Communiqué de presse 2007

Paris, le 6 décembre 2007

Enquête sur les centres de services partagés comptables et financiers en France : 80% des sondés leur attribuent l’amélioration de la performance de la fonction finance de leur groupe

État des lieux et perspectives sur ce nouveau mode d’organisation en France. Résultats de l’étude inédite menée par le pôle conseil de PwC sur les Centres de Services Partagés (CSP) comptables et financiers.

 Les Centres de Services Partagés, mode d’organisation interne à l’entreprise, sont de plus en plus nombreux et répondent à des objectifs communs, principalement la professionnalisation de la fonction finance, recherchée par 88% des sondés, la maîtrise des coûts et l’homogénéisation des pratiques, évoquées par 85% d’entre eux. Toutefois, il n’existe pas de modèle unique, mais une adaptation du concept par chaque groupe, selon la maturité et la stratégie globale de l’entreprise.
Les retours d’expérience témoignent de bénéfices certains, parfois inattendus : pour 88% du panel, les CSP favorisent une amélioration du contrôle interne et un meilleur respect des contraintes réglementaires. Ce mode d’organisation soulève cependant des difficultés : 56% des personnes interrogées évoquent des contraintes en termes de ressources humaines. La mise en place d’un CSP est une démarche complexe et ambitieuse, qui nécessite une conduite de projet rigoureuse et requiert l’implication de toutes les parties prenantes, jusqu’à la Direction Générale.

Un concept qui fonctionne, mais des modèles hétérogènes

Le centre de services partagés est un mode d’organisation interne à l’entreprise, qui permet de regrouper les fonctions dédiées aux processus de support, ici, comptable et financier. Il est à distinguer de l’outsourcing, du Business Process Outsourcing (BPO) et de l’offshoring, qui signifient le transfert d’activités chez un tiers, ou à l’étranger.
Le CSP dispose de trois caractéristiques principales :

  • mutualisation des ressources pour traiter des processus à fort volume transactionnel
  • spécialisation des compétences
  • intégration du système d’information à l’échelle du groupe.

L’étude de PwC montre que la mise en place de CSP est aujourd’hui une tendance de fond en France, sans obéir à un modèle unique, aussi bien en termes de structure que de gouvernance. Chaque groupe adapte son CSP interne en fonction de ses moyens, notamment technologiques, et en prenant en compte ses objectifs finaux en matière d’amélioration de l’efficacité et de la performance, et plus globalement la stratégie d’ensemble du groupe.

Un levier de professionnalisation de la fonction et de performances

Les objectifs qui président à la mise en place d’un CSP comptable et financier apparaissent clairement : la professionnalisation de la fonction finance pour 88% des sondés, la maîtrise des coûts et l’homogénéisation des pratiques pour 85% des personnes interrogées.

Si ces buts initiaux sont en partie atteints – réduction des coûts salariaux et professionnalisation de la fonction pour 58% du panel – la mise en place de CSP contribue à l’apparition de bénéfices non identifiés à la genèse du projet. En effet, 80% des sondés notent une optimisation de la performance de la fonction finance. En outre, pour 88% des personnes interrogées, ce mode d’organisation favorise une amélioration du contrôle interne et un meilleur respect des contraintes réglementaires.

L’implication du management : une clé de son succès

56% des personnes interrogées évoquent des contraintes en termes de ressources humaines, principalement dues à une certaine résistance au changement, à un déficit d’accompagnement du volet social et à un manque de soutien des structures dirigeantes, qui souhaiteraient le maintien d’une proximité avec les métiers opérationnels. En outre, le sentiment de cloisonnement est parfois mentionné, du fait de l’ultra spécialisation des collaborateurs.

La mise en œuvre d’un CSP est un projet complexe qui dépasse le strict cadre de la direction financière. Ainsi, selon Laurent Guibert, associé du pôle conseil de PwC, l’advisory, spécialisé dans l’amélioration de la performance : « Plusieurs pré-requis sont nécessaires pour assurer le succès d’un centre de service partagé : un sponsorship fort du management et de la direction générale, la volonté de développer une culture tournée vers le service et la relation client, ainsi qu’une culture d’entreprise favorable au changement et à la mutualisation des compétences ».

« La mise en place de CSP doit être envisagée de manière très rigoureuse : élaborer un business case et le développer, renforcer la démarche d’accompagnement du changement, mettre en œuvre de véritables contrats de services sont des étapes nécessaires à la réussite d’un projet d’envergure. Sa pérennité sera ensuite garantie si le CSP devient une entité indépendante internalisée bénéficiant d’une culture propre, ayant su trouver une dimension garante d’efficacité », précise Charles-Henry Madinier, senior manager au sein du pôle conseil de PwC, l’advisory, spécialisé dans l’amélioration de la performance.

Mettre les CSP au service de la performance de demain

Les CSP bénéficient encore d’un fort potentiel d’évolution. La tendance « Enabling technologies » est un facteur d’opportunité : le recours aux nouvelles technologies favorise notamment la dématérialisation des données et permet ainsi un gain de temps sur les tâches les moins valorisantes. Le CSP offre par ailleurs des leviers en termes de gestion des compétences et des carrières en assurant une professionnalisation de la fonction finance.

Si l’organisation en CSP est courante dans l’industrie, du fait de la tendance du secteur à la rationalisation, d’autres secteurs peuvent être concernés. « Le secteur public pourrait être le vivier des CSP de demain, dans un souci de rationalisation administrative et de maîtrise des dépenses publiques », ajoute Laurent Guibert.

Méthodologie de l’étude CSP

Ces différents constats et perspectives sont décrits dans l’étude menée en 2007 par PwC en France auprès de 27 grands groupes français ou étrangers comptant en leur sein un ou plusieurs centres de services partagés comptables et financiers localisés en France, soit un total de 42 CSP.
Au sein du panel, plus de 8 groupes sur 10 sont cotés. Deux secteurs sont majoritairement représentés : l’industrie et le secteur de la distribution et des produits de grande consommation.
Les entretiens ont été réalisés auprès de responsables financiers et/ou comptables ayant participé à un projet de mutualisation d’une partie de la fonction finance, ainsi qu’auprès de responsables de CSP qui ont mis en place et/ou gèrent un CSP financier et comptable.

À propos de PwC et de son pôle Conseil

PwC (www.pwc.fr) effectue des missions d’audit et de conseil pour des entreprises de toutes tailles, publiques et privées, privilégiant des expertises sectorielles et assurant confiance et valeur ajoutée pour ses clients et l’ensemble des parties prenantes.
Plus de 146 000 personnes travaillent en réseau dans 150 pays, partageant points de vue, expériences et solutions pour proposer des perspectives innovantes et des conseils adaptés à chaque problématique. Le pôle conseil de PwC, l'Advisory, propose une offre complète de compétences qui lui permet d’aider les entreprises et organisations à devenir durablement plus performantes en travaillant avec elles sur 4 leviers clés, tout en gérant risques et crises éventuelles : la gestion de leurs opérations de croissance, l’amélioration de leur organisation, la maîtrise de leurs coûts, la gestion et le management des hommes. La diversité des profils associée à la qualité des expériences de ses 750 professionnels en France, 8 700 en Europe et 22 500 dans le monde constituent sa principale force.

PwC travaille en France avec Landwell, cabinet d’avocats correspondant.


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