Les CEOs du secteur de l’assurance émergent de la crise financière avec une confiance renouvelée en leurs perspectives de croissance. Cependant, générer une croissance rentable sera difficile pour les nombreuses compagnies qui doivent faire face à de faibles marges, à une régulation croissante et à l’environnement économique encore fragile de nombreux pays développés.
Plus de la moitié des CEOs (56%) sont très confiants en ce qui concerne les perspectives de croissance de leurs revenus pour les trois prochaines années. Les autres sont assez confiants. Ils sont ainsi plus optimistes que la majorité des CEOs dans les autres secteurs.
46% des CEO en assurance – davantage que le pourcentage des autres secteurs de services financiers- ont fondamentalement changé leur stratégie au cours des deux années passées. 44% ont au moins procédé à quelques modifications.
56% des CEOs en assurance pensent que les marchés émergents joueront un rôle plus important que les marchés des pays développés dans l’avenir de leur compagnie. Seulement 44% des CEOs considèrent que leur marché national offre un potentiel de croissance conséquent.
Presque 70% des CEOs en assurance déclarent que leurs clients compteront sur eux pour obtenir des produits innovants, et ce sera ainsi un facteur central dans leur stratégie de croissance des trois prochaines années.
Plus de 60% des CEOs en assurance considèrent l’investissement en IT comme un élément clé de leur plan de croissance. L’investissement dans les technologies pourrait être inestimable car cela permettrait non seulement d’améliorer l’efficacité et de diminuer les coûts mais aussi de permettre à leur compagnie d’élargir leur capacité de distribution, d’améliorer leur connaissance des clients et de capitaliser sur les opportunités de vente croisée.
Une véritable inquiétude plane sur les assureurs dans de nombreux pays développés. Ils pourraient être obligés de se conformer à la réglementation plus stricte qui avait été au départ conçue pour les banques. Si tel est le cas, cela risquerait de mettre en difficulté les assureurs européens qui doivent déjà faire face à l’introduction d’un nouveau régime d’adéquation des fonds propres.
58% des CEOS de l’assurance prévoient d’instaurer de nouvelles mesures de contrôle des coûts dans les 12 prochains mois. 39% d’entre eux prévoient de sous-traiter un business process, mais parallèlement 18% cherchent à reprendre le contrôle d’une fonction qui était auparavant sous-traitée, ce qui laisse suggérer que le succès dans ce domaine reste mitigé.
Utiliser la réserve limitée de talents de nombreux pays émergents pourrait être particulièrement problématique. Etant donnée le faible nombre des talents et des compétences locaux, de nombreuses compagnies ont des difficultés à rester en phase avec l’augmentation des salaires des professionnels locaux ou à faire face aux dépenses potentiellement prohibitives des détachements de grande échelle.