Communiqué de presse 2008

Paris, le 24 avril 2008

Au delà des économies de coûts : les enjeux des constructeurs et équipementiers automobiles qui s’implantent en Europe Centrale et Orientale

Un nombre croissant de constructeurs et équipementiers automobiles s’implante en Europe Centrale et Orientale. Pourtant, même après une préparation soigneuse et des recherches approfondies, certains doivent affronter de sérieuses difficultés qui n’apparaissent qu’une fois le transfert effectué. C’est notamment ce que révèle le cinquième volet de l’étude Eastern Infux publiée par les experts de PricewaterhouseCoopers.

Le transfert dans un nouveau site a un impact considérable sur la chaîne d’approvisionnement. C’est dans les premiers mois qui suivent une acquisition ou une implantation que les faiblesses deviennent visibles. Il arrive que des fournisseurs s’avèrent incapables de satisfaire au cahier des charges de l’acquéreur, ou bien qu'ils ont préféré trouver de nouveaux débouchés pour leurs produits ou services dans la phase de montée en puissance, voire qui travaillent pour des concurrents directs de l’entreprise.

Or trouver d’autres fournisseurs n’est pas toujours simple. Les grands constructeurs occidentaux et les équipementiers de premier rang ont déjà capté une grande partie de la base d’approvisionnement. La Bulgarie offre encore des ressources inexploitées, mais il en reste peu dans les sites de fabrication plus anciens comme la République tchèque ou la Pologne.

Par ailleurs, certains pays d’Europe Centrale ou Orientale connaissent déjà d’importantes pénuries de main-d’œuvre qualifiée. Si un constructeur veut profiter de la motivation principale du transfert à l’Est, à savoir la baisse des coûts de main-d’œuvre, il doit veiller à bien gérer et conserver son nouveau personnel. Il doit anticiper les informations dont ils auront besoin, apaiser les craintes éventuelles et gérer les attentes. Il est également essentiel de repérer les compétences clés et de déterminer ce qui incitera ces collaborateurs à rester.

Lors d'une acquisition, les contrôles (« due diligence ») préalables au transfert permettent habituellement de déceler les actes répréhensibles, mais certaines fraudes échappent parfois à une détection immédiate ou sont simplement trop mineures pour justifier de couper court à une opération. Pourtant, acquérir une société qui conduit ou a conduit son activité de manière frauduleuse peut entraîner des condamnations pénales.

Parmi les constructeurs automobiles interrogés dans le cadre de l’édition 2007 de l’enquête Global Economic Crime Survey de PricewaterhouseCoopers, 44 % ont été confrontés à des fraudes. L’un des plus gros problèmes est la fraude sur les approvisionnements, qui consiste, pour un membre du personnel, à s’entendre avec un fournisseur externe pour tromper son employeur en commandant des produits et services qui ne sont jamais livrés, en falsifiant des contrats ou en signant des factures dont le montant a été artificiellement gonflé. Toutefois, la détection de ce type de fraudes est souvent difficile : nombre des signes de ce type de fraude sont souvent indirects et n’apparaissent pas immédiatement. Ce n’est qu’au fil du temps qu’on remarque par exemple qu’un même fournisseur emporte toujours les plus gros appels d’offres ou qu’un membre du personnel du service Achats a un train de vie supérieur à ce que lui permettrait son salaire.

Selon Guy-Alain Sitbon, expert du secteur automobile au sein de PricewaterhouseCoopers :
« Il est indispensable de mettre en place au plus tôt des contrôles opérationnels et financiers adaptés et suive de très près ce qui se passe dans les mois qui suivent l’implantation. »
Et il ajoute:
« Les constructeurs automobiles ont de nombreuses et puissantes raisons de s’implanter en Europe centrale et orientale. Le fait est qu’une société qui ne fait pas le travail de préparation nécessaire peinera à réaliser ses objectifs, mais celles qui ont su gérer le transfert ont découvert que même si les risques sont plus élevés, le retour sur investissement l’est aussi. »

Si vous souhaitez obtenir de plus amples informations sur l’expertise automobile de PricewaterhouseCoopers et télécharger une exemplaire de la Revue financière du secteur automobile dans le monde, consulter le site www.pwc.com/auto.

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