Countdown to Solvency 2
Juillet 2011
«Countdown to Solvency 2» est la publication phare de pwc sur Solvabilité 2. Elle propose des pistes de réflexion pratiques concernant les derniers développements et l’actualité de la réforme. Ces publications ne se limitent pas à des synthèses techniques : elles constituent des documents d’analyse destinés aux dirigeants et aux décideurs.
Notre retour d'expérience sur la validation de votre modèle - Juillet 2011
La validation du modèle fait partie des six tests clés pour l'approbation du modèle. Néanmoins, peu d'entreprises d’assurance ont bien avancé sur ce point. Ces dernières doivent accomplir la validation initiale et mettre en place un cadre durable avant avril 2012 si elles souhaitent que leurs modèles soient approuvés avant la mise en œuvre de Solvabilité 2.
Cet article décrit une approche que les entreprises d’assurance peuvent adopter pour s'assurer que le processus de validation est efficace et pragmatique, en mettant l'accent sur les points clés et les écueils identifiés au cours de notre expérience.
Messages clés :
- La décomposition du modèle en parties ou processus permettra une validation mieux maîtrisée et clairement identifiée.
- Il est important d’appuyer la validation sur un cadre, par exemple un sommaire, qui démontre précisément comment les étapes de validation s'intègrent dans l'architecture globale du modèle. Ce cadre est par ailleurs un pré-requis à une vision claire de la matérialité qu'elle représente avant d'entreprendre toute validation.
- Il est en outre essentiel de se concentrer sur les hypothèses et les avis d'experts sur lesquels se fondent les évaluations des exigences en capital et de réaliser des analyses pertinentes des résultats des modèles.
- Il est également important de distinguer la validation effectuée par la direction ou l'entreprise d’une validation indépendante.
- Enfin, les pièges potentiels concernent notamment l’incohérence dans le traitement des différents risques et dans l'interprétation des normes et des résultats, le manque de documentation, ainsi qu'une prise en compte insuffisante des limites du modèle.
Making your capital work harder - Février 2011
Les assureurs cherchent toujours à optimiser leurs activités à la fois sur le plan fiscal mais également en termes de gestion de leur capital – Solvabilité 2 modifie les règles du jeu.
La cinquième étude quantitative d'impact (QIS5) montre que les pratiques actuelles en matière de gestion du capital seront probablement difficilement transposables à Solvabilité 2. Que peuvent faire les compagnies d'assurance pour améliorer leur position financière ?
Le projet de la directive Omnibus 2 qui a été publié récemment présente des mesures transitoires introduisant une certaine souplesse. Cependant, il restera toujours à réévaluer l'efficacité des solutions actuellement en place. Comme c'est souvent le cas, les premiers qui réagiront pourraient se prévaloir d'un avantage compétitif.
Cet article identifie les problématiques centrales que l'application de Solvabilité 2 peut générer dans la structure de capital d'une organisation. Il explore également les façons de garantir l'efficacité du capital et fournit des conseils pour optimiser la position financière.
Points clés:
- Il sera intéressant d'observer les pays concernés car leurs exigences finales de fonds propres pourraient générer des opportunités de restructuration.
- Les assureurs modifieront probablement leur structure et leurs opérations internes pour faire face à Solvabilité 2 qui risque d'impacter l'efficacité fiscale de leur groupe.
- Des opportunités émergent dans cinq domaines : la gestion des passifs, l'évaluation des actifs, les structures légales, le financement et l'offre de produits.
Meeting the people test – Janvier 2011
Sensibilisation au risque dans la culture et le processus décisionnel de votre entreprise
Les décisions sont prises par le personnel, non par les modèles. Les aspects les plus cruciaux du test d'utilisation de Solvabilité 2 sont l'implication, la compréhension et les comportements adéquats permettant de s'assurer que l'évaluation du risque se situe au cœur du processus décisionnel – le « people test ». Comment pouvez-vous assurer de la réussite du test par vos collaborateurs ?
Messages clés :
- Les superviseurs vérifieront non seulement la solvabilité, mais aussi l'intégration complète des risques dans la prise de décisions clés par les conseils d'administration et les équipes opérationnelles. Il s'agit du « people test ».
- Comme l'a souligné la crise financière, la réussite du « people test » est souvent plus facile en théorie qu'en pratique, car la gestion des risques est considérée comme une corvée réglementaire par de nombreux exécutants.
- La clé de la réussite du « people test »réside dans la création d'une culture du risque et dans la reconnaissance du rôle crucial de la gestion des risques dans la performance et le pilotage de l'activité.
- En cas d'échec au « people test », vous pourriez ne pas obtenir la validation de votre modèle et faire l'objet d'une supervision accrue.
En cas de réussite, vous serez en mesure de tirer parti de votre investissement dans la modélisation du risque et du capital en vous assurant que ses résultats sont compris et utilisés le plus efficacement possible.
Driving capital efficiency – Octobre 2010
Améliorer l’efficacité de l’utilisation du capital : Solvabilité 2 comme levier d’optimisation des structures capitalistiques, fiscales et de coût.
Messages clés:
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Solvabilité 2 va renforcer les impératifs d’efficience des structures capitalistiques, fiscales et de coût. L’environnement actuel est donc très propice aux projets de restructuration.
- Multiplier les processus et reportings réglementaires s’avèrera coûteux et inefficace. La somme des exigences de fonds propres pour un Groupe constitué de filiales est in fine supérieure à ce qui serait exigé d’une seule entité de taille équivalente.
- Regrouper l’ensemble des flux d’assurance sous une seule et même entité contribuera à minimiser la charge réglementaire. Par ailleurs, l’entreprise n’aura plus alors qu’à se soumettre à un seul processus d’homologation de son dispositif.
- Regrouper ainsi les flux de souscription sous une même entité permet de réaliser des économies en fonds propres pouvant atteindre 30% par rapport à un groupe de taille équivalente mais structuré en une dizaine de filiales.
Driving the ORSA into decision making – Octobre 2010
Faire de l’ORSA un outil de décision : préparer le processus d’évaluation interne des risques et de la solvabilité (ORSA) et l’intégrer dans le pilotage de l’activité.
L’ORSA doit devenir la traduction concrète de l’intégration des impératifs Solvabilité 2 dans le pilotage de l’activité, et obligera les assureurs à mettre une vision prospective de leurs risques et de leurs conséquences au cœur de leurs dispositifs de pilotage.
Messages clés:
- Les assureurs considèrent l’ORSA comme l’enjeu le plus complexe dans le déploiement de leur dispositif Solvabilité 2.
- L’ORSA est un processus continu qui demande aux assureurs de mettre une vision prospective de leurs risques et de leurs conséquences au cœur de leurs dispositifs de pilotage.
- Ces exigences visent à développer une évaluation plus efficace de l’utilisation du capital ainsi que les fondamentaux d’une argumentation solide à destination des analyses financiers et agences de notation.
- Les entreprises qui appréhenderont l’ORSA comme un outil de management seront les plus à même d’intégrer ce processus dans leurs processus opérationnels et d’en retirer toute la valeur ajoutée.
Confidence in the model – Octobre 2010
Maîtriser son modèle : développer un cadre cohérent pour sécuriser les données et les résultats du modèle.
Comment les assureurs peuvent-ils garantir la transparence et l’opposabilité de leurs modèles ?
Messages clés:
- Si les schémas de données ou de gouvernance encadrant le modèle interne ne sont pas fiables, ni une entreprise d’assurance ni son superviseur ne pourront faire confiance aux résultats de celui-ci.
- Les assureurs doivent démontrer que les données utilisées pour leurs modèles sont complètes, exactes et pertinentes. Cela passe par une bonne compréhension et traçabilité de l’origine des données, des responsabilités des acteurs en charge de leurs traitements et de la manière dont le modèle utilise les différentes données.
- L’approche informelle aujourd’hui la plus répandue dans la conception et l’utilisation des modèles devra être mieux structurée et faire l’objet d’une supervision accrue de la part des décideurs.
- Le respect de ces exigences est une occasion de renforcer la crédibilité des modèles au sein de l'entreprise et donc en faire un outil de décision plus efficace.
Up to speed with reporting – Octobre 2010
Développer les processus de reporting : être en mesure de respecter la fréquence croissante des besoins d’information du régulateur.
Messages clés:
- Les travaux de conformité à Solvabilité 2 ne s’arrêteront pas en 2012. On constate déjà un raccourcissement des délais entre 2013 et 2015 : de 6 à 4 semaines pour la publication des résultats trimestriels et de 18 à 14 semaines pour la publication des rapports aux superviseurs.
- Face à ces enjeux, une plus grande automatisation de domaines (comme la récupération des données) permettra aux entreprises d’assurance de réduire les risques d’erreurs et les coûts additionnels générés par l’utilisation d’outils manuels.
- La technologie n'est pas le seul levier. Les modèles opérationnels et la répartition des responsabilités entre les équipes financières et actuarielles connaîtront certainement des évolutions significatives.
- Ceci constitue une opportunité de développer une évaluation du capital et des risques quasiment en temps réel, ce qui aura pour conséquence de développer l’utilisation des modèles comme outil de gestion quotidienne de l’entreprise.
Coming up with the numbers – Octobre 2010
L’approche par les chiffres: Préparer un bilan Solvabilité 2 et gérer l’impact sur la communication au marché : établir un « bilan Solvabilité 2 » et anticiper les impacts conséquents en matière de communication au marché.
Les nombreuses différences entre le bilan économique Solvabilité 2 et les normes IFRS actuelles et futures constitue un enjeu majeur à venir pour les assureurs.
Messages clés:
- Contrairement aux anticipations de la plupart des assureurs, la préparation du bilan avec Solvabilité 2 sera exigeante et complexe. Ceci engendrera de nombreuses difficultés en termes de technique, de processus et de communication marché.
- L’approche « bilan complet », dans laquelle le capital éligible résulte de la différence entre les valeurs « market-consistant » des actifs et des passifs, constitue une grande nouveauté pour la majorité des acteurs de place.
- Le bilan « Solvabilité 2 » sera très différent des bilans selon les normes IFRS actuelles et futures. Les assureurs doivent anticiper cela et se mettre en capacité de justifier les écarts entre les deux formats. Dans le cas contraire, ils seront potentiellement mis en difficulté par les analystes financiers et les agences de notation.
- Les assureurs doivent justifier de la pertinence de leurs méthodologies de mesure des risques et s’assurer que celles-ci ont fait l’objet d’une revue prudentielle adaptée.