Communiqué de presse 2011

Neuilly-sur-Seine, le 7 février 2011

2011 sera sans doute l’année charnière espérée par le secteur Immobilier européen selon l’étude Emerging Trends in Real Estate® 2011, publiée par PwC et l’Urban Land Institute (ULI)

2011 sera sans doute l’année charnière  espérée par le secteur Immobilier européen selon l’étude Emerging Trends in Real Estate® 2011, publiée par PwC et l’Urban Land Institute (ULI),

La 8ème édition de ce rapport s’appuie sur plus de 600 interviews conduites auprès des principaux acteurs de l’immobilier en Europe. Elle classe les villes européennes les plus attractives selon deux critères : la performance des investissements existants et l’attractivité pour des acquisitions à venir. L’industrie immobilière européenne doit s’adapter à des régulations plus strictes et au resserrement du crédit. Paris se situe à la 4ème  place du  classement de la performance des investissements existants et à la 8ème place du  classement de l’attractivité pour des acquisitions à venir. Les professionnels entrevoient un afflux de nouveaux capitaux du fait du caractère sécurisé des actifs immobiliers comparés à d’autres classes d’actifs.

Le secteur immobilier vers un marché à deux vitesses

Les professionnels du secteur  prévoient l’établissement probable  d’un  marché à deux vitesses, reflétant l’écart grandissant entre les investissements très attractifs et les marchés immobiliers de deuxième zone. Les professionnels interrogés s’attendent à davantage de réductions d’effectifs à travers l’Europe.

Selon John Forbes, associé chez PwC et l’un des auteurs du rapport, « Dans quelques années nous regarderons peut-être 2011 comme une année charnière pour le secteur immobilier. Les professionnels de l’immobilier entrent dans une période difficile et font face à de sérieux  défis. Les sources traditionnelles de refinancement de la dette des actifs vacants ou ayant besoin d’être rénovés  ne seront plus disponibles. Cependant, de nouvelles sources de financement, provenant de  fonds souverains et de compagnies d’assurance, pourraient prendre le relais.»

Patrick L. Phillips, le directeur général de ULI explique : « Certaines tendances de l’année passée, telles que la recherche de qualité, l’émergence d’un marché à deux vitesses avec un intérêt marqué pour les meilleurs actifs dans les principales villes et un délaissement des autres zones, se maintiendront. La vraie différence cette année, semble être liée à l’incapacité perçue du gouvernement à susciter la demande et à relancer le secteur Immobilier. La gestion des actifs se situe également au cœur des efforts : le repositionnement des propriétés afin de mieux répondre à la demande du marché,  la recherche d’approches innovantes pour maintenir et créer de la valeur, et la gestion efficace et rentable des propriétés immobilières. »

L’année dernière, le secteur redoutait que la grande quantité de dettes, arrivant à maturité au cours des cinq prochaines années à travers l’Europe, empêche les banques d’accorder de nouveaux prêts.  La nouvelle interrogation pour 2011 est de savoir dans quelle mesure Bâle III va impacter  la propension des banques à prêter au secteur immobilier et augmenter le coût de la dette. Les professionnels interrogés ont exprimé de sérieuses  inquiétudes à propos deszones périphériques, même si elles se situent au sein d’un même pays.

Paris se situe à la 4ème  place du classement de la performance des investissements existants et à la 8ème place du  classement de l’attractivité pour des acquisitions à venir.

Munich, Istanbul et Londres se disputent les trois premières places des deux classements. Les professionnels indiquent que le Royaume-Uni, la France et les pays nordiques sont des marchés en phase de rétablissement, l’Allemagne considérée comme largement en tête grâce à une économie  tirée par les exportations.

Etant donné l’aversion au risque des pourvoyeurs de capitaux, les villes gagnantes comme Munich, Londres et Paris continueront d’attirer les investissements du fait d’une forte demande des locataires. Les autres destinations prisées par les investisseurs seront très probablement Istanbul, Stockholm, Berlin et Hambourg. Ces derniers devraient éviter Dublin, Athènes, Lisbonne et Budapest.     

Selon le rapport, même au sein des marchés les plus prisés, les investissements se dirigeront en priorité vers des actifs sécurisés /core. Par conséquent, la valeur des actifs non core restera probablement encore un sujet de préoccupation des acteurs immobiliers.

L'an dernier, le rapport faisait remarquer que Paris était "considérée comme ayant une base économique plus large que Londres et  étant  moins dépendante du secteur des services financiers ».  Le marché parisien est toujours perçu comme étant  moins volatil que celui du Royaume-Uni. Il  y a encore de belles opportunités malgré une offre limitée du marché. Ceci est susceptible de continuer en 2011. Ce marché affiche des caractéristiques similaires à celui de Londres à l'heure actuelle.  Geoffroy Schmitt, associé, responsable de l’activité conseil en immobilier de PwC en France explique : ""Les capitaux se sont de nouveau dirigés vers Paris. Cette tendance devrait se poursuivre, notamment sur les actifs de qualité, car Paris affiche moins de volatilité, moins de risques et donc plus de stabilité que certaines autres grandes villes européennes ».  Les personnes interrogées caractérisent la France comme "une économie  stable mais qui affiche une faible croissance." Le rapport révèle que l’investissement devrait se concentrer en France sur Paris, mais certains soulignent que les métropoles régionales françaises sont aussi attractives et notamment plus que les métropoles régionales britanniques car «Lyon, Marseille, Bordeaux et Toulouse présentent un marché de l’emploi important et relativement stable et un niveau de demande raisonnable. "

Les investisseurs immobiliers anticipent une plus grande disponibilité de capitaux, ce qui constitue la bonne nouvelle.

Cette disponibilité plus importante de capitaux est notamment due au retour des fonds souverains, aux foncières qui ont levés des capitaux sur les marchés  financiers mais aussi aux compagnies d’assurance, très actives en 2010.

Selon Bruno Lunghi, responsable de l’activité de conseil fiscal en immobilier en France chez Landwell, cabinet d’avocat correspondant de PwC : «Les capitaux, qui proviennent d’investisseurs désormais davantage averses  au risque et plus sélectifs, seront dirigés vers une plus petite tranche du marché. Cela résultera en une tension sur le prix de ces actifs qui a déjà eu lieu en partie courant 2010. D’après le rapport, il est évident que les gestionnaires de fonds immobiliers font face à des défis considérables en ce qui concerne la satisfaction des demandes des investisseurs, des banques et des régulateurs. Selon les professionnels interrogés, l’environnement est en mutation et les gestionnaires de fonds immobiliers devront s’adapter en conséquence. »

Les perspectives de tous les sous-secteurs immobiliers s’améliorent, les bureaux en centre ville et les centres commerciaux sont les actifs offrant les perspectives les plus intéressantes.

Les professionnels interrogés estiment que les entreprises bien établies et privilégiant une stratégie défensive résisteront le mieux dans les mois à venir.

À propos de l’étude Emerging Trends in Real Estate® Europe 2011

Emerging Trends in Real Estate® Europe 2010 est la huitième édition d’un classement des villes européennes en matière d’investissement immobilier réalisée conjointement par l’Urban Land Institute (ULI) et PwC. Ce rapport est réalisé à partir d’interviews de plus de 600 spécialistes de l'industrie, y compris des investisseurs, des promoteurs, des financiers et des gestionnaires immobiliers. 

L’intégralité du rapport est disponible sur le site www.pwc.fr/immobilier

À propos de l’Urban Land Institute

L’Urban Land Institute (www.uli.org) est un institut global de recherche et d’éducation, à but non lucratif, financé par ses membres. Sa mission est de proposer des perspectives novatrices pour un usage responsable du territoire et pour la création et le soutien de groupes de réflexion à travers le monde. Fondé en 1936, l’Institut compte plus de 33 000 membres représentant tous les aspects des disciplines de l’urbanisme.

A propos de PwC

PwC développe en France des missions d’audit, d’expertise comptable et de conseil créatrices de valeur pour ses clients, en privilégiant des approches sectorielles.

Plus de 161 000 personnes dans 154 pays à travers le réseau PwC partagent idées, expertises et perspectives innovantes pour apporter des solutions et des conseils adaptés.
PwC rassemble en France 4 000 personnes dans 25 bureaux.

PwC est la marque sous laquelle les entités membres de PwC International Limited (PwCIL) opèrent et fournissent leurs services. Ensemble, ces entités constituent le réseau PwC au sein duquel chaque firme est juridiquement autonome et n’agit pas en qualité d'agent de PwCIL ni d’aucune autre entité membre. PwCIL ne fournit aucun service aux clients. Elle n’est pas responsable des actes et omissions de ses membres et n’a ni le droit ni la capacité juridique d’en contrôler l’exercice professionnel ou de les engager d’une quelconque façon.

Pour suivre l’actualité de PwC

Retrouvez PwC sur Twitter
http://twitter.com/PwC_France
 
Abonnez-vous au Flash Presse de PwC
http://www.pwc.fr/inscription_a_la_newsletter_presse.html


Sites de PwC les plus fréquemment visités

Liste complète de tous les sites de PwC

Close