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Communiqué de presse 2014

Neuilly-sur-Seine, le 24 septembre 2014

En forte croissance, les grandes coopératives agricoles comptent jouer un rôle clé dans la sécurisation de la supply chain alimentaire mondiale

Avec un chiffre d’affaires en hausse de 40% entre 2008 et 2013, les 50 premières coopératives agricoles mondiales se portent bien. Selon PwC, les coopératives françaises se portent mieux encore : cette année, trois d’entre elles intègrent le Top 20 européen et la croissance des 10 premières coopératives françaises entre 2008 et 2013 atteint 7,4% par an, soit plus que les 7% du Top 50 mondial.
Cette croissance, portée en particulier par d’importants rapprochements, les place en première ligne pour contribuer à la sécurisation d’une supply chain alimentaire de plus en plus complexe et instable. La taille est en effet l’un des six principaux leviers qu’elles actionnent pour relever ce défi, avec l’internationalisation de leurs activités, l’intégration verticale amont et aval, le développement de marques fortes, l’innovation et le développement de filières inclusives avec d’autres acteurs privés et publics.

La France est le pays le mieux représenté dans le classement des 20 premières coopératives agricoles européennes

Si le Top 20 des coopératives européennes reste dominé par celles d’Europe du Nord (Hollande, Danemark, Allemagne), 3 coopératives françaises sont entrées dans le classement cette année.

Selon Yves Pelle, associé PwC spécialiste des coopératives agricoles : « Ceci fait de la France le pays le mieux représenté au sein de ce Top 20, avec 7 coopératives. »

La France a accru son poids puisque la part du chiffre d’affaires généré par les coopératives françaises représente 28% du total, contre 23% en 2008.

D’ailleurs, les 10 principales coopératives françaises ont connu une forte croissance de leurs activités au cours de la période 2008-2013, avec 7,4% de croissance par an. Cette croissance est supérieure à celle des 50 plus grandes coopératives mondiales (7% par an) et à celle des 50 premiers groupes agroalimentaires mondiaux.
Cette performance s’explique en partie par un effet « rattrapage », via la consolidation du secteur en France.

Sécuriser la supply chain alimentaire mondiale : l’enjeu clé des coopératives agricoles

Aujourd’hui, cinq tendances mondiales transforment le monde et notamment le secteur agroalimentaire : la croissance démographique (en particulier l’Afrique et l’Asie), la montée en puissance économique des pays émergents, l’urbanisation croissante, le changement climatique et la rareté des ressources naturelles, et les ruptures technologiques. Selon la FAO, La production agricole devra ainsi augmenter de 70% d’ici 2050 pour répondre à la demande alimentaire et industrielle.

Ces évolutions accentueront la pression sur une supply chain alimentaire déjà fragilisée. De l’amont à l’aval, les ruptures seront probablement plus fréquentes, augmentant la volatilité des prix des matières premières. Dans un contexte de déréglementation des échanges agroalimentaires mondiaux, les coopératives devront elles-mêmes développer des supply chains plus complexes et internationales, pour rapprocher la transformation des bassins de consommation.

Comment relever ce défi ?

  1. Taille : Pour de nombreuses coopératives agricoles, la course à la taille critique est essentielle. Le chiffre d’affaires des 50 plus grandes coopératives mondiales a d’ailleurs progressé de 40% entre 2008 et 2013.
  2. International : L’objectif est d’être aussi proche que possible de ses marchés, et d’être plus compétitif en réduisant ses coûts de production et de logistique. Les acteurs adoptent des stratégies variées, de l’export à l’implantation locale. Demain, les coopératives pourraient aider des structures agricoles plus petites pour les rendre plus efficaces, et même vendre leur expertise à des Etats.

    Selon Yves Pelle : « La majorité des nouveaux consommateurs se trouvant en Asie et en Afrique, loin des bassins de production actuels, définir exactement où produire quoi sera un véritable enjeu pour les coopératives à l’avenir. »

  3. Intégration : Les acteurs cherchent à se rapprocher pour associer l’amont à l’aval dans leur portefeuille d’activités. Ce mouvement se fait majoritairement par acquisitions ou partenariats.
    D’ailleurs, la France a enregistré 75 opérations de fusions-acquisitions en 2013, vs 68 en 2012.
    Et l’Europe de l’Ouest dans son ensemble a également connu un mouvement de consolidation, notamment dans le secteur laitier, du fait de la fin programmée des quotas laitiers en 2015 et de la demande croissante de la Chine pour des produits de qualité.
    En France, cette consolidation s’illustre notamment par les opérations initiées par Agrial (prise de participation dans Senoble et dans Eurial, rapprochement avec Corialis) et Sodiaal (rapprochement avec 3A et acquisition des fromageries du Blamont).
    En France également, les industriels chinois ont réalisé plusieurs opérations pour sécuriser leurs propres approvisionnements en lait infantile, principalement sous forme de partenariat (Biostine & Isigny Sainte-Mère, Synutra et Sodiaal).
  4. Marque : Avoir un portefeuille de marques fortes sera essentiel pour ne pas subir les pressions sur les prix, créer de la valeur et répondre aux attentes des consommateurs en termes de confiance.
  5. Innovation : Qu’il s’agisse de nouveaux produits, de recherche en génétique, d’utilisation de drones pour optimiser la production, de financement… et même de business model, l’innovation est au cœur des priorités des dirigeants des coopératives agricoles.

    « Les coopératives doivent désormais mettre les clients au cœur de leur écosystème et passer « de la fourchette à la fourche ». Les consommateurs demandent des produits de qualité, authentiques, personnalisés, vendus dans des formats pratiques pour être consommés hors du domicile et au prix le plus bas possible. Les coopératives devront s’adapter pour répondre à ces nouvelles attentes », explique Yves Pelle.

  6. Approche inclusive : Afin de répondre à leurs multiples enjeux, les coopératives vont devoir jouer en équipe et trouver de nouveaux partenaires, qu’il s’agisse d’entreprises, d’ONG, d’Etats ou d’investisseurs.

Pour réussir, de nombreux investissements seront nécessaires, en termes de R&D, d’irrigation, de technologies, d’infrastructures de transport, de capacités de production, de marketing etc. Si le financement par le secteur public est une condition préalable, elle n’est pas suffisante, notamment dans les pays émergents. En termes de sources de financement, la dette et les capitaux propres restent utilisés, mais limités pour les coopératives. Ainsi, de nouveaux modes de financent voient le jour (placements privés.. ), permettant de dégager des marges de manœuvre supplémentaires.

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