément pour chacune des communes de Marseille et d’Aix-en-Provence, les valeurs résultant de l’intégration des deux communes au sein de la future métropole ne sont pas disponibles. Il n’était pas souhaitable de chercher à les constituer, par agrégation ou autre approche.
La sélection et hiérarchisation des indicateurs est régie par les principes suivants : La priorité a d’abord été donnée aux indicateurs retenus dans le cadre de l’étude PwC « Cities of Opportunities » (CoO).

  • Certains indicateurs CoO ont par ailleurs pu être adaptés pour répondre aux enjeux et au contexte particulier des métropoles françaises.
  • D’autres indicateurs CoO composites et difficiles à reconstituer on non adaptés à l’échelle des métropoles françaises ont été remplacés par des indicateurs délivrant le même niveau d’information.
  • D’autres encore ont fait l’objet d’un retraitement PwC pour gagner en précision et rendre l’analyse plus robuste.
  • Enfin, certains indicateurs quantitatifs ont fait l’objet d’une pondération pour mesurer de manière plus précise la performance des villes relativement à leur taille. La pondération a été établie en fonction de la population de la commune.

A propos de PwC France et pays francophones d'Afrique

PwC développe en France et dans les pays francophones d'Afrique des missions d’audit, d’expertise comptable et de conseil créatrices de valeur pour ses clients, privilégiant des approches sectorielles. La raison d'être de PwC est de renforcer la confiance au sein de la société et d’apporter des solutions aux enjeux stratégiques de ses clients. Plus de 208 000 personnes dans 157 pays à travers le réseau PwC partagent idées, expertises et perspectives innovantes au bénéfice de la qualité de service pour leurs clients et partenaires. Les entités françaises et des pays francophones d'Afrique membres de PwC rassemblent 5 000 personnes couvrant 23 pays. Rendez-vous sur www.pwc.fr
 « PwC » fait référence au réseau PwC et/ou à une ou plusieurs de ses entités membres, dont chacune constitue une entité juridique distincte. Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site www.pwc.com/structure

Pour suivre l’actualité de PwC

Retrouvez PwC sur Twitter et sur Linkedin